Communiqué de presse n°8 relatif à l’emprisonnement arbitraire de M. Djibrila Annassa à la Prison de Haute Sécurité de Koutoukalé

 Ce jour samedi 24 juillet 2021, correspond au 120ème jour de détention illégale et injustifiée de l’acteur de la société civile nigérienne, monsieur Annassa Djibrila, Président de l’Association Mouvement Dynamique Citoyenne (MDC) à la prison de haute sécurité de Koutoukalé, attribuable à des malfrats, des trafiquants de drogue et autres bandits pour des faits arrangés d’avance.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons encore que son état de santé est dégradant, et les services chargés de lui venir en aide, ne l’ont toujours pas fait, pour des raisons qui leur sont propres. Son avocat et ses amis ainsi que les membres de sa famille, sont toujours empêchés de le rendre visité.

Il y a quelques jours de cela, la Commission Nationale des droits humains (CNDH), nous a confirmé de sa seconde visite au niveau de cette cellule mourante qui accueille notre camarade Annassa Djibrila, qui malgré les conditions nuisibles de détention planifiée, continue jalousement de garder la tête haute avec tout le moral nécessaire. Mais nous ne savons pas pourquoi la CNDH tarde à mener cette visite pouvant permettre à sa famille et ses amis, de prendre connaissance de son état sanitaire réel ? Quoi qu’il en soit, l’ancien Secrétaire General de l’Union des scolaires nigériens (USN) à qui nous apportons tout notre soutien, restera fidèle à sa ligne de conduite marquée par la transparence, la justice et l’équité.

Sinon, à qui profite réellement cette détention arbitraire d’un défenseur des droits humains dont la majorité d’action est saluée par nos compatriotes?

Pour rappel des faits, monsieur Annassa Djibrila, a été illégalement séparé de sa femme et ses enfants, par des éléments de la police anti-terroristes, avant d’être déporté comme un criminel à la prison civile de Koutoukalé. Ces policiers anti-terroristes, ont escaladé en violation flagrante de notre loi fondamentale, le mur de son frère, alors qu’il prenait son thé, en cette soirée du mercredi 24 mars 2021.La demande de liberté provisoire déposée par son avocat a été rejetée sans motif par le Doyen des juges.

Dans quel pays sommes-nous ? Sinon, comment comprendre que notre camarade souffrant de diabète et d’ulcère, ne puisse pas encore accéder aux soins dans les centres de santé requis ? Qu’est ce qui empêcherait son évacuation vers les centres de santé dans une République normale qui prône la dignité humaine?

C’est pourquoi, nous, membres de MDC, exigeons, au nom du respect des principes de la présomption d’innocence mais aussi de la séparation des pouvoirs, la libération immédiate et sans condition de notre camarade Annassa Djibrila, ainsi que les autres détenus politiques.

Mettons en garde le gouvernement, l’unique responsable de tout ce qui pouvait entraver à la vie et à la santé d’Annassa Djibrila, mais également, des autres détenus politiques issus de la crise post-électorale.

Lançons un vibrant appel aux membres du Mouvement Dynamique Citoyenne (MDC) et de Debout Niger Debout, de rester unis et solidaires, car tôt ou tard, notre camarade recouvrira sa liberté par les moyens de la justice et la grâce de Dieu, Amen.

Enfin, Invitons à la fois les Associations Religieuses notamment (l’Association Islamique du Niger, l’Association et Mission des Eglises Evangéliques du Niger et la Cathédrale de Niamey), mais aussi, la Commission Nationale des Droits Humains, , les Chancelleries, les médias nationaux et internationaux et toutes les autres structures de défense des droits humains, à se joindre à nous pour la libération des détenus politiques.

Fait à Niamey, 24 juillet 2021
Le SG
de MDC