Le Président de la République : Un Homme providentiel ? - Par Ph.D. Youssouf MAYAKI

« La  politique est comme l’agriculture, il faut savoir cueillir le fruit de votre semence au bon moment, car avant, il n’est pas mûr,  et après, il n’est plus mûr ! » Hassan II, Roi du Maroc, cité par N’Gbanda Nzambo Ko Atumba

Le 27 décembre 2020, les Nigériens ont été sollicités (au Niger, le vote est un droit et non une obligation contrairement à d’autres pays) dans le cadre des élections législatives couplées aux présidentielles ; la reine des consultations. Ainsi, un président démocratiquement élu au suffrage universel va succéder à un autre sans rupture dans le processus de démocratisation du pays ; une première dans l’histoire du Niger indépendant ! Les résultats globaux provisoires proclamés par la CENI ce samedi 02 janvier 2021 confirment qu’il y aura un second tour le 21 février mettant en scène Mohamed Bazoum et El hadj Mahamane Ousmane, deux poids lourds de la politique contemporaine originaires de la même région de Zinder ; un autre fait inédit. Aurons-nous à la tête du pays un homme d’action qui réfléchit (Seyni Kountché, Ibrahim Baré Maïnassara, Félix Houphouët-Boigny, Jacques Chirac, Jean Chrétien) ou un homme de réflexion qui agit (Djibo Bakary, Diori Hamani, Léopold Sédar Senghor, Georges Pompidou, Pierre Elliot-Trudeau) ou les deux ?! Selon l’expression heureuse d’Alain Duhamel dans son livre ‘La marche consulaire’. Les électeurs nigériens auront, aussi, à choisir non pas entre des programmes individuels de partis mais bien entre deux programmes de gouvernement alternatifs et concurrents.

Etre Président de la République dans notre système n’est pas une sinécure. En effet,  notre constitution s’inspirant, selon les experts,  de la constitution de la Vè  République française, en reprend les principes fondamentaux. Ainsi, le Président de la République est le garant de l’indépendance nationale, de l’unité nationale, de l’intégrité du territoire, du respect de la constitution, des traités et accords internationaux. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, ainsi que la continuité de l’Etat. Il nomme les membres du Gouvernement (y compris le Premier ministre) et met fin à leurs fonctions. Président du Conseil des Ministres, il dispose d’un très large pouvoir de nomination aux grands postes de l’Etat (emplois civils, militaires, judiciaires) ; et ce pouvoir n’est ni neutre, ni théorique. On voit tous les enjeux en période de cohabitation institutionnelle. Il est le véritable et unique ‘patron’ de la diplomatie, le Chef Suprême des armées, le Chef de l’administration, et préside le Conseil de la République. Véritable incarnation de la nation, il est censé rassembler tout le monde en se plaçant au-dessus des partis politiques ; les constitutionnalistes le qualifient régulièrement de « clef de voûte » des institutions. Dans l’ordre même de la présentation des pouvoirs, le Chef de l’Etat devance le parlement. En fait, c’est un véritable monarque dès lors qu’il dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée Nationale. Dans le cas contraire, on se retrouve dans un régime parlementaire. C’est cette aptitude à muer en fonction de l’évolution des choix du peuple souverain qui fait la force du régime semi-présidentiel à la française. Ce n’est donc pas celui-ci qui est instable par essence mais le désir des électeurs. Ce qui n’empêche pas le Professeur Frédéric Joël Aivo de faire la proposition suivante : « il nous semble judicieux d’instituer aux côtés du Président de la République un acteur politique efficace pouvant conduire les grands travaux de développement et servir en même temps pour le Chef de l’Etat de parade aux aléas dangereux d’une action politique réformatrice. Tel sera dans notre format néo-présidentiel, l’essentiel de la mission du Chef de Gouvernement. »

Plus impressionnantes encore sont les armes de contrôle politique dont dispose le Président. En menaçant simplement d’en user, il maîtrise sans peine les mécanismes du jeu politique. Ces armes sont d’intensité différente. La première, la dissolution, ne s’inscrit pas vraiment dans la tradition politique française et  comporte des risques non négligeables ; la deuxième, le référendum, est très souvent source de malentendu, au lieu de répondre à la question posée, le peuple profite de l’occasion pour sanctionner le pouvoir en place (!) ; la troisième enfin est l’arme suprême des temps de crise qui permet d’instaurer, pour une durée limitée mais sans véritable contrôle, une dictature de salut public (Arnaud Teyssier). On peut, sans risque de se tromper, affirmer qu’une telle constitution est faite pour ‘l’homme providentiel doté d’humanité et d’autorité’.

