MODEN FA LUMANA : La force d’une conviction

MODEN FA LUMANA : la force d’une convictionLes relations entre les gouvernants et une certaine opposition sont exécrables et l’on n’avait jamais connu une telle détérioration de la relation politique que sous la Renaissance. Depuis l’époque Cosimba, jamais une adversité politique n’a revêtu une aussi vaste animosité qu’avec les renaissants. L’adversité était devenue si forte que l’on a l’impression qu’il y a deux oppositions : une gentille et une autre irréductible incarnée par le Moden Fa Lumana. C’est du moins ce que l’on peut lire dans l’esprit de princes qui ont, depuis des décennies, sans que rien ne puisse le justifier, fait porter à un homme, tout l’héritage de gestions antérieures, jaloux peut-être de n’avoir pas eu les chances qu’ils avaient eues de participer à la gestion de l’Etat qu’ils pensaient être le domaine des seuls hommes qui ont passé par une université comme s’il n’était plus possible d’apprendre que par là. Le complexe de cette lecture étriquée de ce qui devait faire l’intellectuel, avait d’avantage poussé les camarades à se surestimer et à croire qu’ils étaient les seuls valables, oubliant que la politique ne s’apprend pas que dans les livres, pas seulement aussi à l’université. Un ouvrier avait été un grand ministre en France. L’actuel président du Venezuela n’était qu’un chauffeur de bus…

Dans la suffisance, ils détestaient un autre, sûrs de valoir plus que lui. L’adversité qui a opposé le Moden Fa Lumana et son président au PNDS et ses responsables, trouvait ses racines dans cette haine séculaire injustifiée qui est d’abord et essentiellement personnelle, gravement subjective. Malheureusement, ceux qui gouvernent depuis la fin de la transition complice de Salou Djibo, n’avaient jamais sur faire le distinguo entre les individus et l’Etat si bien que les haines des hommes devaient impacter sur la gestion de l’Etat, abimant son efficacité et son efficience. C’est ainsi que le régime devait déployer toute son énergie, toute son intelligence, en lieu et place de l’action publique, à trouver le moyen de liquider un homme et de détruire son appareil politique, par lequel, dans l’épreuve inique qu’on lui a imposée, il a su s’affirmer politiquement dans le pays, corsant ce faisant les haines qui l’éclaboussaient comme s’il ne devait plus être qu’un paria dans le pays. Et les Nigériens ne se sont jamais lassé de se demander pourquoi tant de haine, tant d’animosité pour un homme qui pouvait ne pas être saint mais qui a le mérite d’être un homme assez courtois, travailleur et rigoureux ? Ces valeurs intrinsèques de l’homme sont pourtant unanimement reconnues à travers le pays. N’est-ce pas d’ailleurs pour cela que pour bien de personnes, dans la situation délicate actuelle du pays, il reste, qu’on le veuille ou pas, l’homme de la situation. Pourquoi donc détester un bosseur, un homme rigoureux ? La réponse on l’a dans la qualité piètre de la gestion des camarades qui n’ont jamais su faire preuve de rigueur, dans la gestion de l’Etat quand on voit aujourd’hui l’ampleur ahurissante des scandales qui les mettent au pilori, quand on voit aussi à quel rythme ils se sont outrageusement enrichis laissant les Nigériens se paupériser gravement, quand on voit comment, sans aucun respect pour le peuple, les secteurs sociaux de base sont aujourd’hui abandonnés. De tels hommes ne peuvent pas aimer un homme rigoureux, un patriote imbu du « Kountchisme » qui n’a jamais rien appris qu’à servir son pays, dans l’humilité et l’acharnement. Les Nigériens peuvent enfin comprendre que par ces différences si importantes qui distinguent ces hommes, il n’est que très difficile de les amener à trouver de l’harmonie, même à travers la gestion de l’Etat qui devrait être débarrassée des affects, dans leurs relations. Peut-être peut-on comprendre cette détestation profonde quand aussi, pour aider – faut-il le reconnaitre sincèrement – on ne peut s’accommoder de ses critiques franches, de ses conseils avisés qui ont fini par agacer pour choisir, quand il prenait tant de liberté à garder son indépendance d’esprit, par choisir de ″l’isoler″. Or, Hama voyait venir, s’il fallait continuer à gérer avec une telle légèreté, des situations beaucoup plus délicates pour le pays car on se souvient que pour lui, deux choses étaient importantes pour savoir créer les conditions d’un nouveau départ pour un pays qui est depuis 1990 dans l’hésitation et le tâtonnement : en effet, pour Hama Amadou, la classe politique est condamnée à réussir enfin, pour ne pas offusquer un peuple qui finira par se lasser de son élite politique incapable de rassurer une nation las lui-même d’attendre et d’espérer. Il considérait également que ce pays est fatigué, et qu’il ne pouvait pas se permettre d’autres errements, d’autres fantaisies. Aussi, avait-il naïvement cru que ceux qu’il avait choisi comme étant des partenaires honnêtes à pouvoir ensemble sortir le pays de la désespérance, ont fini par lui révéler leur vrais nature, c'est-à-dire des hommes qui ont sans discernement bu du Machiavel, et qui, ivres se de son vin, ne pouvaient pas accepter humblement d’apprendre d’un autre, d’écouter sa parole, d’accepter et de se servir de son expertise. Ils connaissaient tout, ils étaient suffisants, ils avaient de la vanité, ces socialistes bouffis d’arrogance !

