Partenariat de Ouagadougou : Le Canada y adhère et annonce un financement de 650 millions de dollars pour la santé reproductive dans le monde

Le Canada adhère au Partenariat de Ouagadougou. L’annonce a été faite, le 8 mars dernier, à l’occasion de la journée Internationale des Droits des Femmes, par la ministre du Développement International et de la Francophonie Mme Marie-Claude Bibeau. C’était en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Selon un communiqué de presse rendu public à cet effet, le gouvernement canadien s’engage aussi à financer 650 millions de dollars sur trois (3) ans pour la santé sexuelle et reproductive à travers le monde.

Selon la même source, «le Canada appuiera l’égalité entre les sexes et contribuera au renforcement socio-économique des femmes et des filles partout dans le monde, en travaillant à combler les lacunes en matière de santé sexuelle et reproductive et des droits connexes ». Plus précisément, le Canada va apporter sa contribution dans « l’offre de services complets d’éducation sexuelle, le renforcement des services de santé reproductive, et l’accès à la planification familiale et à des moyens de contraception».

Dans l’allocution qu’il a prononcée à l’occasion de l’adhésion de son gouvernement, le Premier Ministre Canadien, Justin Trudeau a indiqué que « l’annonce faite aujourd’hui démontre que le Canada est un chef de file en ce qui concerne le renforcement socio-économique des femmes et des filles ainsi que la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde. Cet investissement donnera à des millions de femmes et de filles la possibilité d’être des leaders dans leurs collectivités et de mener une vie saine et productive. »

Pour la ministre du Développement International et de la Francophonie, « le Canada est résolu à mener une action mondiale pour soutenir la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles. »

Au niveau du Partenariat de Ouagadougou dont le but est d’accélérer les progrès en matière d’utilisation des services de planification familiale dans 9 pays d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo, on « est très heureux d’être inclus dans ce fort engagement

financier qui aidera à propulser ses avancées dans sa phase actuelle d’accélération ». L’objectif de la phase d’accélération du Partenariat de Ouagadougou est, l’on se rappelle d’atteindre 2.2 millions d’utilisatrices additionnelles d’ici 2020.

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé lors de la Conférence Régionale sur la Population, le Développement et la Planification Familiale tenue à Ouagadougou au Burkina Faso en février 2011 par les 9 gouvernements des pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires techniques et financiers pour accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo.

Ce Partenariat est basé sur deux principes. Il mise sur une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays et également sur une collaboration et coopération aux niveaux national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale.

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), basée à Dakar (Sénégal). Elle facilite la communication entre les pays et les bailleurs actuels et potentiels, plaide pour la mobilisation de ressources en faveur des pays membres, aide à suivre les progrès par rapport aux objectifs du PO, et partage des informations entre les parties prenantes du Partenariat et d’autres publics.

Idé Fatouma(onep)

20 mars 2017
Source : http://lesahel.org/

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