Le fondateur de la Vè république française, le Général de Gaulle l’a voulu ainsi ; un texte au service d’une grande ambition et d’un rôle exceptionnel convaincu d’être l’homme providentiel pour remédier à une gouvernance chaotique d’une IVè république à bout de souffle dans un pays en proie au doute après le traumatisme de la seconde guerre mondiale et face à la montée des mouvements indépendantistes et parfois franchement révolutionnaires dans les colonies. Ecoutons Jacques Chirac, Président de la République française (1995 - 2007) parler de ses impressions de retour du service militaire en Algérie :

  « Ce qui me frappe en rentrant d’Algérie où j’ai vécu, pendant plus d’une année, pratiquement coupé de tout, c’est l’effondrement moral, politique et administratif de notre pays, où la faillite de l’Etat se conjugue à l’inertie de l’opinion. Nul alors ne semble s’indigner, ni même s’étonner que, mois après mois, le gouvernement français soit obligé d’aller mendier ses fins de mois, à l’étranger. Après s’être tourné vers les Américains, le voici contraint de s’adresser aux Allemands, douze ans après la Libération. Le jeu politique, sous cette IVe République finissante, s’apparente à un théâtre d’ombres où s’agitent des spectres interchangeables et désabusés. J’en arrive à me demander s’il est encore utile, et même convenable, dans ces conditions, de consacrer sa vie à servir un Etat qui n’est plus digne de ce nom. Cette période précédant le retour au pouvoir du Général de Gaulle me marquera profondément. Elle constitue l’un des rares moments de déception et de découragement que j’ai connus au cours de mon existence. » Extrait de son livre ‘Chaque pas doit être un but’.

Le Général De Gaulle qui a des origines irlandaises (côté maternel) « fut marqué surtout par un récit romantique : Le libérateur de l’Irlande ou la vie de Daniel O’Connell. Il devait toujours se souvenir de cet exemple, exaltant, de résistance contre la persécution religieuse et nationale.» (David Schoenbrun ; Les trois vies de Charles de Gaulle, 1965).  Mais qui est ce Daniel O’Connell qui a façonné tant sa personnalité, sa vision de la vie, son destin ? « Jamais, en aucun siècle et en aucun pays, aucun homme ne prit sur sa nation un empire aussi souverain, aussi absolu, aussi complet. L’Irlande se personnifie dans O’Connell. Il est en quelque sorte, à lui seul, son armée, son parlement, son ambassadeur, son prince, son libérateur, son apôtre, son Dieu. » (Timon ; Livre des Orateurs, 1842) cités dans Arnaud Teyssier.

Dans une chronique parue dans l’hebdomadaire français L’Express consacrée à la question des aptitudes d’un Président de la République dans un tel cadre, Jacques Attali énumère les qualités que devrait posséder un Président auxquelles j’ajouterai quelques précisions et modifications pour tenir compte de notre environnement. Il commence par affirmer un truisme ; un Président n’est ni un Ministre, ni un Premier ministre ! N’Gbanda Nzambo Ko Atumba met en garde le Président de la République en Afrique qui serait tenté de se comporter en Chef coutumier ! Il doit d’abord penser cette incarnation, à chaque instant, qui détermine tout. Il doit la vivre profondément. C’est pour cela que dans les pays développés où les institutions sont fortes et les ressources humaines assez abondantes pour ne pas constituer un goulet d’étranglement à l’action du Président ; choisir un candidat aux élections présidentielles à l’intérieur d’un camp (parti politique, coalition de partis, plateformes) c’est choisir avant tout un profil psychologique.

Dans ce contexte, le Président de la République doit sans cesse penser à la trace de son action dans l’histoire de son pays passée et future. En plus d’une grande capacité de travail et d’un caractère solide pour supporter une pression terrible. Bien sûr, on s’attend à ce qu’il s’exprime correctement dans la langue officielle (le français), parle parfaitement la langue véhiculaire de l’unité nationale (le haoussa) et au moins une langue internationale (l’arabe ou l’anglais). Savoir travailler en équipe mais décider seul, sans le faire en fonction de ses intérêts personnels et partisans ou de rancunes personnelles. Dans l’exercice quotidien de sa fonction, il doit éviter de se mêler des détails ; s’en tenir à de grandes directives, et seulement recadrer les ministres quand ils s’écartent de la ligne tracée. Tout en se gardant de s’entourer d’individus haineux et médisants qui malgré les honneurs, l’aisance financière et le pouvoir sont aigris et en veulent à la terre entière ; parce que la méchanceté est la caractéristique principale des personnes souffrant d’un sentiment d’infériorité se sentant obligées de salir et d’écraser toutes les personnes pouvant potentiellement paraître plus brillantes à leurs yeux. Celles-ci tirent la gouvernance vers le bas et ainsi le pays tourne en rond scotché à des performances médiocres jusqu’à l’implosion. Le cas du Premier Ministre est plus compliqué ; en effet, si le Président nomme ce dernier, il ne peut pas le limoger ! (ce qui n’est plus le cas dans la dernière constitution du Niger). Seule une motion de censure votée par la majorité des députés peut le faire partir en dehors d’une démission de sa part. Dans son livre, ‘Le pouvoir et la vie’, Valéry Giscard d’Estaing a relevé l’incongruité d’un tel échafaudage constitutionnel et quelle solution pratique le pouvoir gaulliste a trouvé pour contourner cette difficulté. Les causes potentielles de conflit sont plus fréquentes en Afrique où on reproche aux dirigeants africains actuels de ne pas avoir de vision mais plutôt des visées à la différence des ‘pères de l’indépendance’ : Djibo Bakary, Diori Hamani, Kwamé N’Krumah, Modibo Keita, Félix Houphouët-Boigny, Ahmed Sékou Touré, L’Empereur Haïlé Sélassié, Jomo Kenyatta, Patrice Lumumba, Le Roi Mohamed V, Ahmed Ben Bella, Gamel Abdel Nasser, etc…(Amzat Bakari-Yaraba).

