L’impacte du COVID-19 sur les échéances électorales à venir / Une entente de la classe politique s’impose : Par Ali Soumana

images/Ali_Soumana_Courrier-Libere.jpg Par lettre N° 0027, le Premier ministre, président du Conseil national du dialogue politique (CNDP), avait convoqué une réunion du Conseil du dialogue politique qui devrait se tenir le jeudi 02 avril 2020, au palais de congrès. Deux points étaient prévus à l’ordre du jour. Le premier allait porter sur la situation de la pandémie du COVID 19 et le second sur l’évolution du processus électoral. Mais, cette réunion a été reportée sine die par une autre lettre. Sans aucune explication. Alors que c’est un impératif pour la classe politique nigérienne dans son ensemble (pouvoir-opposition-non affiliés), avec la société civile de se réunir dans la communion des coeurs et dans un élan de sursaut national pour discuter et de prendre des décisions sur les questions qui engagent la vie de la Nation. Notamment, en cette période de la pandémie de COVID 19 qui est en train de saper et compromettre toutes les perspectives, si l’on y prend garde. Depuis que cette maladie, dangereusement mortelle, est déclarée dans nos pays, chaque jour, c’est l’angoisse et la crainte qui étreignent les populations exposées au fléau malgré les mesures de sensibilisation qui viennent de toutes parts et quotidiennement : autorités politiques et coutumières, leaders politiques et religieux, associations... C’est dans ce contexte que des hommes politiques, assoiffés du pouvoir et pressés d’arriver pour piller les deniers, s’arcboutent à organiser des élections impréparées et tronquées. Pour beaucoup d’observateurs politiques, c’est un manque de patriotisme de continuer certaines opérations qui exposent les populations à un danger, voire un suicide. La pandémie n’ayant pas toujours trouvé de remède. Aussi, pour ces observateurs, les dates retenues par la CENI ne pourront jamais être respectées : présidentielle (premier tour) et législatives le 27 décembre 2020, deuxième tour le 21 février 2021. Des dates qui, à tous points de vue, ne peuvent pas être respectées. A cela s’ajoutent le problème d’insécurité et les problèmes auxquels sont quotidiennement confrontés les Nigériens : les problèmes de l’école et l’hivernage qui s’annonce. Car, apparemment, l’objectif du ministre candidat, c’est faire voter quelques deux à trois régions et s’emparer du pouvoir d’Etat. Comme tout le monde le sait, le monsieur ne jouit pas d’une grande popularité et ne semble dérangé outre mesure que la majorité des nigériens ne votent pas. Donc pour éviter une crise post électorale sans précédent, à coup sûr dommageable pour la nation tout entière, pour qu’une telle situation ne se produise, il faut que la classe politique et la société civile, dans leur ensemble, se retrouvent dans l’entente et la cohésion dans un forum (peu importe l’appellation) pour revoir les dates annoncées par la CENI.
C’‘est un point de vue !

Par Ali Soumana

25 avril 2020
Source : Le Courrier