Du nouveau dans l’affaire Ibou Karadjé : Ouhoumoudou Mahamadou rejette les allégations mensongères contre lui

L’affaire Ibou Karadjé a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Mais elle est certainement loin d’avoir révélé toutes ses facettes. Selon des sources politiques autorisées, le Premier ministre, Ouhoumoudou Mahamadou, cité dans le dossier par le principal mis en cause, nie avec véhémence avoir pris le moindre kopeck avec l’indélicat fonctionnaire. Selon les mêmes sources, il a tiré depuis belle lurette la leçon qu’il faut en 2012 lorsque, à la suite d’une affaire de marché, il a été congédié du gouvernement. Il était alors ministre des Finances de la toute première équipe gouvernementale d’Issoufou Mahamadou. Cherche-t-on à le noyer comme le pensent avec persistance certains de ses proches ?

Le Courrier, qui a eu l’opportunité de parcourir le rapport d’inspection, n’a que des interrogations au finish. Que valent les déclarations d’Ibou Karadjé face aux faits ?

Car, à la lecture dudit rapport, nulle part, l’intéressé, dans ses dires, n’a pu prouver l’implication du sieur Ouhoumoudou dans l’affaire. De l’avis de certains enquêteurs qui ont requis l’anonymat, Ibou Karadjé a raconté des bobards et des contrevérités sur l’ancien directeur de Cabinet. Un d’entre eux estime ainsi que, pour essayer de s’en sortir, Ibou Karadjé a pensé à la stratégie de la terre brûlée en citant le nom d’Ouhoumoudou sans toutefois être capable de prouver, ne serait-ce qu’une fois, avoir remis de l’argent à l’actuel Premier ministre. Le rêve d’Ibou Karadjé de s’octroyer une immunité judiciaire, voire une impunité totale en liant l’actuel Premier ministre au dossier, risque fort de virer au cauchemar. Il semble qu’il ne serait pas capable de donner la preuve de l’implication de celui par lequel il garde l’espoir d’un classement sans suite du dossier. Dans le lot des nombreuses décharges dont il a remis copies à la police judiciaire, il n’y a, selon les mêmes sources, aucune au nom de l’actuel Premier ministre.

En tout état de cause, Ouhoumoudou ne se sent nullement lié à l’affaire et ses proches demandent à quiconque détiendrait la preuve de son implication de l’exhiber. Et le Premier ministre se mettra alors à la disposition de la justice. Une profession à laquelle, selon toute vraisemblance, on est obligé d’accorder foi après avoir parcouru le rapport.

La Rédaction