Demande d’un débat en plénière autour d’un marché public : Le ridicule ne tue pas au Niger !

C’est au moment où les yeux des Nigériens sont braqués sur l’issue qui sera réservée à l’affaire Ibou Karadjé, qui a saigné le Trésor public et dans laquelle des hautes personnalités l’Etat se seraient compromises, que certains députés mal inspirés choisissent pour amuser la cité. En s’associant en syndicat pour demander au président de l’Assemblée d’inscrire dans les débats en plénière de la prochaine session, des discussions sur l’attribution d’un marché public par l’Institution à un opérateur économique nigérien. Une sorte de plateforme revendicative accompagnée par une pétition digne d’un groupe de syndicalistes égarés. Du reste, sur la liste des signataires de la pétition, ils sont nombreux les députés qui avaient soutenu les violations répétitives des dispositions de la Constitution et la mise à sac des ressources publiques par l’ancien régime. Au lieu de s’arc-bouter sur un marché public régulièrement octroyé, enregistré et en début d’exécution ; ces députés auraient dû, à travers leur pétition, exiger de l’Assemblée nationale d’inscrire à l’ordre du jour de la prochaine session une enquête parlementaire sur la gestion du pétrole nigérien, le prêt Eximbank de Chine, l’achat par l’ancien président, en violation de la Constitution, d’un terrain appartenant à la SNTN (société nationale des transports nigériens), les rails de Bolloré et Gourou Banda. Aussi, ils auraient dû s’armer de courage, au nom du principe de l’équité dans le traitement judiciaire de l’affaire Ibou Karadjé, pour demander la mise en accusation pour recel de tous les ministres cités dans le dossier. C’est cela la recherche de la transparence et de la vérité. Mais, apparemment, leur démarche est dans une logique de diversion. Une démarche tordue qui ressemble à un appel de pieds à l’opérateur économique. Visiblement, ces députés signataires de la pétition veulent faire feu de tout ois pour détourner la conscience des Ngériens de l’essentiel. D’ailleurs, selon une certaine opinion, ils seraient dans une démarche de mercenariat pour le compte d’on ne sait qui, avec comme ‘’maître d’oeuvre’’ un certain Aboubacar Sani dit Zilly. Qui est Aboubacar Sani dit Zilly ?

C’est un enseignant de formation. Incarnation du niveau actuel des élèves de troisième. Il aurait fait ses premiers pas dans la politique aux côtés de Hamid Algabid. Depuis, il est devenu un véritable migrant qui suit toujours la direction de la girouette politique. Zilly est un homme qui est toujours dans les micmacs et les jeux troubles. Représentant de Max Air, de l’opérateur économique nigérian Dahiru Mangal à qui la littérature journalistique nigérienne attribue une triste célébrité, au Niger. Le nom de Zilly est associé à beaucoup d’affaires sales. A travers Max Air, son nom est chaque fois cité dans les marchés flous de transport des pèlerins nigériens à la Mecque. Que dire de certains marchés du ministère de la Défense dont il serait le démarcheur ?

En plus, en 2016, avec des Nigérians, le nom de Zilly est apparu dans une scabreuse affaire de trafic de devises étrangères à l’Aéroport Diori Hamani. Des devises transportées vers Dubaï, apparemment, pour dissimulation. C’est cet homme atypique qui s’associe à un groupe de députés pour demander, voire revendiquer une certaine transparence dans la passation d’un marché, régulièrement, octroyé. Sans entente directe. Un raccourci utilisé par leurs maîtres de conscience pour s’octroyer, à travers des sociétés écrans, les marchés publics. Vraiment, le ridicule ne tue pas au Niger !

A.S

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