Visite des membres de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale à l’ANPER et à la Direction Générale de l’Hydraulique : Echanges fructueux avec les responsables des deux structures sur l’exécution de leurs missions

Pendant l’intersession, les commissions de l’Assemblée Nationale effectuent traditionnellement des visites de terrain dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. C’est ainsi que le mercredi 11 août 2021, les membres de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée nationale ont effectué une série de visites à l'Agence Nigérienne de Promotion de l'Electrification (ANPER) et à la Direction Générale de l’Hydraulique. La visite dirigée par l’honorable Issaka Assoumane, président de ladite commission a pour objectif d’aller rencontrer les responsables pour discuter de l’exécution de la mission qui leur a été confiée par l’Etat.

 A l'Agence Nigérienne de Promotion de l'Electrification (ANPER), les députés ont eu une rencontre d’échange avec le Directeur Général, M. Salouhou Hamidine et ses collaborateurs. Les députés ont été édifiés sur le fonctionnement de l’Agence et ses perspectives.  L’ANPER est née de la volonté du gouvernement de rehausser de façon significative le taux d’accès à l’électricité en zone rurale. Elle est chargée de la conception, la mise en œuvre et le suivi des programmes de développement de l’électrification rurale sur toute l’étendue du territoire national. Elle est également chargée de mobiliser les financements nécessaires et de coordonner l’intervention des acteurs pour la promotion et la réalisation des projets d’électrification en milieu rural à moindre coûts, toutes technologies confondues.

Selon le président de la Commission des Finances et du Budget, leur sortie concerne surtout les populations rurales. «Nous sommes allés à l’ANPER qui réalise l’électrification des localités qui sont loin du réseau de la NIGELEC et à l’Hydraulique pour voir la gestion des ouvrages ruraux. Le constat était édifiant au niveau de l’agence qui travaille pour la fourniture de l’électricité aux collectivités qui sont loin du réseau», a-t-il expliqué. M. Issaka Assoumane devait expliquer que d’après une étude de l’ANPER, il ressort que 80% de la population vit dans les zones rurales et moins de 1% de ces dernières ont accès à l’électricité. En outre, le pays dispose d’un des plus faible taux en Afrique et qu’il faut corriger, d’où la création de l’ANPER en 2014. «Le bilan de l’électrification rurale se résume à 66 localités électrifiées, environ 200 localités à court terme à travers des mini-centrales et des kits solaires. A la date actuelle, l’ANPER est seulement à 5% de l’objectif. Le faible taux de la couverture est dû au problème de financement parce que le pays fait face au problème de sécurité et l’effort de l’Etat est orienté vers ce domaine», a déclaré M. Issaka Assoumane.

La délégation parlementaire s’est ensuite rendue, dans l’après-midi, au ministère de l’Hydraulique où ils ont rencontré les responsables de la Direction Générale de l’Hydraulique, de la Société d'Exploitation des Eaux du Niger et de la Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN). A ce niveau, le point d’intérêt de la rencontre est focalisé sur l’hydraulique villageoise selon le chef de la délégation. M. Issaka Assoumane a souligné que de par le passé, la gestion des points d’eau était assurée par des comités villageois. Cette gestion n’a pas connu de succès et le gouvernement est passé à la gestion déléguée. «Nous voulons savoir le fonctionnement de cette délégation et son évaluation. La réponse des responsables était positive. Ils nous ont certifié que la gestion déléguée a donné plus de satisfaction et de visibilité», a-t-il dit avant de conclure que les parlementaires ont échangé sur le contrat entre la SPEN et l’Etat du Niger et ensuite entre la SEEN et l’Etat du Niger à travers la SPEN.

 Seini Seydou Zakaria(onep)

17 août  2021
Source : http://www.lesahel.org/