Et depuis, refusant d’accepter que l’homme, quoi que puissent dire ses détracteurs, avaient des talents politiques dont ils pouvaient se servir, s’ils avaient été justes et modestes. On se souvient qu’avant eux, un certain Baré Maïnassara qu’ils avaient aussi détesté avec le même venin, avait été plus lucide pour comprendre que s’il arrivait à décrocher cet homme, il allait se passer de tout autre acteur politique, rassuré que son intelligence, que son savoir-faire, que son pragmatisme, que ses lumineuses idées, allaient l’aider à s’en sortir, à s’évier les labyrinthes escarpés de la jungle politique nigérienne. Le PNDS avait eu cet homme mais il n’avait pas su s’en servir. C’est tant pis. Sao Marankane, dans une de ces interviews un peu avant sa mort, pour avoir enseigné Hama Amadou à l’ENA, connaissait lui aussi les valeurs et l’intelligence de cet homme. Du reste, ce n’est pas pour rien que Kountché avait fait de lui un collaborateur. En tout cas pour son enseignant de l’ENA, c’était un garçon extraordinairement intelligent et c’était au nom de ces qualités qu’il expliquait que la plus grosse erreur de Tandja c’était de se faire aider par des adversaires à se débarrasser de cet homme pourtant fort, politiquement et électoralement. La triste vérité est qu’aujourd’hui, Tandja qui avait le choix de sortir par la grande porte, est sorti de l’histoire par les portes défoncées par les canons de Salou Djibo. Pire, le parti qui leur donnait tant de fierté, le MNSD, aujourd’hui en mal de leadership bat de l’aile, s’engouffrant, sombrant tristement quand Seini ne peut plus, dans la crainte des critiques et des accusations qui l’attendent, réunir le parti, pour avoir en face de lui, toutes ses forces qui le composent et ses choix ont blessés dans leur amour propre. C’était donc cet homme qui devait devenir la bête noire du régime.

Et on détesta sans façon, le faiseur de roi. On voulut, dans le désir ardent de « l’isoler », usant et abusant de tous les moyens possibles, conventionnels et non conventionnels, l’anéantir. Par quelles stratégies n’avait-on pas passé pour tenter de discréditer le parti et son leader ?

De la diabolisation et de la vaste campagne de dénigrement….

