Encore les dérives du régime Guri : Amadou Djibo Ali dit max dans le collimateur du Guri !

Amadou-Ali-DjiboIl y a des petites choses, des attitudes ou comportements qui ne trompent pas. Telles ces manies des ténors du Guri a expédié toute personne dérangeante en prison et ce quelque soit le pré- texte. Hier encore, c’étaient des militants pour ne pas dire des membres actifs d’un des partis de l’opposition comme Oumarou Dogary, Soumana Sanda ou encore Issoufou Issaka, qui avaient été associés à une sordide histoire de coup d’Etat, alors même que de tous, personne ne sait déclencher un moindre PA (arme de poing !). Aujourd’hui et après que les autres ont du endurer plusieurs moins de privation de liberté, la même opération semble se poursuivre avec seul objectif, la volonté de faire peur. Déclencher en tout adversaire politique du régime, le spectre, la crainte de se retrouver derrière les barreaux au moindre geste, à la moindre parole. La parole et disons les propos de Max, livré lors de la cérémonie de création du parti Moden Lumana Africa sont dit-on la cause de son interpellation depuis le lundi 15 Mai 2017 dans les locaux de la police judiciaire. Les visites à Max sont bien entendu filtrées et selon les quelques rares personnes ayant eu des contacts avec lui dans les locaux de la fameuse PJ, Max lui-même ne sait pas ce qu’on lui reproche. Et lorsqu’il a essayé de savoir les raisons de son arrestation, ses geôliers lui ont juste répondu qu’ils…attendent toujours les instructions de leur hiérarchie.

Mais là n’est pas notre préoccupation. L’essentiel serait que Max soit fixé sur ce qu’on lui reproche et qui lui vaut de séjourner dans les locaux de la police Judiciaire. Selon quelques sources proches de ce dossier, Max n’est pas poursuive à titre personnel, mais en sa qualité de porte-parole du FRDDR et plus précisément en raison des propos qu’il a livré devant les « Lumanistes » qui l’avaient alors invité à dire un mot le jour de l’anniversaire de la création de leur parti. Max avait été particulièrement virulent contre le régime et a estimé que la seule manière d’en découdre avec le Guri était la méthode forte….

S’il faudra croire cette dernière version du reste largement répandue, Max s’en retrouve évidemment coincé, tout comme l’avait été à une récente période certains militants du Lumana. A défaut de disposer d’une force frappe, une grande formation politique capable de le tirer d’affaire, Max Ali pourra toujours compter sur le fort soutien du regroupement politique auquel il appartient, le FDDR. Comment donc ne pas voir en l’arrestation de Max, une atteinte grave au sacro-saint principe de la liberté d’expression, surtout que dans son cas, il incarne l’homme politique contre qui l’on ne peut décemment retenir des propos d’ordre politique.
Toute l’opposition doit par conséquent mettre une croix d’honneur à sortir Max de sa prison forcée. Autrement, tout le monde, tous les autres leaders passeront eux aussi à la casserole, les uns après les autres !

20 mai 2017 
Source : L'Actualité