Atelier de partage sur le Code de l’Ethique et Guide de Procédure de Traitement des Plaintes : Echanges pour des textes adaptés aux réalités du métier de journaliste

Onimed Oumarou MoussaL’Observatoire Nigérien Indépendant des Médias pour l’Ethique et la Déontologie (ONIMED) a organisé, hier, à la Maison de la Presse, une journée d’échange avec les hommes des médias sur les nouveaux textes révisés, notamment, le Code de l’éthique et le Guide de procédure de traitement des plaintes. Les travaux de cette journée ont été ouverts par le Président de l’ONIMED M. Oumarou Moussa par ailleurs Rédacteur en Chef du journal en ligne de l’ONEP. C’était en présence du Président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse M. Ibrahim Harouna, de l’Assistant Technique National du Programme d’Appui au Médias au Niger et de plusieurs invités de marques.

Dans son discours d’ouverture, le président de l'ONIMED a, au nom du bureau exécutif de la structure, remercié les participants pour leur présence et leur participation à cette journée d’échanges. M. Oumarou Moussa, a souligné que cette activité a été initiée par l’ONIMED en vue de promouvoir et consolider les principes régissant l'exercice de la profession. Il a rappelé à cette occasion que, tout journaliste est tenu de se soumettre à un certain nombre de devoirs dans l’exercice de son travail. Cependant, poursuit-il, le respect desdits principes confère aussi au journaliste certains droits dont la jouissance est conditionnée par l'existence d'une presse libre, crédible et plurielle, pouvant assumer pleinement sa fonction de « gardienne» de la démocratie, mais aussi par des conditions de vie et de travail adéquates.

 

« A l'ONIMED, nous avons senti à l'épreuve du temps, la nécessité de revisiter les dispositions de notre Code d'éthique et de déontologie, pour mieux l'étoffer en prenant en compte certaines réalités de l'exercice de notre métier », a dit le président de l’ONIMED. Ainsi, l’objectif de cette rencontre est de partager les propositions de modification faites en synergie avec l'expert, dans l'espoir que les journalistes, puissent enrichir le document avant sa validation. Au terme de son allocution, le Président de l’ONIMED a adressé les sincères remerciements de sa structure à la coopération danoise qui les appuie dans le cadre de leurs activités.

Pour sa part, l’Assistant technique national du Programme d’Appui aux Médias au Niger s’est félicité des avancées notables enregistrées dans la mise en œuvre du plan stratégique 2014-2017 de l'Observatoire nigérien indépendant des médias pour l'éthique et la déontologie (ONIMED). M. Saïdou Djibril s’est félicité aussi de voir aboutir le processus de révision et de réactualisation du Code d'éthique et de déontologie des journalistes nigériens, de même que l'élaboration d'un Guide de saisine et de procédures devant l'organe d'autorégulation des médias. « C'est là, un des résultats obtenus, grâce au soutien du Programme d'appui aux médias au Niger, financé par la coopération danoise, et mis en œuvre par International Média Support, en collaboration avec Article 19 et l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) », a-t-il souligné. L’Assistant technique national a rappelé que depuis sa mise en place, il y a six ans, l'ONIMED, organe qui fonctionne comme un tribunal des pairs, a veillé au respect de l'éthique et de la déontologie des médias, tout en assurant la médiation en faveur de la promotion de la liberté de la presse, en dépit de toutes les difficultés rencontrées.

C’est pourquoi M. Saïdou Djibril a salué les valeurs de cet organe dans tout ce qu’il a fait dans notre pays. Se prononçant sur les résultats obtenus par l’ONIMED depuis sa création, M. Saïdou Djibril a rappelé que, en 2010, à l'occasion des Etats généraux de la presse et de la Communication, les professionnels des médias et de la communication, dont certains venus de pays voisins, avaient fortement plaidé en faveur l'admission d’une disposition supprimant les peines privatives de liberté pour les journalistes dans la nouvelle loi portant régime de la liberté de presse. Il s’est réjoui de constater que cette mesure, appelée couramment « dépénalisation des délits de presse », est donc une avancée notable dans la marche du Niger vers une presse libre, indépendante et surtout responsable. En plus qu'elle marque une avancée significative dans l'affirmation de la liberté d'expression, la dépénalisation du délit de presse a surtout le mérite de mettre les journalistes face à leurs responsabilités, notamment en cas d'abus dans l'exercice de leur métier.

C'est donc un acquis dédié à une forme de journalisme qui doit ou devra rester comme un défi majeur. Cette rencontre a expliqué M. Saïdou Djibril, est importante, et permettra, de tracer l'artère sur les défis qui se posent à la question du travail journalistique. Elle permettra autant de trouver un point d'équilibre, d'accord et de jonctions entre les différentes parties prenantes du secteur des médias au Niger. Il a profité de cette occasion pour parler de la situation de la presse au Niger en précisant que même s'il faut se réjouir de la réelle contribution des médias à l'information et à l'éducation des citoyens, il faut reconnaître qu'au Niger, le paysage médiatique présente un visage, souvent peu reluisant, avec une succession de faits ne participant pas à redorer le blason de la presse.

Pour se faire il a invité le CSC, l'ONIMED et la Maison de la Presse à joindre leurs efforts pour consolider l'ensemble des dispositifs qui se situent entre la régulation institutionnelle exercée par le CSC et l'autorégulation assurée par l'ONIMED et la Maison de la Presse. M. Saïdou Djibril a en outre invité les participants à des échanges de qualité qui permettront de formuler des recommandations pour orienter les uns et les autres vers le perfectionnement des systèmes de reddition de comptes par les journalistes pour les fautes professionnelles passibles de poursuites judiciaires. Il a enfin souligné que leur programme reste ouvert et disponible à accompagner les médias sur plusieurs chantiers, pour faire d'eux des moteurs essentiels au développement, à l'ancrage de la démocratie, à la prévention et à la lutte contre toute forme d'extrémisme violent.

Ali Maman(onep)

20 juillet 2017
Source : http://lesahel.org/

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