Inspections à l'ARTP et Niger Télécoms : Où se trouvent les rapports d'inspection ?

Les deux mandats d'Issoufou Mahamadou ont été jalonnés de scandales divers. Ceux qui sont liés à l'argent public sont d'une gravité jamais égalée. Les tout nouveaux acteurs politiques pré et post-conférence nationale ayant passé leur temps à donner des leçons de gouvernance, à fustiger le retard incompréhensible du Niger, en matière de développement selon eux, sont les auteurs de ces détournements qui ont mis le Niger à genoux. Des détournements à l'image des 15 000 tonnes d'aide alimentaire du Pakistan détournées au port de Cotonou ; du prêt de 1000 milliards d'Eximbank de Chine dont on ne sait quelle direction ont-ils pris ; de l'uraniumgate dans lequel le Niger a perdu quelques 200 milliards, détournés au profit d'individus bien connus ; du contentieux avec Africard qui a finalement coûté au Niger la bagatelle somme de six milliards, sans aucune contrepartie de travail ; de la dilapidation des biens de la Soraz estimés à plus de six milliards ; des milliards de l'armée détournés dont on ne connaît pas le montant exact mais qui a coûté la vie à des centaines de morts civiles et militaires. Un champ de ruines total puisque, en plus des morts, l'état des secteurs sociaux de base est désastreux.

L'affaire Ibou Karadjé est loin de ravir la vedette aux scandales dont les rapports dorment dans les tiroirs des premiers responsables de l'État. Selon des sources dont on ne saurait douter de la crédibilité, les rapports d'inspection de Niger Télécoms ou de l'Agence de régulation des télécommunications et de la poste (Artp), actuelle Agence de régulation de la communication et des postes (Arcep) ou Bety's home que dirige de main de fer la dame Bety Aïchatou, entre autres, révèlent des choses encore pires que ce qui est connu de l'affaire qui défraie actuellement la chronique. Ce sont, de l'avis de nos sources, plusieurs dizaines de milliards qui ont pris des destinations inconnues, à l'occasion de transactions financières douteuses ou de travaux non-inscrits dans le champ de compétences des institutions indiquées. Pour le cas de l'Artp, notamment, les dépenses engagées dans le cadre de Tahoua Sakola sont particulièrement visées.

Le Président Bazoum, qui a bien reçu copies de ces rapports d'inspection, est bien placé pour savoir la gravité de ces scandales ébruités par la presse et sur lesquels la justice a tant à dire. L'hésitation à mettre en branle le volet judiciaire de ces dossiers traduirait- elle une capitulation du Président Bazoum qui a promis au peuple nigérien une lutte sans merci contre la corruption ?

Les acteurs de la société civile, à qui il a promis le même engagement et sollicité un soutien conséquent, attendent d'être convaincus sur la question. Ils ont cru en l'homme, confie un d'entre eux, et attendent de voir pour juger.

Laboukoye

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