La cour constitutionnelle face à ses responsabilités constitutionnelles, devant Dieu le plus puissant , devant le peuple souverain du Niger et devant l'histoire :  Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI

La cour constitutionnelle face à ses responsabilités constitutionnelles, devant Dieu le plus puissant , devant le peuple souverain du Niger et devant l'histoire :  Par Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI

La cour constitutionnelle juge les élections en dernier ressort , ses arrêts ne sont susceptibles d'aucun recours.

La cour constitutionnelle doit dire le droit en toute impartialité, conformément aux serments confessionlels  prêtés , devant Dieu le plus puissant, devant les hommes, sur les livres saints des  différentes confessions religieuses de ses   membres.

Tous les acteurs électoraux ont prêté serment .

Chaque membre de la cour constitutionnelle, de la Commission Électorale Nationale Indépendante, a juré sur le livre Saint de sa confession religieuse, c'est ainsi que les musulmans ont juré sur le Saint coran, les chrétiens ont juré sur la sainte Bible, les Bahais  ont juré sur le livre Saint du Bahaisme et tous,  ont pris l'engagement de s'acquitter de leurs missions dans la probité et l'honneur.

Le droit doit aller à la rencontre de la volonté populaire.

Le droit doit réguler aussi les tensions sociales, étant donné : "le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit, et l'obéissance en devoir ".

Un pays où la règle de droit n'est pas bien appliquée,  n'est pas bien observée ,  l'anarchie  et la loi de la jungle, " feront  leur nid , s'installèront " ce qui n'est pas souhaitable dans une société sensée être  régie par la  règle de droit.

Le juge électoral a une grande responsabilité dans l'apaisement des tensions sociales après la proclamation des résultats globaux provisoires des élections générales constitutionnelles par la Commission Electorale Nationale Indépendante , la CENI .

Il doit vider les contentieux électoraux conformément à la règle de droit ,  sans subir aucune pression de qui que soit.

Le juge électoral juge à son âme et conscience , à son intime conviction.

De l'impartialité de son verdict dépendra, la paix  sociale, la sérénité et la concorde sociale.

Les procès-verbaux de constat dûment établis,   constituent  une limite à l'intime conviction du juge électoral.

Les voies de droit ont tout prévu en matière électorale.

C'est pourquoi , nous lançons un bribrant appel aux acteurs politiques afin qu'ils privilégient le recours aux voies de droit pour faire  valoir leurs prétentions,  pour faire aboutir leurs revendications .

Par conséquent, les pouvoirs publics et les acteurs politiques, doivent créer les conditions nécessaires afin que ces actes de violence et de vandalisme cessent ,  privilégier les recours prévus par les textes en vigueur et prioriser le dialogue franc et constructif.

Notre cher pays  le Niger , pays démocratique, ne mérite pas cette situation lamentable et pitoyable.

Le droit doit être dit en toute objectivité, en toute impartialité  au nom du peuple souverain du Niger.

C'est le Niger qui gagne et la démocratie qui se consolide.

À  bon entendeur salut  !

 

Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI.