Ministère des Finances : Du Tazartché à l’ARSM ?

Ministère des Finances : Du Tazartché à l’ARSM ?

L’ARSM, c’est l’Autorité de régulation du secteur des micros finances. Dans ce service, le premier responsable semble vouloir faire du Tazartché, cette posture qui consiste à vouloir, coûte que coûte, rester à son poste. Même après avoir fait ses trente (30) ans de service et atteint l’âge de la retraite. Le Tazartché, c’est cette continuité hors du délai légal. Un comportement politique combattu en son temps par presque l’ensemble de la classe politique et les couches socio professionnelles du Niger. Car contraire à la loi fondamentale et aux conventions auxquelles le pays a librement souscrit. Alors, malgré toute l’irrégularité qui le caractérise, le Tazartché semble aujourd’hui faire école au ministère des finances. Selon des sources crédibles internes à ce ministère régalien, le Directeur de l’Autorité de régulation du secteur des micros finances qui aurait fait valoir ses droits à la retraite le 31 décembre 2020, serait sur le point, contre toute attente, de signer un contrat de travail dans l’optique de s’incruster à son poste.

Une situation qui risque de faire obstruction aux jeunes diplômés prêts à servir l’Etat avec abnégation et loyauté. D’ailleurs selon nos sources, le sieur Maïnassara aurait eu déjà l’aval du ministre des finances. Cela se passe, pendant que des milliers des jeunes nigériens sortis des prestigieuses universités et écoles des sciences économiques, de gestion et des finances, formés à grands frais par l’Etat, continuent d’errer, sans perspective et sans emploi, dans les rues de la capitale. Une pratique qui met à nu la fausseté de la rhétorique d’emplois des jeunes soutenue depuis 2011 par les gouvernants et leurs affidés. Du reste, en un mot comme en mille, le sieur Maïnassara se doit de céder la place à la nouvelle génération des jeunes initiés aux théories de l’Economie moderne. Au nom de la décence et des textes de la fonction publique qui ont institué l’âge de la retraite. Et surtout, pouvoir se faire une place de choix dans la cour des retraités très respectés, qui ont quitté au temps convenu avec honneur et dont les noms continuent à marquer la fonction publique nigérienne. Quant à l’heureux retraité du Niger, en l’occurrence le ministre des finances, il se doit de promouvoir la nouvelle génération d’économistes dans l’administration financière Nigérienne. Car, c’est petit à petit, sans doute, que l’oiseau fait son nid. Surtout, pour éviter des situations de frustration et de conflit générationnel au sein de son ministère.

A.S