Centrale thermique de Gorou Banda : Du rêve à la réalité

Inauguration Gorou BandaLe Président Issoufou Mahamadou l’a rêvé ; il en a fait une ambition ; c’est désormais devenu une réalité. Pour marquer l’évènement, le Président de la République est allé, le 2 avril 2017, inaugurer personnellement la Centrale thermique de Gorou Banda.

Que de chemin parcouru depuis le 4 avril 2013, le jour où le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, procédait, à Gorou Banda, sur la route de Say (dans le 5ème arrondissement de Niamey), à la pose de la première pierre des travaux de construction de la Centrale thermique de 100 MW.

Pour prouver à quel point cette centrale tenait à cœur au Président Issoufou Mahamadou, il faut d’abord souligner qu’il a dû batailler et même ferrailler dur pour boucler le financement du projet de construction de la centrale thermique de Gorou Banda. Ainsi, sur un coût global estimé à 80 milliards de FCFA, le Président Issoufou Mahamadou a obtenu 33 milliards sur le fonds de développement de l'énergie géré par la BOAD, 17 milliards sur le guichet marchand de la BOAD, 17 milliards 300 millions de la Banque Islamique de Développement, 3 milliards 100 millions de FCFA de l'Etat du Niger et la Nigelec.

Ensuite, il y a les visites qu’il a effectuées sur ce site de 80 hectares. En effet, s’il y a un chantier auquel le Président Issoufou Mahamadou a prêté attention autant que ceux de  l’Hôpital national de référence et les échangeurs, c’est bien celui de la Centrale thermique de Gorou Banda. Dès le 9 Septembre  2015 d’ailleurs, il déclarait sur le site de la centrale : «mes impressions sont bonnes. Il y a un an de cela, j’étais en visite ici ; à l’époque, le chantier était à un niveau d’exécution de 43%. Aujourd’hui, je constate que le niveau d’exécution est de 83%. Le chantier est très bien avancé».

C’est que la centrale thermique diesel de 100 MW de Gorou Banda fait partie d’un ensemble de grands projets du Programme de Renaissance dans le secteur électrique comme le projet de construction de ligne électrique 132 KV SORAZ-Zinder-Maradi-Malbaza pour injecter le productible de la raffinerie de SORAZ et couvrir les besoins électriques de la nouvelle cimenterie du Niger en cours de construction à Malbaza, le projet de construction du barrage de Kandadji dont le volet électrique porte sur la construction d'une centrale électrique de 130 MW Kandadji-Tillabéri-Niamey, etc.

Enfin, pour le Président Issoufou Mahamadou, la centrale de Gorou Banda contribuera à rendre le Niger autonome en matière d'énergie électrique dont l'essentiel est importé du Nigeria voisin. La centrale produira dans un premier temps 80 MGW et atteindra la production de 100 MGW. A terme, elle aura coûté 95 milliards FCFA. Elle est une réserve pour faire face aux éventuelles ruptures du courant venant de notre grand voisin du Sud et donc mettre Niamey, Dosso et Tillabéri à l'abri des coupures intempestives.

Précisons que le plan d'aménagement du site, qui se déploie sur 6 hectares des 80 hectares, comprend la construction d'un bloc d'énergie ; d'un local de groupe secours et d'un système de refroidissement; d'un bloc d'incendie ; d'un bloc d'incinération ; d'une unité de traitement d'eau potable ; d'un bassin pour tenir compte des contraintes environnementales ; d'un bloc récréatif, d'un bloc administratif, etc.

Outre d’atténuer les coupures d’électricité, la centrale de Gorou Banda est aussi source d’emplois ; dans sa vitesse de croisière, il y avait jusqu’à 500 employés, dont 250 permanents. Pour la phase d’exploitation du projet, une centaine d’emplois sont prévus.

Aujourd’hui, Gorou Banda est donc là et bien là ! Reste un problème sur lequel  même les bailleurs de fonds n’ont pas manqué d’attirer aimablement l’attention des Nigériens : « l'importance capitale de l'entretien et de la maintenance des équipements et des infrastructures connexes pour garantir leur pérennité et le succès du projet », comme l’a affirmé le représentant de la BOAD, M. Djato-Bougonou Gnandi, lors du lancement des travaux. En tout cas, il a espoir que tous les responsables nigériens prendront les dispositions nécessaires pour ce faire.

 C’est à croire que les bailleurs de fonds regrettent ce mal typiquement nigérien qui consiste à laisser des réalisations construites à grands frais tomber en ruine peu après leur inauguration !

En tout cas, le Président Issoufou Mahamadou a posé clairement les termes du problème en affirmant que «pendant les périodes de grandes chaleurs, nous faisons face à des coupures intempestives, qui ont des effets sur les ménages, mais également sur la croissance de notre économie. Avec la fin de ce chantier, j’espère qu’à l’occasion des prochaines grandes chaleurs, ces coupures n’auront pas lieu ».

S.S. Manzo(onep)

02 avril 2017
Source : http://lesahel.org/

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