Succession d’Issoufou : La confusion des dauphins annoncés : la diversion qui tue l’action gouvernementale

Succession d’Issoufou : La confusion des dauphins annoncés : la diversion qui tue l’action gouvernementaleÁ près de quatre ans de la fin du mandat usurpé, sans fichier électoral, sans argent, le régime revient polluer le débat politique qui a d’autres urgences, avec cette histoire de la succession du président. L’invite de ce sujet dans les débats ne vise qu’à divertir car ce sujet n’a aucun intérêt pour le Niger, en tout cas aujourd’hui, sinon que d’éloigner les Nigériens des préoccupations urgentes de l’heure et notamment de ces vastes scandales pour lesquels les Nigériens cherchent la vérité et que le gouvernement mis à mal cherche d’étouffer. D’ailleurs, si le problème de la succession devait être un problème, c’est peut-être au parti présidentiel que ça l’est mais pas pour les Nigériens et pour le Niger. C’est une cuisine interne, que le PNDS doit gérer à l’interne, et c’est détourner les consciences que de vouloir leur imposer un débat dont la futilité et l’inopportunité commandent de s’y détourner. Alors, les Nigériens ne sont pas partants pour ce débat et la presse doit elle-même se détourner de ce sujet artificiellement voulu pour endormir les Nigériens dont on sait les malaises qui les préoccupent depuis des mois. Il fallait donc faire en sorte que ce sujet insidieux et inopportun fasse oublier Africard, l’Uraniumgate, et tant d’autres scandales.

Mieux pour ces affaires, l’on peut également relever que l’on veut se jouer en même du PNDS, agrippé à ce débat, pour lui sortir à la surprise générale, le pion dissimulé avec lequel, le clan fort du parti estime pouvoir tirer son épingle du jeu le moment venu. Mais dans un cas comme dans un autre, c’est un jeu malsain. A quoi bon faire saliver des gens pour un poste qu’on ne peut leur confier sinon que de se jouer d’eux, pour enfin, ainsi qu’on en a l’art, de les rouler dans la farine ? Salou doit faire attention. Bazoum aussi. Ils ne sont pas dans le jeu. On peut en être sûr. Peutêtre le savent-ils aussi. C’est les Nigériens qui éliront un président, cela ne dépend pas d’un président, fut-il un sortant ! Il ne faut se faire harakiri.

En vivant si prématurément ces débats dans l’arène politique, on voit bien que le régime crée les conditions de bavardages inutiles dans un pays dans lequel on attend toujours que les hommes travaillent. Malheureusement, 24h/24, 7 jours sur 7, dans le pays, on ne fait que parler politique comme si la campagne électorale devait se prolonger après des élections. A ne trouver à faire que de la politique tous les jours, le gouvernement lui-même ne peut s’occuper que de politique, abandonnant la construction nationale qu’il doit pouvoir réaliser par son action quotidiennement menée. La politisation à outrance de notre vie, nuit au travail, à l’action du gouvernement et jamais, si l’on doit s’accommoder de cette tradition, l’on ne pourra jamais relever les défis. C’est cela que les Camardes du PNDS avaient fait durant tout le premier mandat, limitant toute leur action à la traque de Hama Amadou et de ses militants, oubliant l’action publique au point où ils avaient été surpris par les élections qui venaient et qu’ils n’ont pas pu préparer et organiser dans des conditions acceptables. Le pouvoir est aussi si doux qu’on ne se rend pas compte que le temps passe si vite…

En restant dans de tels débats sans importance pour polluer notre vie avec des questions politiques futiles, le régime, oublie l’essentiel, pour privilégier l’accessoire. Il est temps de travailler pour ce pays pour le sortir de ses misères ! Trop politique tue la politique…

ISAK.

26 juin 2017
Source : Le Nouveau Républicain

Like what you see?

Hit the buttons below to follow us, you won't regret it...