Vie des partis politiques : Noma Oumarou, le Fama des soleils de la "renaissance"

Noma Oumarou a si bien envoyé la main là où il ne faut pas qu'à force de le faire sans considération d'autres paramètres, la main a rapporté ce qu'il ne faut pas. Désormais interdit de parler et d'agir au nom du Moden Fa Lumana Africa, ni même d'en utiliser les attributs, l'ancien président par intérim de Lumana est probablement en fin de course politique. Sa carrière, pourtant bien partie sous la bannière du parti du chef de file de l'opposition, s'est estompée avec cette décision de justice qui le somme de mettre un terme au trouble manifestement illicite qu'il crée en continuant à se comporter comme président du Moden Fa Lumana Africa. Alors qu'il n'en a plus qualité. Il perd le combat judiciaire alors que les instances du parti, réunies à Dosso, le 19 septembre 2020, ont confirmé son exclusion, ainsi que celle de quatre autres personnes avec lesquelles il interagit contre le parti. Désormais, il est en roue libre, ne sachant vers quel horizon il doit s'aventurer pour trouver des pâturages dignes de son appétit insatiable. A-t-il réellement la moindre chance de se recréer politiquement et de rebondir à une haute station que celle qu'il a perdue par cupidité ? On le dit déjà perdu dans des pensées interminables, s'interrogeant sans doute sur son avenir politique.

Noma Oumarou, un "soldat" qui tire sur ses frères d'armes

Sans référence politique autre que celle d'un soldat qui tire sur ses frères d'armes, Noma Oumarou a certainement son avenir politique derrière lui. L'aveuglement conduit toujours dans un trou. Noma, lui, est tombé dans un vide insondable. Ayant tout perdu à Lumana, il ne peut non plus taper à la porte, hermétiquement gardée par plus avide que lui, du Pnds Tarayya. Il ne peut ni bousculer Pierre Foumakoye Gado, ni supplanter Abdou Saley, le président communal Pnds de Dosso. Peut-il être un peu plus chanceux à l'Andp Zaman-Lahiya de Moussa Barazé ou le Rndp du général Issa Mounkaïla ? Rien n'est moins sûr. Les dents longues sont nombreuses. Or, Noma Oumarou n'a aucune rame qui lui permettrait de s'imposer dans un parti en vue. Il n'a ni le charisme du leader politique, ni l'argent pour se positionner en tant que bailleur de fonds. Et avec ses antécédents, il ne peut nourrir que crainte et suspicion, s'il se décide d'aller voir ailleurs. Que faire d'un militant qui n'a pas été capable d'apprécier l'honneur qui lui a été fait d'assurer l'intérim de la présidence du parti de Hama Amadou, l'homme politique qui, retenu en prison, sans avoir fait un seul jour de campagne, a contraint Issoufou Mahamadou à un second tour lors de l'élection présidentielle de 2016 ? Un homme que les observateurs avisés pronostiquent futur locataire du palais présidentiel.

" Ni moi, ni personne, ne nomme le président de Lumana, il est élu ".

Pourtant, Noma Oumarou n'était pas condamné à jouer ce rôle peu glorieux auquel il s'est livré. Jusqu'au dernier moment, le Moden Fa Lumana Africa lui a laissé l'opportunité de se racheter en dépêchant des personnes de bonne volonté qui ont essayé de sauver " le soldat Noma ". Un échec à toutes les tentatives, Noma Oumarou affichant une désinvolture extraordinaire à chaque fois. Et même lorsque plus des 2/3 des membres du bureau politique national ont signé pour attester qu'il ne peut plus faire obstacle aux desiderata du plus grand nombre, il a persisté dans son opposition insensée. Pour trouver une solution à l'amiable, des propositions alléchantes ont été faites à Noma Oumarou. Mais il a revendiqué plus qu'on ne peut lui donner. Noma ne voulait ni plus ni moins que Hama Amadou lui signe un document le reconnaissant comme président du parti. Réplique cinglante du chef de file de l'opposition : " Ni moi, ni personne, ne nomme le président de Lumana, il est élu ".

Laboukoye

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