Gestion des sociétés d’Etat : La CAIMA dans une situation comminatoire

Depuis sa nomination en janvier 2018 à la tête de la centrale d’approvisionnement d’intrants agricoles (CAIMA), Mahamadou Harouna dit Moudy, ancien cadre de la COMINAK à la retraite, semble ignorer qu’il est le garant des intérêts de l’Etat dans cette société. Selon des sources crédibles, de 2018 à ce jour, tous les marchés d’achats d’intrants et autres exécutés seraient attribués à des fournisseurs bien ciblés dont certains seraient des représentants de firmes de fabrication d’engrais. Du reste, selon nos sources, cela se passerait avec la bénédiction du directeur des marchés. A en croire à nos sources, le directeur général et le directeur des marchés seraient les seuls maitres à la CAIMA. Ils attribuent les marchés, ils font la réception, effectuent les paiements et la mise en place dans les régions en violation du manuel de procédures de la société. Que dire de la quantité d’engrais vendue à un fournisseur pour exportation à Kara au Togo ?

Avec le reliquat des fonds tracteurs logés à la BAGRI dont le conseil d’administration aurait autorisé son utilisation pour le fonctionnement de la société, le directeur général n’aurait payé que des fournisseurs. Aujourd’hui, les travailleurs accusent deux (2) voire trois (3) mois d’arriérés de salaire. Ils moisissent dans une situation de dénuement total. Cela, pendant que Moudy et ses affidés se la coulent douce à chaque pause de journée de travail entre les hôtels de grand standing de Niamey et dans des grosses cylindrées.

Vivement que la CAIMA puisse retrouver ses lettres de noblesse !

A.S

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