Sécurité et lutte contre la migration clandestine : Des efforts appréciables pour maintenir le pays en paix

Le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, a toujours fait de la sécurité du Niger la priorité de toutes les priorités pendant son premier mandat. Et dans le cadre de ce second mandat, il est resté intransigeant sur cette question : la sécurité avant tout ! Et il déploie des moyens colossaux pour que, malgré tous les foyers de tensions qui nous entourent, le Niger reste un havre de paix. Il en est de même dans le cadre de la lutte contre la migration clandestine.

Dans son discours d’investiture de son 2ème mandat, il indiquait notamment avoir  renforcé ‘’nos capacités opérationnelles et de renseignements’’. Des opérations lourdes, mobilisant des milliers d’hommes, ont été conçues et exécutées  pour protéger  les régions frontalières  avec la Libye, le Mali et le Nigéria.  ‘’A l’intérieur du  territoire, nous avons mis au point des patrouilles régionales et départementales qui sillonnent quotidiennement les villages pour y sécuriser les populations. Avec le Tchad, nous  avions apporté notre concours au Nigéria  en montant une opération pour libérer des villes occupées par Boko-Haram.  Avec le Bénin, le Cameroun, le Nigéria et  le Tchad, nous avons mis en place une force mixte multinationale  pour juguler  la menace de cette organisation  dont la barbarie est bien connue. Au Mali, en Côte-d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, le Niger est présent dans les missions des Nations-Unies pour contribuer à la sécurité de ces pays frères. Ainsi, notre pays a non seulement maintenu la sécurité et la paix à l’intérieur de ses frontières, mais aussi  a contribué à la sécurité et à la paix dans la région’’, a ajouté le Chef de l’Etat.

Aujourd’hui le Niger est véritablement un îlot de paix, dans une zone particulièrement instable. Grâce au renforcement sans précédent des capacités matérielles, humaines et financières de nos valeureuses Forces de Défense et de Sécurité, notre Armée est aujourd’hui l’une des plus professionnelles  et l’une des plus efficaces du Continent Africain. Du reste, elle a récemment été classée 3ème meilleure Armée d’Afrique de l’Ouest après celles du Nigéria et du Ghana.

‘’Je suis conscient du fait que la menace que constitue Boko Haram inquiète bon nombre d’entre vous.

Je voudrais m’adresser tout particulièrement à nos compatriotes de la région de Diffa, région particulièrement affectée par les activités terroristes de cette secte. Je tiens à vous rassurer que Boko Haram, plaise à Dieu, sera bel et bien vaincu. Pour preuve, dans le cadre de l’offensive lancée par la Force Multinationale Mixte (FMM), regroupant le Niger, le Tchad, le Nigéria et le Cameroun, les contingents nigériens de l’opération “Gama Aïki” ont réussi, le 28 Juillet dernier, à reconquérir la ville nigériane de Damassak’’, disait SEM. Issoufou Mahamadou au mois d’août 2016. Et quelques mois seulement après cette intervention, Boko Haram a commencé à battre de l’aile, et ses combattants à faire défection.

Selon le Chef de l’Etat,  l’excellente coopération sécuritaire qui existe entre le Niger et la France, dont l’opération Barkhane, a permis de verrouiller les confins nord de notre pays. Il a également  salué le plan d’action conjoint Niger-États-Unis d’Amérique pour l’élaboration d’un cadre stratégique à travers l’Initiative sur la Gouvernance en matière de Sécurité (SGI), qui a permis au Niger  d’acquérir les capacités d’une analyse rigoureuse des menaces actuelles et émergentes. C’est une Initiative qui a été  renforcée par le lancement du Centre National d’études Stratégiques et de Sécurité (CNESS), un outil de veille et d’anticipation stratégique.

‘’ Je continuerai à tout mettre en œuvre pour renforcer notre armée, afin de lui permettre de pleinement assumer le rôle qu’elle joue aujourd’hui: celui de servir de rempart face au terrorisme dans le Sahel. En dehors de la menace terroriste à laquelle notre pays fait face, notons que le crime organisé, ainsi que les trafics en tout genre, constituent également une grave menace à la sécurité des personnes et de leurs biens’’,  a dit le Président de la République.

Parlant du  trafic des migrants, il faut dire que  depuis 2011, ce phénomène a causé la mort de plusieurs centaines de personnes innocentes dont des femmes et des enfants. ‘’Je pense notamment à Amadou, âgé d'à peine 5 ans, mort dans le désert du Ténéré, ou encore à Ismael, 9 ans,  mort dans les bras de sa mère après avoir tous deux été abandonnés dans ce même désert par leurs passeurs. Je voudrais réitérer toute ma détermination à combattre ce trafic honteux avec la plus grande fermeté. Les individus à la tête de ces réseaux, les passeurs ainsi que tous leurs complices, répondront tôt ou tard de leurs actes ignobles devant la justice’’, a dit SEM Issoufou Mahamadou dans son message à la Nation du 2 août dernier. 

Des efforts sont quotidiennement faits par le Gouvernement pour sensibiliser les populations sur le danger de la migration clandestine. Au mois de septembre 2016, le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur  a présidé, dans la région de Zinder, un forum national  sur la migration clandestine. 

A cette occasion, le ministre d’Etat  Bazoum Mohamed a tenu à féliciter les uns et les autres pour avoir massivement répondu  à cette rencontre du-donner-et-du-recevoir. D’entrée de jeu, le ministre d’Etat Bazoum Mohamed s’est réjoui des progrès importants enregistrés récemment, et  qui ont contribué à la diminution considérable du phénomène de la migration clandestine.

L’Etat, a-t-il dit, est en train de mettre sur pieds plusieurs activités génératrices de revenus pour assurer la réinsertion sociale des populations nigériennes candidates à la migration clandestine, une pratique inacceptable d’un point de vue politique.

‘’Le gouvernement ne saurait tolérer de voir l’image de notre pays se dégrader à travers l’attitude de nos enfants encombrant les carrefours des grandes villes algériennes dans l’espoir d’une charité tout aussi hypothétique que périlleuse’’, a dit le ministre d’Etat. Il a rappelé qu’en Septembre 2013, des Nigériens, au nombre 92, tous ressortissants de Kantché, ont perdu la vie dans le Sahara. ‘’Cette pratique doit cesser, car elle a entaché votre réputation, puis arraché dans des conditions tragiques ceux qui auraient dû prétendre à un autre destin’’,   avait conclu le ministre d’Etat.

Oumarou Moussa(onep)

02 avril 2017
Source : http://lesahel.org/

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