Pour comprendre la profondeur dette haine bestiale portée contre Hama Amadou, on peut se rappeler que des hommes qui croient en Dieu, pour s’éviter la candidature de Hama Amadou aux élections, étant le seul adversaire qu’ils craignaient au regard de la fulgurance de son parti, ont tenté de le discréditer auprès de l’opinion tant nationale qu’internationale avec cette affaire de Bébés importés dans laquelle, même au cas où cela devait être vrai, dans le contexte culturel nigérien, il ne peut être qu’une victime comme beaucoup d’autres hommes qui pour leur héritage, quelques femmes frivoles pourraient leur imposer par quelques moyens un héritier illégitime qu’un mariage pourrait protéger et valider. Et l’on se rappelle avec quelle hargne Hama avait été persécuté quand, pourtant, dans le dossier, il n’était cité que comme complice. Les gens qui avaient alors dit que le dossier n’avait existé que pour Hama n’avaient pas tort quand on voit toute la médiatisation et la focalisation faite autour de la seule personne de Hama, oubliant jusqu’à celle qui auraient par calcul, manigancé des grossesses. C’est d’ailleurs, l’arrêt rendu dans l’affaire qui avait fini par convaincre les plus sceptiques. En effet, comment comprendre que des gens qu’on accuse d’avoir acheté des enfants, donc des êtres humains, ne puissent écoper que d’une année de prison quand des voleurs de chèvres passent souvent plus d’un an, avant d’avoir même un procès ? La ″condamnation gentilles″, millimétrée aussi, dans cette affaire ne devait servir, ainsi qu’on l’avait compris, qu’à s’en servir pour trouver l’alibi juridique, d’ôter à un homme, ses droits civiques. Mais dans le destin d’un autre, heureusement, ce n’est pas les hommes qui décident. Dieu très Haut, voit tous les hommes, tout ce que cachent leurs ″coeurs noirs″, toute la malveillance qu’ils portent et jamais la vie, le destin, ne s’est déroulé de la manière dont un homme ou des hommes l’auraient planifié. Puisque de plus en plus d’hommes se sont détournés de cette affaire ignominieuse qu’aucun Etat responsable ne peut poursuivre quand on ne peut y trouver aucun plaignant, et après sans doute avoir mesuré le vaste ravage que cette affaire fait dans la vie d’enfants innocents, et dans des familles utilisées comme cobayes pour lui donner un peu de crédit, c’est par une enquête de moralité que l’on avait essayé, désespérant sans doute de l’autre affaire, de salir l’homme en lui faisant porter « l’odieuse moralité douteuse » par les soins d’auxiliaires de justice manipulés. Jamais au Niger, l’on est rentré dans la vie d’un autre, dans son intimité pour vouloir le détruire que sous le règne des camarades qui n’avaient pourtant pas de leçon de morale à donner à qui que ce soit. Puis, dans le tâtonnement, on est allé jusqu’à vouloir l’impliquer dans cette vraie fausse affaire de coup d’Etat. C’est en prison que les fameux enquêteurs étaient partis trouver Hama, espérant trouver quelques moyens de l’y impliquer, lui qui ne jouissait plus de sa liberté. Surpris là d’être informé qu’un coup s’y préparait, il ne pouvait manquer d’exprimer son indignation de vouloir l’y impliquer, mais déjà, dans le schéma de la construction du complot qui vise dans l’obsession à l’anéantir par tous les moyens, tous ses lieutenants, qui ne commandaient aucune caserne, et pire civils, avaient été arrêtés et conduits en prison. Personne ne comprit rien à la manoeuvre, pas mêmes les « gibiers » de la Renaissance qui clamaient leur innocence sans être entendus, et ce jusqu’au jour où, lassé par une affaire « sans tête ni queue », on décida de les relâcher à la suite d’un non-lieu. Mais pour ce faire il a fallu attendre de se rassurer d’avoir un second mandat maquillé, certains diront usurpé. C’était dans la même veine que l’on essayait de diaboliser son parti qu’on voulut présenter comme un parti ethniciste, après lui avoir arraché un Salah Habi, un Babalé, … oubliant que même jeune, le Moden Fa Lumana avant d’avoir une année d’existence, avait pu, à la surprise générale, avoir des députés dans les huit régions du pays. Et c’est ce parti-là qu’on voulut présenter comme un parti ethnique quand on sait pourtant que le PNDS est le seul parti de l’échiquier qui ne permet à aucun autre parti d’avoir un député dans la région natale de son leader, d’avoir à gérer une commune de sa région, tout devant lui revenir à lui tout seul quand il se partage avec les autres partis politiques du pays des députés et des communes dans les autres régions. Lumana est présent dans tout le pays et mieux, aujourd’hui encore avec plus de ferveur quand les Nigériens, sensibles à l’injustice, et conscients de l’échec des camarades qui ont fini par mettre tout le pays K.O., n’y voient que la seule alternative qui reste pour sauver un pays du naufrage. Et Hama Amadou sait l’espoir qu’il représente pour tout un pays, même dans l’inconfort dans lequel il se trouve aujourd’hui forcé à l’exil par des adversaires qui ne peuvent pas comprendre qu’il ait sa place dans son pays, que rien ne peut justifier, si ce n’est cette adversité abjecte, de le pourchasser jusqu’à ce retranchement lointain comme s’il devenait un paria. Ce ne sont là pourtant que les extrémismes auxquels des méchancetés nous ont conduits. C’est pourquoi, Hama ne cesse de rendre hommage à ses militants résistant de Diffa, de Zinder, de Maradi, d’Agadez, de Tahoua, de Dosso, de Niamey, de Tillabéri qui ont refusé d’écouter des sirènes propageant d’incultes paroles divisionnistes, quelquefois ségrégationnistes. Pour conforter cette stature nationaliste et pacifiste du président Hama qui a cru très tôt que le forcing ne peut déplacer des montagnes et conforté dans sa foi, il se rassure que si son étoile devrait briller, aucun homme ne pouvait être plus fort à l’empêcher, à l’éteindre. Aussi avait-il exigé de ses militants, de la résistance dans la non-violence, refusant que pour sa modeste personne, le pays soit mis à feu et à sang, même lorsque la provocation et la brutalité des autres pourraient les y obliger. Chez Hama, seul le Niger, sa cohésion et son progrès comptent. Ce que d’ailleurs, son slogan lors des dernières élections corroborent : « Le Niger d’abord, le Niger ensuite, le Niger toujours…. ».

De l’intox et des mensonges…

Ayant échoué à disloquer le parti par tant d’actes vils, peu recommandables pour des politiciens d’envergure, on sert ensuite des mensonges et de l’intoxication pour semer la méfiance à l’intérieur du parti. On oublie trop vite que ce parti, dans son parcours a trop encaissé et qu’après avoir résisté à tant de brimades, à tant de violence inouïe, à tant d’ostracisme et de marginalisation haineuse, ses hommes et ses femmes, qui n’ont jamais eu de vie facile dans leur aventure politique épique qui frise l’odyssée, ne peuvent pas si facilement renoncer à leurs choix, à leurs convictions, à leurs combats. Né dans le combat politique le plus rude, le parti a su s’aguerrir de cette expérience douloureuse, pour savoir résister à toute autre force, à toute autre adversité. On avait alors appris que dans les entrailles du parti, comme pour trahir Hama, un parti serait en gestation, et qu’un certain, « Wallima », devait naître, pour consacrer la scission tant rêvée et attendue dans le parti que des efforts immenses n’avaient pas permis de détruire, jusqu’au jour où, l’intrigant ministre de l’intérieur de l’époque, avoua sur rfi qu’il y a « un noyau dur » autour de Hama Amadou. Cette annonce fracassante imaginée dans les cellules pensantes du régime, n’ayant pas pu désarmer des militants tenaces, coriaces et convaincus, on fait passer, divulguant le mensonge via les réseaux sociaux, le sensationnel scoop, du débauchage de Soumana Sanda qui reste cette Bête blessée du régime qu’on avait envoyée par deux fois en prison au nom de son combat radical, disons surtout de son refus de ménager le régime et d’accepter de le soutenir comme les plus fragiles ont pu le faire, certains pour le regretter après. La réponse de celui qui fut le meilleur ministre de santé d’Issoufou, fut un pavé dans la marre : Soumana Sanda n’est pas achetable, sa ″lumanit.″ est inaltérable. Fin de spéculation. Les lumanistes ont cette force de résister, de sauvegarder leur dignité…. Là est toute une différence !

De la persécution….

Mais les plus intrépides, devront faire face à la rigueur du régime. Arrêtés, emprisonnés, séquestrés, humiliés, jamais, le régime par ses méchancetés, par ses corruptions n’eut raison de leur conviction et de leur engagement. Restés fidèles à eux-mêmes, même sortis de prison, ils gardent la même parole aiguisée, celle qui réaffirme leur appartenance à l’opposition, pire – le mot a tout un sens – au Moden Fa lumana, et surtout réaffirmant leur soutien loyal et inconditionnel à Hama Amadou, devenu le leader incontesté du parti, n’en déplaise à ceux qui attendent désespérément le clash qui les libérerait enfin. Comme quoi, la persécution, le harcèlement, non plus, ne sont d’aucune secours pour les camarades, car aucun militant, n’aura cédé sous ces menaces et tous, avec une force morale extraordinaire, sont allés en prison, conscients de l’injustice dont ils sont victimes. C’est à croire qu’on n’effraie pas et ne peut corrompre le militant Lumana qui même pauvre, est resté digne et fidèle à des principes de vie et de politique. Certains leaders de la mouvance l’ont d’ailleurs reconnu lors des dernières campagnes électorales, lorsqu’en face de militants cupides qui ne cessent de réclamer des « moyens », ils leur rétorquaient qu’ils ne pouvaient pas regarder les militants Lumana, qui sans moyens et presque orphelins d’un leader en prison, ne se soucient guère de moyens, luttant avec les moyens dérisoires qu’ils ont, tenus par la force de leur militantisme et de leur engament pour triompher. Ayant tenu dignement debout dans l’inconfort et dans l’animosité morbide, le parti de Hama Amadou est devenu un exemple de grandeur et de magnanimité dans un pays où tout peut être mis dans des spéculations politiques où la transaction financière fait le jeu. Contre un poste juteux ou pas, contre du fric craquant, contre une impunité, des hommes avaient cédé à la dignité pour se vendre et se prostituer. Le Moden Fa Lumana avait refusé l’infamie, il avait refusé de courber l’échine, de se rabaisser.

