Conférences sur la paix et la sécurité : Vers la mise en place d’un comité Paix et Médiation des Femmes dans notre pays

Mahamadou Abou Tarka 02Sous le parrainage du président de la Haute autorité à la consolidation de la paix (HACP), le Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’Espace CEDEAO (REPSFECO) et la Plateforme de la Société Civile Nigérienne pour les Elections et Médiation (PFSCEM) ont organisé du 1er au 2 juin derniers, des conférences sur la Paix et la Sécurité. Au cours de ces deux jours de travaux, les participants discuteront de cette thématique d’actualité et saisiront l’occasion pour créer un cadre de concertation entre les différents acteurs impliqués dans la recherche de la paix.

En ouvrant cette rencontre, le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, le Colonel Major Mahamadou Abou Tarka, a rappelé que le Niger a fait le choix d’une approche globale pour prévenir et résoudre les conflits qui menacent la paix et la stabilité dans notre pays. « Les besoins en sécurité des populations ne se limitent donc pas de nos jours à la protection traditionnelle avec le seul moyen militaire ; ils prennent plusieurs dimensions parmi lesquelles il a cité l’accès à la citoyenneté. Cet impératif entraine des politiques volontaristes notamment dans les zones périphériques de la république, zones sensibles aux influences déstabilisatrices extérieures », a-t-il estimé.

Parmi ces dimensions, a-t-il précisé, les plus déterminantes demeurent sans doute le développement socio-économique et social qui permet à l’individu de s’élever dans l’échelle sociale pour appartenir à cette classe moyenne sans laquelle il n’ya pas de vie démocratique digne de ce nom. Pour le président de la HACP, la consolidation de la paix est comprise et utilisée comme un concept générique reflétant une approche exhaustive et holistique et de longue haleine qui contribueront à installer de manière définitive la paix et la sécurité, précisant que la nomenclature des termes utilisés par les ingénieurs de la paix incluent des concepts comme alerte rapide, prévention des conflits, opération de maintien de la paix, intervention militaire, invention humanitaire, accord de cessez-le feu, médiation, zone de paix, zone d’exclusion, réconciliation, reconstruction, renforcement des institutions, transformation des conflits, justice transitionnelle.

Auparavant, la présidente du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’Espace CEDEAO, Mme Bana Fatouma ,a expliqué que la présente cérémonie se veut un cadre de réflexion et de partage autour de plusieurs thématiques que d'éminents conférenciers vont développer pour contribuer efficacement à la recherche des solutions multiples pour une paix durable où les femmes seraient en sécurité pour plaider à l'affectivité de leurs droits. C'est pourquoi, elle a espéré qu’aux sortir des travaux de cette conférence sur la paix et la sécurité, il sera mis en place un comité Paix et Médiation des Femmes à un haut niveau, à l'instar des autres femmes des pays membres du G5 Sahel pour la prévention contre l'extrémisme violent.

Pour sa part, le représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Dr Nestor Azandegbé, a indiqué que la société civile est un levier important pour opérer des changements profonds surtout lorsqu’il s’agit de certaines questions tabous. « Et parlant des questions tabous aujourd’hui, la vérité qui doit se dire autour des questions de paix et de sécurité n’est pas facile à dire et surtout par certains classes, je veux dire la société », a-t-il ajouté, tout en précisant que la société doit jouer son rôle du ‘’fou de la cour du roi’’, parce que c’est le fou de la cour du roi qui dit la vérité au roi et le roi sur la base ce qu’il dit prend de bonnes décisions qui font avancer l’ensemble de la société.

Justifiant sa présence à cette conférence sur la paix et la sécurité, le représentant résident de l’UNFPA, Dr Nestor Azandegbé, a indiqué que l’UNFPA est l’ami des femmes. « L’UNFPA se tiendra toujours à vos côtés pour construire la paix et la sécurité dans ce pays afin que le pays puisse amorcer le développement durable », a-t-il assuré.

Mamane Abdoulaye et Mahamane Sani Idi Bohari

06 juin 2017
Source : http://lesahel.org/

Like what you see?

Hit the buttons below to follow us, you won't regret it...