Issoufou Mahamadou : Une plainte qui épingle la gestion d’un tortionnaire ?

Issoufou Mahamadou, au pouvoir, a surpris plus d’un Nigérien. Personne n’a cru que l’homme puisse se comporter au pouvoir comme il l’a fait, se plaçant carrément à l’antipode des principes qu’il défendait, et des valeurs qu’il prétendait porter. Le démocrate d’une époque, ne tarda pas à montre sa vraie nature politique, ainsi se meut-il très vite en dictateur et jamais un régime n’aura été aussi féroce que celui de l’homme qui avait fait croire qu’il pouvait mieux gouverner que tous les dirigeants que le Niger a connus. Quelle décompte de ceux qui ont connu la prison, souvent gratuitement, peut-on faire pour dresser la liste exhaustive des infortunés de son règne et de ses abus ? Combien sont-ils ceux qui ont été victimes des abus de son système, victimes de ses méchancetés socialistes ? Aucun régime, depuis soixante ans, même en tenant compte des exceptions, n’a fait ce que ce socialiste d’un autre genre a fait pour faire mal, pour régler des comptes, pour venger une histoire, peut-être aussi son histoire.

Cette plainte de Seydou Kaocen Maiga vient rendre compte des graves dérives de son pouvoir, avec ce président qui peut descendre au bas de l’échelle, ainsi qu’on le soupçonne dans le pays, pour harceler ceux qui peuvent ne pas être d’accord avec lui politiquement. Faut-il d’ailleurs croire, comme le disait Feu Issoufou Bachar, que l’homme n’a jamais été humain ainsi que certains le laissent entendre, aimant faire le mal pour blesser un autre et pour s’en justifier, il pouvait dire que les Nigériens n’avaient pas à s’en prendre à des hommes comme Bazoum Mohamed ou Hassoumi Massaoudou, ces derniers ne faisant exactement que ce que l’homme aurait aimé faire mais, futé, il peut laisser des « ouvriers politiques, le faire à sa place pour se rendre invisible dans le mal.

Dans sa plainte adressée au procureur contre Issoufou Mahamadou, l’ancien président de la République, l’ancien employé de la SOPAMIN, dresse une liste accablante de trois griefs qu’il porte contre Zaki, l’homme aux nombreuses médailles inutiles car peu brillantes. D’abord, il dénonce chez lui un « trafic d’influence […] en sa qualité de chef de l’Etat sur [son] employeur M. Zada Mahamadou ayant conduit à son licenciement abusif du poste de Chef de service Informatique de la SOPAMIN […] ». Il porte plainte également pour sa privation de liberté et son dépôt à la maison d’arrêt de Niamey et « pour des traitements humiliants, dégradants et des actes de tortures exercés sur [sa] personne  physiquement et moralement lors de [sa] garde à vue […] ».

Demain, peut-être, d’autres sortirons de leurs silences, pour emboiter le pas à l’ancien employé de la SOPAMIN car, on le sait, les Nigériens sont nombreux, à reprocher bien de choses à l’homme qui a régné pendant dix années de terreur-sournoise sur le pays pour faire croire, lorsque sa main est invisible, qu’il ne serait pour rien dans le calvaire que vivent des Nigériens sous son magistère…

Et s’ouvre un épisode accablant pour le champion de la ZLECAF… Il est impossible de dribbler l’Histoire.

Binta Mody 

 

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