Niamey/Cherté de certains produits sur le marché : Le prix des épices en hausse sur les marchés de la capitale

Les épices, communément appelé «yaji» en langue haussa et zarma, sont des éléments incontournables dans la préparation et l’assaisonnement des différents mets dont raffolent les Nigériens. Partout sur les marchés de la capitale en cette saison pluvieuse, on constate une inflation qui tire les prix vers le haut. Cette situation, plombe le panier de la ménagère et alourdit les dépenses de la famille.

Sur le marché, il y a deux types d’épices : les épices fraiches et les épices séchées. Parmi les épices sèches, on y trouve plusieurs variétés : poivre noir, rouge, blanc, noix de muscade, fausse muscade, coriandre, cannelle, cardamome, étoile d’anis, koranfle, curcuma, gingembre, ail, al kaimoune, dan Alger, dan Agadez, feuilles de thym, etc. Les épices fraiches se constituent de persil et céleri, l’ail, ciboulette, basilique, poivron, piment vert, etc. Toutes ces épices proviennent non seulement de l’intérieur du pays comme Maradi et Agadez mais aussi de l’extérieur. «Certains produits nous viennent du Maroc, d’Algérie, du Nigéria et de bien d’autres pays», confie Mahmidou Son Allah Hello, revendeur au marché Dolé de Niamey (le nouveau site du marché Djamagué).

Relativement aux prix de ces produits, M. Mahmidou a souligné qu’il y’ a des épices en sacs de 50kg et de 100kg, dont les prix sont compris entre 55.000 fcfa et 275.000 fcfa. Il y’a aussi des épices qui viennent en cartons de 10kg  comme la cannelle qui coute 55.000 francs cfa. Selon M. Mahmidou, la vente sur le marché se fait en détaille. Expliquant les prix actuel de ces produits sur le marché, M. Mahmidou a souligné que l’unité de cannelle est à 100f. Le kilo de poivre quant à lui est à 4.000f au lieu de 3.500f, il y’a quelques semaines. Le tangolo (la mesure) de la fausse muscade est à 900f au lieu de 700f. Pour al kaimoune, le sac de 100kg coûte 235.000 fcfa et la tasse à 6000f. Le sac de «dan Alger» coute 52.000fcfa au lieu de 50.000 fcfa il y’a quelques semaines et la mesure est à 1.200f. Le sac de «dan Agadez» coûte 160.000 fcfa et la tasse 2.500fcfa. Quant au sac de gingembre de 50kg, il est à 55.000 fcfa, le sac du clou de girofle de 50 kg à 275.000 fcfa et la tasse de coriandre est à 2.000 francs cfa.

 M. Mahmidou souligne que le commerce des épices est très difficile. «De fois nous faisons des bénéfices mais il y’a aussi des moments où nous nous contentons juste de recouvrer le prix d’achat. La plupart de nos clients préfèrent payer ces épices en mélange de 100 à 500fcfa, d’où cette difficulté», ajoute-il.

M. Nazirou Kadiri, un autre revendeur d’épices du marché Dolé de Niamey, a expliqué que la cherté des épices en ce moment se justifie par la rareté des produits en cette période. «C’est en cette période que la production est faite. Donc la récolte n’étant pas prête, il va falloir attendre novembre et décembre pour voir les prix baisser. Maintenant, ce sont les anciens stocks qui sont en vente. Nous les payons très chers aussi et pour faire un peu de bénéfice nous les vendons chers. Vous comprenez, alors la cherté ne dépend pas de notre volonté», déclare-t-il.

Malika et Salamatou, clientes de Nazirou que nous avions rencontrées au marché, ont déploré le fait que ces produits soient chers en cette période. «Maintenant nous trouvons les épices chers et dans tous les marché de la capitale c’est la même situation. Quand on demande un mélange d’épices communément appelé ‘’yaji marga marga’’ on nous dit qu’il y en a seulement à partir de 250 fcfa. Nous comprenons cette situation, car c’est la période qui fait hausser les prix de ces épices», explique Malika. En attendant les récoltes, les femmes continuerons à acheter chers les épices afin de rendre plus assaisonné les plats pour le bien des foyers.

Mariama Mai Moussa(onep)

06 septembre 2021
Source : http://www.lesahel.org/