Commémoration de la Journée Africaine  de la Fonction Publique : Pour une administration forte et sociale, vectrice de développement

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE Ouhoumoudou Mahamadou, a procédé, hier au Palais des Congrès de Niamey, au lancement des festivités entrant dans le cadre de la commémoration de la Journée Africaine de la Fonction Publique. Le thème retenu est :

« Renforcer la résilience de l'administration publique africaine pour soutenir et faciliter la satisfaction des besoins nutritionnels de l'Afrique pendant et après la pandémie de COVID-19 ».Cette manifestation initiée par le Ministère de la Fonction Publique et qui a regroupé les fonctionnaires de différentes catégories, vise à promouvoir les valeurs d’éthique, de déontologie, d’intégrité, de responsabilité, de recevabilité et de transparence afin d’améliorer les prestations de services publics de qualité. 

Instituée en 1994 sous l’impulsion du Centre Africain de la Formation et de la Recherche Administrative pour le Développement (CAFRAD), la journée africaine de l’administration et de la fonction publique offre, a expliqué le Premier Ministre, une opération particulière pour magnifier le rôle de la fonction publique dans le processus du développement économique et social de notre pays. C’est aussi l’occasion d’exposer les innovations de l’administration publique, de récompenser l’excellence et motiver les agents publics impliqués dans la délivrance du service public à l’usager. Ces innovations, a dit le Chef du Gouvernement, se fondent sur la modernisation de l’Administration pour un service public de qualité, et permettront certainement de bannir de l’esprit de nos concitoyens cette mauvaise image qu’ils ont de la fonction publique dont les tares les plus illustratives sont l’absentéisme, le trafic d’influence, le clientélisme, la corruption et bien d’autres maux. Pour le Premier ministre, le thème de cette année met en exergue le rôle de la fonction publique pendant la pandémie et les futures transformations du fonctionnement de celle-ci.

Cette pandémie qui frappe l’ensemble des nations du monde depuis 2020, n’a pas épargné notre continent. En effet, a souligné SE Ouhoumoudou Mahamadou, au-delà des décès qu’elle a occasionnés, elle a provoqué une crise économique et sociale engendrant une baisse de la croissance économique mondiale allant jusqu’à la récession pour certains pays, l’un des secteurs économiques les plus affectés est celui de l’Agriculture du fait de restrictions imposées aux mouvements de personnes et des marchandises provoquant la cherté des intrants, la baisse de la productivité et la mévente de certains produits.

Notre pays n’en est malheureusement pas épargné et les prévisions de croissance forte, prévoient pour 2021 une baisse importante de la production agricole se traduisant par un déficit alimentaire record estimé à 40% des besoins de la population. Cela a conduit le gouvernement à élaborer et mettre en œuvre un plan d’urgence alimentaire et un plan de soutien pour venir en aide à plus de 4 millions de citoyens en situation de crise alimentaire modéré et sévère, a fait savoir le Premier Ministre. Pour l’année 2022, malgré le recul de la pandémie, les pays africains sont également affectés par les effets de la guerre en Ukraine et en Russie. Deux pays considérés comme les plus grands exportateurs de blé, a déploré le Chef du Gouvernement. Ce qui explique le choix de ce thème par  les pays africains. SE Ouhoumoudou Mahamadou a en effet rappelé ce passage du discours du Président de la République, SEM. Mohamed Bazoum, lors de son investiture «  la viabilité et la pérennité du régime démocratique sont tributaires de notre capacité à instaurer une gouvernance éthique conforme au pacte de confiance qui lie les gouvernants au peuple ».

C’est pour cela que dans la déclaration de politique générale du gouvernement un accent particulier est mis sur la nécessité de modernisation de l’Administration publique pour améliorer la qualité de fourniture des services publics. Des initiatives sont en cours pour un recensement biométrique des fonctionnaires, la révision du statut de la fonction publique, la dématérialisation des procédures administratives, la formation continue, le renforcement des effets et bien d’autres, a fait savoir le Chef du Gouvernement.

Le Premier Ministre, a ensuite annoncé que le Gouvernement compte mettre en œuvre des actions fortes dans le sens de la promotion de la culture du mérite, de l’éradication de la corruption et de la promotion des valeurs d’éthique et de la déontologie dans les services publics. « Notre  administration doit s’adapter aux technologies de l’information et de la communication, s’ouvrir davantage et rester au service exclusif des citoyens, c’est à ce prix que le fonctionnaire pourra efficacement rendre les services de qualité qu’attendent les citoyens », a conclu le Chef du Gouvernement.             

Auparavant, la ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Mme Daoura Hadizatou Kafougou, a indiqué que son département ministériel est chargé de la gestion des Ressources Humaines de l’Etat estimées à ce jour à cent cinquante mille cinq cent quarante un (150 541) agents dont cent quarante-trois mille neuf cent cinquante-cinq (143 955) cadres toutes catégories confondues et six mille cinq cent quatre-vingt-six (6 586) auxiliaires. A ces chiffes s’ajoutent quatre-vingt-sept mille deux cent quarante-deux (87 242) contractuels. Elle a aussi souligné que les Ressources humaines constituent le premier capital de toutes structures désireuses d’attendre des résultats, de produire un rendement et de cultiver l’efficience car, l’homme est au début et à la fin de tout processus du développement.

Par Aïchatou Hamma Wakasso(onep)

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