G5 Sahel : Le S.G de l’ONU sollicite une aide de 300 millions d’euros pour la force militaire conjointe

Les soutiens à la force militaire conjointe G5 Sahel ne désarment pas de la voir en action. Cette fois, c’est le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies en personne, Antonio Guterres qui a pris le plaidoyer en main.

Le patron de l’ONU sollicite une aide 300 millions d’euros auprès des Etats membres pour l’opérationnalisation de la force militaire conjointe G5 Sahel. Selon Antonio Guterres, l’inaction sera plus couteuse, allusion faite à l’activisme de plus en plus manifeste des groupes terroristes dans la bande sahélo-saharienne. L’attaque du village de Tongo Tongo, situé à la lisière de la frontière nigéro malienne, le 4 octobre 2017, par des assaillants assimilés à des membres de l’«Etat Islamique au Sahel » d’Adnane Abdou Walid Al Saharoui, qui a coûté la vie à des militaires nigériens et américains a donné la mesure des dangers dans la bande sahélo saharienne. Il y a donc lieu d’agir vite, très vite même. C’est le message qu’Antonio Guterres a lancé monde entier. Dans un rapport qu’il a dressé de la situation relativement à la force militaire conjointe G5 Sahel, le Secrétaire Général de l’ONU s’est beaucoup inquiété de son niveau de préparation notamment le manque d’équipements « les plus basiques » et de moyens de communication, la non-définition d’un cadre légal pour éviter les violations des droits de l’homme dans son opérationnalisation et bien évidemment les problèmes financiers. Afin d’accélérer le processus de l’opérationnalisation de la force militaire conjointe indispensable à la stabilité sous régionale et régionale et à la préservation de la paix dans le monde, Antonio Guterres plaide pour la création d’un bureau spécial des Nations Unies qui viendra en appui. A moins d’un report de dernière minute, le 30 octobre prochain, le conseil de sécurité des Nations Unies se réunira justement pour creuser davantage le dossier de la force conjointe militaire conjointe G5 Sahel afin de lui donner un coup d’accélérateur. Une mission dudit conseil est attendue dans les prochains jours.

Le G5 Sahel, faut-il le rappeler regroupe le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad qui partagent la bande sahélo saharienne dans laquelle sont essaimés depuis plusieurs années de nombreux groupes terroristes et de trafiquants en tout genre. Il s’agit à travers la création de la force militaire conjointe G5 Sahel de débarrasser cette zone de ces bandes qui menacent la stabilité et l’intégrité territoriale de ces pays, au-delà la paix mondiale.

Oumarou Kané  

 19 octobre 2017
Source : La Nation

 

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