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vendredi, 11 mai 2012 10:09

L’air du temps : la longue quête de l’équité

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Nigeriennes1991-2012. Vingt et un an déjà, que la Nigérienne a sa journée. Une journée commémorative de son affirmation en tant qu’entité incontournable de la vie sociale, politique, économique et culturelle, bref, de la vie tout court. Femmes rurales, femmes citadines, femmes aux champs et dans les

jardins, femmes au bureau et femmes entrepreneures, femmes artistes, femmes commerçantes, femmes au sein des Forces de Défense et de Sécurité,… Toutes, militantes de la cause féminine, car pour avoir embrassé ces activités ou carrières naguère chasse-gardée des hommes, elles s’imposent, et imposent d’elles une image de battantes. Mais des battantes qui,  loin de se battre pour la recherche d’une quelconque suprématie sur leur autre «moitié», ne cherchent que l’équité, la reconnaissance de leurs droits en tant qu’êtres humains à part entière, afin que s’efface à jamais, comme une bulle d’air lancée dans l’espace, cette image de citoyen de seconde zone et de calamiteuse  que certains lui attribuent, à tort, depuis des millénaires. Depuis l’ancêtre Eve (Hawa), dont on dit  qu’elle a été créée à partir d’une côte tordue, et qui aurait été à la base du péché originel, fondement de tous les maux dont souffre l’humanité. Aujourd’hui, et depuis toujours, le combat de la femme, qu’elle soit nigérienne, des tropiques ou des pôles,  est un combat pour la survie, un combat pour le bien-être de ses alter ego qui ont pour noms enfants, mari, ascendants et collatéraux. Un combat qu’elle mène au quotidien, et sans relâche, s’oubliant toujours pour l’autre, jusqu’à parfois perdre la vie en voulant donner la vie. Un combat pour la postérité, un combat pour le bien de l’humanité. Il est vrai que des différences existent, à divers échelons de la société, et d’aucuns s’en servent pour créer une dichotomie entre femmes intellectuelles et femmes rurales. Mais disons que cela n’est qu’un reflet de notre société. La différence entre habitants des zones urbaines et habitants des zones rurales existe au niveau de toutes les strates de la société.  Alors, il vaut mieux en prendre conscience, en parler, afin d’y trouver, à défaut d’une solution radicale, au moins un baume lénifiant. Ce baume, ce sont les actions qui sont entreprises çà et là pour améliorer, un tant soit peu, le quotidien de ces mères, de ces filles et de ces sœurs qui sont restées au terroir. Celles-là même qui triment à longueur de journée, pour garnir le panier de la ménagère citadine et la table de Monsieur. Celles-là dont le travail est inquantifiable, et dont le thème de cette 21ème journée, intitulé ‘’contribution de la femme rurale dans la mise en œuvre de l’initiative 3N’’, ne fait que confirmer la nécessaire participation  pour la réussite de toute œuvre de développement national. Alors, il est plus que jamais indispensable de donner à la femme rurale les moyens de cette participation en la mettant dans les conditions optimales de production qui sont entre autres un allègement plus accru des tâches ménagères, un accès plus équitable à la terre et à l’eau, un meilleur pouvoir économique et une plus grande implication dans la prise des décisions. C’est çà l’autonomisation.

Tchirgni Maïmouna

11 mai  2012
Publié le 11 mai  2012
Source : Sahel Dimanche

Dernière modification le samedi, 12 mai 2012 20:14

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