Suite des compétitions des J.O pour les Nigériens : Amina Seyni confirme ses bons résultats à Tokyo

Après les arts martiaux qui ont occupé les premières heures du programme des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, les compétitions se sont poursuivies avec les épreuves de natation et celles d’athlétisme pour les athlètes de notre pays. Lundi matin, Amina Seyni a fait sensation sur la piste du stade olympique de Tokyo en réussissant avec la manière, à décrocher son billet qualificatif pour les demies finales des 200 mètres qu’elle a courues en 22’54’’.De mémoire de journaliste sportif, c’est la première fois que notre pays franchi le premier tour d’une compétition en athlétisme aux Jeux Olympiques.

Amina Seyni vient donc de hisser la barre très haute surtout qu’il s’agit de l’athlétisme féminin, un domaine dans lequel le Niger était quasi-inexistant à ce niveau avant l’avènement de cette athlète hors-pair. Cerise sur le gâteau, elle termine sa demie finale devant l’américaine Battle Anavia, l’allemande Vervaet Imike, et la concurrente belge. Ce faisant, Amina confirme ses bons résultats obtenus à la Diamond league au Maroc, et aux Grands Prix d’Allemagne et de Belgique  en 2018 et 2019. Désormais, le Niger est bel et bien présent en athlétisme au niveau mondial. Cette athlète d’exception que le Niger n’a jamais eu sur ces distances,  courait déjà les 400m en 49’19’’. Amina Seyni est une vraie gazelle du Sahel qui fait peur sur les 400 m, et qui menaçait les plus grandes de la discipline au plus haut niveau. Pour sans doute l’écarter de sa distance de prédilection (400m) à Tokyo,  une décision de l’IAA avait exigé d’elle  un traitement particulier de ses hormones avant de l’autoriser à s’aligner sur  cette distance. Comme il fallait s’y attendre l’athlète avait refusé cette alternative. Et elle s’est brillamment qualifiée aux J.O sur les 200m. Sa belle prestation de lundi dernier à Tokyo permet à l’athlétisme féminin nigérien d’espérer encore de beaux jours. Si Amina Seyni est soutenue comme il se doit, le Niger pourrait légitimement prétendre à une nouvelle médaille olympique à Paris en 2024. Samedi matin, sur les  100 mètres masculin, Badamassi Saguirou a fini 7ème de sa série avec un temps de 10’87’’ améliorant ainsi son propre chrono qui était de 10’98’’. Ce spécialiste des 110 mètres haie avec 13’72’’ au championnat de France Espoir (2ème), n’a pas pu être inscrit à temps à Tokyo, ce qui l’a obligé à courir les 100mètres plats.

Quant à nos deux représentants en natation que sont Alassane Seydou Lancina et Roukaya Moussa Mahamane ils étaient également de la partie vendredi dernier. C’est Alassane qui a ouvert le bal sur les 50 mètres de nage libre en se classant 2ème de sa série avec un temps de 24’75’’. Il réédite ainsi   un temps  qu’il a déjà fait il y a quelques moi de cela à l’occasion d’autres compétitions. « Sur toute la compétition, il est le seul à avoir fait 82 centimètres de temps de réaction au départ. Il allait finir premier dans sa série s’il avait réagi au moins au même moment que ses autres concurrents. Avec 24’75’’  il a un retard de 4 centième sur le premier de sa série » nous explique son entraineur M. Daouda Adamou. Néanmoins a-t-il ajouté, son poulain réalise le 3ème meilleur temps africain aux Jeux Olympiques de Tokyo, et il finit 50ème au classement général de l’épreuve de 50 mètres nage libre. Selon toujours le technicien, la fédération nigérienne des sports nautiques a d’ores et déjà prolongé sa bourse. Alassane Seydou Lancina va immédiatement retourné au Centre d’entrainement  de Dakar dans la perspective de préparation des compétitions à venir et dont la plus proche est le Championnat du monde de natation qui aura lieu en décembre 2021 à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis. Quant à notre deuxième nageuse, elle a fini 5ème de sa série avec un temps de 32’26’’. Roukaya Moussa Mahamane réalise ainsi son meilleur chrono  en compétition officielle de la Fédération Internationale de Natation(FINA). La fédération nigérienne des sports nautique envisage de lui chercher une bourse FINA Scholarship pour lui permettre de retourner au Centre de Dakar pour elle aussi préparer le championnat du monde d’Abu Dhabi. « Les enseignements à tirer des résultats globaux des athlètes aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, sont que le sport, de manière générale,  se développe de manière exponentielle ; et ce développement s’opère avec des moyens techniques et technologiques de dernière génération. A cet effet, il est impératif que les acteurs fassent une synergie d’action et mettent les moyens qu’il faut pour créer les conditions de la pratique d’un sport sain et performant » a souligné l’entraineur de l’équipe nationale de natation, M. Daouda Adamou.

Oumarou Moussa Envoyé Spécial(onep)

05 août  2021
Source : http://www.lesahel.org/