Les purges de Mme Ousseini Hadizatou Yacouba au Ministère des Mines !

Partage politique oblige, le Ministère des Mines avait échu aux partis politiques alliés, tout au long de des deux quinquennats d’Issoufou Mahamadou, en dépit de la convoitise du parti rose pour ce ministère hautement stratégique. Forcés, les Roses se résolurent, alors, à renoncer à ce ministère, mais, insidieusement, en le dépouillant de certains de ses volets importants, tels que l’Energie et le Pétrole, qui deviendront des ministères à part entière. Tout de même, le Ministère des Mines demeurait un ministère-clé dans les politiques publiques de développement, car les produits miniers représentent une part importante des exportations du Niger, ainsi que des ressources financières du pays.

Aujourd’hui, dans la troisième législature de la Septième République, le PNDS-Tarayya de Mohamed Bazoum a récupéré sa ‘’chose’’, en y plaçant une des fidèles parmi les fidèles d’Issoufou Mahamadou, l’ancienne Directrice-Adjointe du Cabinet du Président de la République, Ousseini Hadizatou Yacouba. Dès son atterrissage à ce ministère, Madame la Ministre avait une seule idée en tête : régler des comptes politiques au sein de ce ministère en procédant à des affectations purement fantaisistes, qui ne répondaient à aucun des critères techniques, de compétence ou encore de nécessités du service, tels que prévus par les textes régissant la Fonction publique. En effet, par décision n° 17/MM/SG/DRH du 16 août 2021, une vingtaine de cadres ont été affectés dans les différentes représentations régionales du Ministère des Mines. Les affectations, en soi, ne sont pas un problème, lorsqu’elles sont fondées sur les critères clairement définis par les textes encadrant la carrière des fonctionnaires. On sait d’ordinaire que ces critères tournent autour de la compétence de l’agent, de son expérience (ancienneté), des redéploiements ou encore des nécessités du service. En examinant de près ces affectations, aucun de ces critères ne semblait avancé pour justifier cette décision, dont la motivation serait à retrouver ailleurs. Il n’agirait ni plus ni moins, dans cette affaire, que d’une chasse aux sorcières contre des agents sur des bases subjectivistes que l’on avait pourtant pensées à jamais révolues dans ce Niger ‘’démocratique’’ ! Ni le critère de compétence, ni celui de l’expérience, n’ont présidé à la prise de cette décision, dans la mesure où, ces affectations ont touché des ingénieurs ayant été formés à coups de millions par l’Etat pour être des spécialistes afin de faire face aux grands enjeux de l’exploitation minière au Niger. Ni le critère d’ancienneté n’a prévalu dans la prise d’une telle décision,car, aussi bien d’anciens que de nouveaux cadres ont été concernés par ces mutations. Enfin, le critère de nécessité du service ne saurait justifier ces affectations purement arbitraires, puisque, le Ministère des mines envisageait déjà de procéder à un recrutement en vue de pallier le problème de sous-effectifs auquel se trouve confronté, depuis quelques années, ce ministère.

Pour cette funeste entreprise, Madame la Ministre aurait eu recours au service d’un de ses conseillers techniques, de la SGA dudit ministère et du Directeur des mines et carrières.

Comme on le voit, ces affectations de cadres ne reposaient sur aucun des critères évoqués tantôt, mais trouveraient leur justification dans des considérations d’un autre âge. C’est proprement scandaleux et regrettable que de telles visions des choses puissent avoir encore droit de cité dans ce Niger d’aujourd’hui !

Sanda

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