Métiers de l’artisanat : Ousmane Mani, maroquinier au musée national Boubou Hama de Niamey

Le travail de maroquinerie est devenu une activité qui se développe peu-à-peu au Niger en général et plus particulièrement à Niamey. Beaucoup de personnes s’adonnent à ce métier qui est devenuun facteur de lutte contre le chômage. M. Ousmane est un maroquinier au musée national Boubou Hama de Niamey. Il exerce le métier de maroquinerie depuis 15 ans. 

Natif de Gabi dans la région de Maradi, département de Madarounfa, M. Ousmane Mani est âgé de 38 ans, marié et père de six (6) enfants. Il a fréquenté l’école primaire jusqu’en classe de CM2 et quitta les bancs après son échec à l’examen. Après quelques années de chômage, M. Ousmane s’est décidé de s’occuper. Du coup, il s’est aventuré dans l’apprentissage de la maroquinerie d’un frère, M. Nourou Garba.

M. Ousmane fabrique divers articles dont des sacs, des chaussures des ceintures, des portes clés et des pochettes et porte-monnaies, tous en cuir. Il est assisté par plusieurs personnes qui l’aident dans la fabrication de ses articles. Les cuirs lui viennent du Nigéria et de Niamey. Mais, précise M. Ousmane, le cuir du Nigéria est plus travaillé que celui de Niamey. «C’est le cuir du Niger qu’on exporte au Nigéria pour le transformer et après, il nous est revendu», explique-t-il.

Les sacs fabriqués par Ousmane sont de modèles divers et les prix varient.  Ces sacs coutent entre 3000F CFA, 5000F, 7000F, 25.000F et 30.000FCFA. Pour le prix de la chaussure c’est entre 2500 F et 3000FCFA. Pour les ceintures les prix varient de 15.000FCFA pour la peau du crocodile, et les plus simples de 3000 à 4000F. Les pochettes sont vendues entre 2000 et 5000FCFA.

Ousmane dit être satisfait de son travail car, il arrive à subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. «Après 15 ans d’expérience, je me réjouis de mon travail malgré les obstacles que je rencontre», confie M. Ousmane. Mais il se désole du fait que compte tenu de la maladie à corona virus, les étrangers et les visiteurs ne viennent plus comme avant pour acheter les produits, ce qui a des impacts sur les ventes.

 Farida Ibrahim, Assoumane

10 mars 2021
Source : http://www.lesahel.org/