Déclaration du CEN-Pnds-Tarayya : Enfin Bazoum a son propre parti comme opposition politique

Un adage Djerma dit que “Le tueur n’aime pas le couteau”. C’est ce comportement que dénote la psychose qui est en train de secouer le Pnds-Tarayya depuis que le nouveau Président de la République, Bazoum Mohamed est aux commandes. En effet, les agissements du camarade Président font peur aux caciques du Pnds, surtout ceux-là qu’il a savamment mis à la touche pour des raisons hautement tangibles ; nous le verrons un peu plus loin. Pour l’instant, penchons-nous sur cette litanie honteuse appelée déclaration que vient de publier le Pnds à l’occasion des cent (100) jours du Président à la tête du pays.

Jamais une déclaration n’a été aussi violente que celle-là. Des mots durs, très durs adressés à l’endroit de l’opposition politique qui, pourtant, bat des ailes, plongée dans un sommeil affable sans aucune explication. Personne ne peut comprendre les raisons pour lesquelles l’opposition a choisi de baisser les bras, se laissant flécher par les sbires de l’ancien président Issoufou Mahamadou. Quel acte ou conduite de subversion l’opposition a posé depuis que le président Bazoum est au pouvoir ? Qu’a-t-elle fait de mal pour que les potentiels dissidents du Pnds s’acharnent sur elle de façon éhontée ? Est-ce l’opposition politique qui a instruit Bazoum pour qu’il ne compose pas avec les gueules tapées dans le clan d’Issoufou Mahamadou ? Ext-ce encore l’opposition politique qui a instruit Bazoum pour qu’il ouvre grandement ses bras à tous les nigériens, y compris ceux de l’opposition ? N’est-ce pas cette conduite qui est demandée au président une fois les joutes électorales clôturées ? Il l’a dit le Président Bazoum que ce sont 20 millions de nigériens qui sont désormais sous sa coupe et il composerait avec qui il faut pour que les affaires du pays marchent comme il faut. De la droiture, de l’orthodoxie, du caractère, voilà ce que Bazoum cherche avec ses nouveaux collaborateurs. Qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance, ils sont les biens venus. D’ailleurs, il l’a bien dit qu’il connait tous les nigériens et qu’il ferait appel à qui de droit en matière de compétence ; pourvu que cette personne réponde au profil requis. C’est véritablement ce qui sème le désordre chez beaucoup de militants du Pnds, habitués qu’ils sont à être cooptés sur la base «Parents, amis et connaissances ». Ils sont habitués à cette conduite népotistes et ils savent qu’ils ne méritent absolument rien quand il s’agit de faire les choses de façon orthodoxe. De grands magouilleurs, voilà ce qu’ils sont en réalité. La rupture que prône le Président Bazoum Mohamed doit inéluctablement passer par une purge au sein de ce ramassis d’une rare hypocrisie. D’ailleurs, ce sera chose facile avec les inspections diligentées çà et là dans les services où ils ont séjourné. De grosses et flagrantes malversations ont eu cours pendant dix années de gabegie et de détournement de deniers publics. Et si réellement le Président Bazoum a l’intention d’assainir, il trouvera de quoi le faire. Le processus enclenché a déjà mis à jour des complots financiers d’une rare méchanceté. Rien que le dossier du ministère de la défense peut envoyer une centaine de contrevenants en prison parmi les gros bonnets du Pnds. Les nigériens n’ont pas encore avalé cette couleuvre, ces agissements de bas étage qui ont endeuillé plusieurs familles en faisant des veuves et des orphelins de façon gratuite et éhontée.

Le rapprochement entre le Président Bazoum et les nigériens des autres bords politiques est une chose salutaire à plus d’un titre ; seules les brebis galeuses du Pnds ne le voient pas. Il n’est pas dupe ce Président et il sait que dans l’entourage, il n’y a que le Président Issoufou qui a réellement cautionné et supporté sans regret sa candidature. Ceux qui crient au scandale aujourd’hui sont ceux qui hier ont fait des manoeuvres sournoises pour faire échec à sa candidature au sein du parti même. Certes, l’homme n’est pas rancunier. Cependant, qui est aussi naïf pour composer avec des gens qui ont ourdi plusieurs manoeuvres dilatoires pour faire échec à son propre dessein ? C’est difficile de rapprocher dans son sillage des gens aussi hypocrites que cela. Et, il le connait bien ; il les regarde dans les yeux au moment où eux baissent la tête. Quelle leçon peuvent-ils donner aux gens ? Surtout pas à ceux qui sont tombés sous le charme de la conduite des affaires du Président Bazoum. Depuis qu’il est au pouvoir, cet homme n’a cessé de démanteler les stigmates de la dictature et du népotisme instaurés par l’ex gouvernance. Il s’est attaqué avec courage à cet édifice de magouille mis en place par son ex-mentor. C’est principalement cette nouvelle approche que ne gobent pas les paresseux et autres comploteurs amassés autour d’Issoufou Mahamadou qui pensaient que Bazoum allait entériner sans broncher les propositions de nominations qu’on lui ferait. Non ! Il a dit niet et c’est cette frustration qui ronge les esprits, ceux qui ont pris un train de vie qu’ils n’arrivent plus à gérer. Pour l’heure, une majorité de nigériens sont tombés amoureux des actes que posent le Président et ils sont prêts à l’accompagner. Qu’ils soient du Pnds ou d’autres bords, ils font partie des vingt deux millions de nigériens qui ont été recensés et sont sous la gouvernance du Président Bazoum. Que les uns et les autres se calment et qu’ils le laissent travailler. Ce dont il a besoin, c’est le soutien de tous ; surtout à présent qu’il commence à donner de la vie dans les grandes assises internationales, face aux grands comploteurs de ce monde.

Du reste, le Pnds vit une psychose relative à son propre mode d’action ? Le Pnds a-t-il réussi quelque chose de bien dans ce pays sans complot ? N’a-t-il pas passé tout son règne à opposer les nigériens pour qu’à la suite il tourne le dos pour récupérer à coup de millions les plus faibles ? Quelle est la formation politique au Niger qui n’a pas été saignée par le couteau divisionniste du Pnds ? A présent que l’occasion de récolter les pots cassés se présente, les gens deviennent ignorants et aveugles du passé le plus récent. Surtout que cette fois-ci la division n’a nullement été motivée par une quelconque main extérieure. C’est le choix d’un militant aujourd’hui Président de la République. C’est le choix de Bazoum de se débarrasser des camardes mesquins et hypocrites pour réellement travailler pour le Niger. C’est dire que depuis qu’il était militant du parti, il a avalé des choses malgré lui, noyé par les complots des sbires réunis et acquis à la cause d’Issoufou Mahamadou. C’est comme si cet homme n’a jamais été écouté dans ses propositions et sa vision d’orthodoxie, les gens ayant choisi d’évoluer dans la rancune et la rancoeur. C’est clair que les actes que posent Bazoum ne datent pas de son investiture. C’est un véritable manifeste qu’il a conçu et il a dû répertorier tous les points et verrous de blocage. Aujourd’hui, il a rouvert son manifeste et il déroule petit à petit ses légitimes ambitions pour le pays. De quel bord que l’on soit, il serait hypocrite de ne pas reconnaitre à Bazoum le privilège des actes de droitures qu’il est en train de poser. C’est vrai, on ne peut faire des omelettes sans casser des oeufs ; et l’omelette de Bazoum doit forcément exclure les oeufs pourris pour être réussie. A bon entendeur salut.

Mallam