PNDS : Une gouvernance à la caserne !

Le parti de Mahamadou Issoufou, ne lésine pas sur les moyens pour mettre aux pas ses militants et ses responsables, tous devant se plier aux désidératas des « maîtres », du patronat du parti qui, chaque fois que de besoin, tant pis pour l’ampleur de la faute supposée, peut faire tomber la foudre sur la tête des insoumis, de tous ceux qui peuvent être tentés d’échapper au contrôle du directoire du parti. En vérité, le parti socialiste ne connait pas de démocratie dans sa gouvernance intérieure et c’est certainement pourquoi, il ne sait pas en faire dans la gestion de l’Etat. Et, on le sait, la volonté des chefs, plus que des textes, gère plus le parti. Les Nigériens savent dans quelles conditions, aspirant à la candidature à la candidature du parti aux élections présidentielles – un crime pour le commandement du parti – l’on avait arraché à Hassoumi Massaoudou, son appétit du pouvoir. Et le rêve qu’il caressait pour la présidence avorta car à l’époque, lui aussi pouvait ne pas comprendre que dans son parti, c’est moins une affaire de démocratie.  C’est le grand Chef qui décide pour tous. On apprenait d’ailleurs par une lettre que c’est bien le président sortant qui désignait un candidat pour le parti, candidature que toutes les structures du parti devraient, dolé, entériner quand la démocratie, voudrait, elle, la démarche contraire, en prenant les décisions à partir de la base.

C’est le Président du Bureau de la Fédération du parti de Diffa qui l’apprend à ses dépens avec une lettre expéditive de Président par intérim, peu légitime, qui le destitue de son poste de président, et ce sans que la structure dont il relève et qui l’aura placé à la tête de la fédération, ne le conteste, et ne dise à travers ses différentes structures, qu’elle ne voudrait plus de lui à sa tête. Mais on peut apprendre qu’une procédure intentée contre le maire de Diffa justifiait la décision du comité exécutif quand, celui-ci lui aura intimé d’arrêter la manœuvre contre le maire. Faut-il donc croitre que le CEN écoutait plus un militant menacé qui se plaint de son président, que de comprendre les motivations qui peuvent commander une telle procédure qui viserait plus l’intérêt du parti ?

Le PNDS, c’est la caserne : ou on suit ou on subit. On n’a pas besoin que les autres pensent, ou qu’ils agissent. Le sommet décide pour tous. C’est la démocratie des socialistes.

Le PNDS, n’a peut-être pas jugé de l’opportunité de sa décision car les moments difficiles, tant pour le parti que pour le pays, pourraient ne pas être propices à une telle initiative qui pourrait être pour lui, un couteau planté dans sa plaie. Déjà dans le parti, les colères et les déceptions sont grandes et profondes.

D’ici peu, le parti le comprendra. Hélas tardivement.

Boubé Ego


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