Déclaration du cadre de concertation des syndicats de l’éducation : Le CCSE déplore les mauvaises conditions de vie et de travail des enseignants

Réunis le samedi 4 septembre 2021 dans l’optique d'examiner la situation de l'école nigérienne, le cadre de concertation des syndicats de l'éducation (CCSE) a rendu publique une déclaration dans laquelle il dénonce les mauvaises conditions de vie et de travail des enseignants. C’est ce qui justifie leur union afin d’exiger entre autres du gouvernement, la fin de la contractualisation dans le secteur de l'éducation et de la formation en recrutant tous les enseignants contractuels à la fonction publique, le paiement à terme échu des pécules des enseignants contractuels et les salaires des DAP/CEG ; l'instruction des promoteurs des écoles privées à payer intégralement les agents et les enseignants du privé, même pendant les vacances; de respecter le ratio des enseignants permanents dans les établissements privés ; de respecter la grille du paiement de frais de vacation; la mise en solde des promotions de DAP/CEG sorties de 'ENS et Amir Sultan, la régularisation immédiate des salaires et des pécules ; e parachèvement du paiement des incidences financières ou encore, l'État des lieux de l'animation du système éducatif nigérien. Voici l’intégralité de cette déclaration

  • Considérant la constitution du 25 Novembre 2010; -Considérant la loi N°98-12 du 1er Juin 1998 portant Orientation du Système Éducatif Nigérien;
  • Considérant que l'éducation est la base de toute oeuvre de développement d'une nation voire de toute société humaine;
  • Considérant les différents défis auxquels fait face le système éducatif nigérien -Considérant l'état de paupérisation dans lequel végètent les enseignants du Niger;
  • Vu les difficultés que vivent les enseignantes et les enseignants du Niger -Vu le retard criard du paiement de pécule des enseignantes et enseignants contractuels;
  • Vu l'engagement du président de la république de redonner au système éducatif ses lettres de noblesse;
  • Nous, syndicats d'enseignants avons décidé de mutualiser nos efforts au sein d'un regroupement dénommé CADRE DE CONCERTATION DES SYNDICATS DE L'EDUCATION(CCSE).


Le CCSE Constate que les acteurs incontournables du système éducatif Nigérien que sont les enseignantes et les enseignants ne sont pas mis dans des conditions satisfaisantes et décentes de vie et de travail.


C'est pourquoi, nous syndicats (USECOB, SYNAFCES, SYNECO, SYNPES, SYNAAEP UNAFCE) regroupés au scin du CADRE DE CONCERTATION DES SYNDICATS DE L'EDUCATION (CCSE), décidons de nous mettre ensemble et faire bloc pour la défense de notre plate-forme revendicative, composée entre autres des points suivants: Le respect des clauses de partenariat ; la fin de la contractualisation dans le secteur de l'éducation et de la formation en recrutant tous les enseignants contractuels à la fonction publique ; le paiement à terme échu des pécules des enseignants contractuels et les salaires des DAP/CEG ; l'instruction des promoteurs des écoles privées à payer intégralement les agents et les enseignants du privé, même pendant les vacances; le respect le ratio des enseignants permanents dans les établissements privés ; le respecter de la grille du paiement de frais de vacation; la mise en solde des promotions de DAP/CEG sorties de 'ENS et Amir Sultan ; la régularisation immédiate des salaires et des pécules ; le parachèvement du paiement des incidences financières ; l'État des lieux de l'animation du système éducatif ; l'implication effective dans l'organisation du BAC, des syndicats d'enseignants et le respect du décret qui octroie les indemnités aux agents de l'État en mission ; l'audit du fond alloué à l'éducation ; l'amélioration des prestations de Niger-Poste; En outre, concernant les examens de fin d'année, notamment le BEPC et le BAC, la CCSE félicite le gouvernement pour les dispositions prises pour l'organisation des examens crédibles même si nous attendons les résultats de l'enquête sur la fuite au BEPC qui a permis le report dudit examen; salue le courage et abnégation des camarades militantes et militants pour leur sens de responsabilité dans l'organisation desdits examens. A propos du BEPC, le CCSE rappelle aux autorités qu'elle suit avec attention la suite réservée aux auteurs de la fuite qui a occasionnée le report dudit examen car jusque-là, les mêmes acteurs sont en place en toute impunité compromettent gravement la sincérité et la crédibilité de ce diplôme. Pour le BAC, le CCSE condamne les pratiques de l'Office qui consistent d'une part, à envoyer des enseignants qui ne répondent pas aux critères car ne tenant pas des classes de terminale et d'autre part se réserve le droit de saisir la HALCIA pour investiguer afin de mettre à nu tous les réseaux mafieux qui opèrent à cet effet et qui empêchent aux vrais méritants d'être mis dans leur droit le plus absolu. Par ailleurs, le CCSE dénonce le comportement des agents de la direction de soldes du ministère de l'économie et des finances qui opèrent des coupures syndicales à la source sans l'accord des fonctionnaires alors que cet acte est illégal. Le CCSE envisage de saisir la HALCIA afin que le ministère des finances renonce à cette pratique qui n'honore pas le pays, car nulle part au monde cette pratique n'est tolérée. Nous interpelons le ministre des finances à prendre les dispositions nécessaires afin d'instruire sa direction de solde de sursoir à toute coupure syndicale afin que chaque syndicat contacte ses propres militantes et militants pour la mobilisation des cotisations syndicales.

VIVE l'ÉCOLE NIGÉRIENNE!
VIVE LE CCSE!
VIVE LE MOUVEMENT SYNDICAL!
LA LUTTE CONTINUE