Et résistant, relevant toujours la tête dans l’épreuve, il avance…

Il faut dire que le Niger ne mérite pas ce qui lui arrive. Aucun peuple ne peut avancer dans la division, dans l’éternelle détestation. C’est cela qu’a compris le parti de Hama Amadou et ses leaders qui, contre vents et marées, ont résisté. C’est ainsi que le parti a fini par sa résistance, son refus de l’option alimentaire et égoïste de la politique, par séduire nombre de Nigériens qui ne manquent plus de lui manifester leur sympathie. Pour bien d’analystes d’ailleurs, s’il y a un parti qui se porte bien, c’est bien celui de Hama Amadou et ce dans tout le pays, à travers ses huit régions et naturellement à travers la neuvième région qu’est la diaspora.

Un parti qui se porte bien…

Niamey n’avait pas pu être la capitale Nyalla que l’on promettait avec l’espoir d’arracher par le succès du projet qui le porte, au Moden Fa Lumana son fief imprenable. Pire, la situation de la capitale est des plus sinistres quand on voit les conditions dans lesquelles la capitale est gérée. En l’espace de quatre années de persécutions, le parti a su conserver et consolider ses bases renforcées par l’afflux de nouveaux militants agacés par la gestion opaque et approximative des camarades autant que par une fixation qu’aucune adversité normale ne peut justifier car à y regarder de près, l’adversité que manifestent les Camarades à l’encontre de Hama Amadou, a des profondeurs inconnues de la politique. On devait d’ailleurs apprendre par les révélations d’un acteur de la société civile nigérienne qu’aujourd’hui, mieux qu’ailleurs, c’est après Niamey, Maradi qui est devenue un autre fief du Moden Fa Lumana. Aussi expliquait-il, que si l’on voit cette hésitation du pouvoir à aller aux élections législatives partielles de Maradi, du moins à trouver quelques subterfuges par lesquels il peut les éviter, c’est bien parce que le parti au pouvoir sait qu’il n’a plus de côte dans la région et pourrait redouter un fiasco qui viendrait démontrer à la face du monde, les raisons pour lesquelles, le régime avait tout fait pour empêcher à Hama de se présenter et de battre campagne. C’est cela qui montre que des socialistes rancuniers ne peuvent pas comprendre qu’un autre puisse ne pas les aimer lorsqu’ils n’ont de politique que cette fixation obsessionnelle qui personnalise le débat politique dans le pays. Quand il faut parler nation, eux parlent individus. C’est minable. Restons politiques s’il le faut, mais restons humains…

D’ailleurs, quel Nigérien, aujourd’hui n’est pas déçu de la gouvernance actuelle ? On les comptera au bout du doit, mieux, on les trouvera jusqu’à la présidence où le malaise national pourrait être perceptible. Il y a quelques jours, c’était un conseiller à la présidence qui avait fulminé avec ces mots qui portent toute une colère : « ça suffit comme ça ! » tonnait-il. La fracture est aujourd’hui profonde et tant qu’on veuille user d’une position de pouvoir pour vouloir régler les problèmes du Niger qui ont aujourd’hui une profondeur et une épaisseur sournoises, l’on ne peut que laisser se compliquer une situation dommageable pour le pays. Est-il facile de réconcilier dans le pays aujourd’hui ? Ces autres mots d’un opposant en disent long sur le caractère grave de nos relations qu’il faut forcément civiliser : « Composer avec le PNDS, c’est trahir le Niger...».

DJANGO.

 26 juin 2017
Source : L'Actualité

 

 

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