Une grande connaissance des sujets les plus essentiels pour l’incarnation de la nation est indispensable. Il s’agit des problèmes militaires et de souveraineté, financiers, éducatifs et sociaux, les questions de géopolitique des ressources naturelles et de coopération notamment avec les pays voisins frères qui sont des puissances continentales (Nigeria, Algérie). En effet, une chose qui frappe l’étranger résidant à Niamey, le Nigérien de la diaspora ou l’étudiant de retour après un long séjour à l’extérieur ; c’est l’absence de l’Algérie et du Nigeria sur les médias notamment les télévisions publiques et privées pour montrer les opportunités formidables que leurs économies offrent aux Nigériens. Comme si tout le monde s’est donné le mot ; c’est un sujet tabou ! L’Expert y notera la tiédeur des relations  économiques, sociales et culturelles avec  ces voisins jugés encombrants par les ennemis de l’Afrique. Pour comprendre, il faut se référer à l’œuvre monumentale d’un grand spécialiste de l’histoire africaine ; Klaas Van Walraven ; ’Le désir de calme - L’histoire du mouvement SAWABA au Niger’. Il explique comment Charles de Gaulle a posé les trois principes cardinaux de la diplomatie des pays africains francophones sahéliens notamment le Niger. Ils tournent tous autour du désert du Sahara : l’Algérie, l’OCRS (la question touarègue), l’uranium. C’est ainsi que le projet d’un chemin de fer traversant le désert du Sahara élaboré par le gouvernement de Vichy dirigé par le Maréchal Pétain fut jeté aux oubliettes au lendemain de la seconde guerre mondiale. De même, on se demande le sort véritable réservé au projet de gazoduc trans-saharien de 4128 km (NIGAL) d’une capacité de transport de 30 milliards de m3 de gaz naturel entre Warry au Nigeria et Hassi-R’Mel en Algérie et dont la mise en service est prévue pour 2020. Que devient, enfin, le projet de renouvèlement complet par l’Algérie de la totalité du parc des poids lourds au Niger grâce à la fourniture de milliers de camions avec un financement assuré de la Banque Islamique de Développement (BID) initié par le CNUT en 2000 ? Ou celui de coopération tripartite Air Niger International (Niger) – Khalifa Airways (Algérie) – Kabo Airlines (Nigeria) toujours initié par le CNUT en 2000 ? Ou encore du prolongement du réseau ferroviaire nigérian au Niger ? La bonne nouvelle ;  le Ministre nigérian des Transports, Rotimi Amaechi vient de signer ce lundi 11 janvier à Abuja un contrat d’exécution avec l’entrepreneur, Mota-Engil Group, pour la construction du chemin de fer à écartement standard Kano-Katsina-Jibiya-Maradi, d’une valeur de 1,9 milliards de dollars (environ 1000 milliards FCFA). Sinon, je sais, par expérience, le sort réservé aux patriotes sincères soucieux du resserrement des liens avec l’Algérie et le Nigeria et au-delà l’intégration africaine grâce à des projets concrets et palpables (surtout dans le domaine stratégique du transport) conformément aux idéaux de coopération Sud-Sud dans une perspective gagnant-gagnant’.

Pour mener à bien sa mission, un Président de la République doit être capable de créer un consensus avec l’opposition sur les grands sujets de défense et sécurité, les finances publiques, la monnaie et les ressources naturelles (uranium, pétrole, gaz, or, charbon, etc…). Mieux, il doit être sincèrement et constamment préoccupé par le sort des populations ; avoir de l’empathie pour tous, de la compassion pour les faibles et les démunis, et de la considération pour les élites intellectuelle et culturelle faute de quoi aucune émergence du pays n’est possible.

Le Niger, ancienne colonie française,  a obtenu son indépendance grâce à la lutte héroïque de son peuple sous le leadership d’une élite nationaliste composée d’instituteurs (mais pas uniquement) formés en grande majorité à la célèbre et prestigieuse Ecole Normale William Ponty, institution fédérale de l’Afrique Occidentale Française (AOF) installée au Sénégal à Saint Louis d’abord, puis à l’île de Gorée et enfin à Sébikotane situé sur le continent à 41 km de Dakar; grâce aux luttes armées des autres peuples colonisés en Afrique, en Asie et dans le monde arabe ;  finalement grâce au nouveau contexte international d’après la seconde guerre mondiale marqué par l’émergence  de nouvelles super puissances en l’occurrence les Etats Unis d’Amérique et l’URSS ouvertement anti colonialistes. Pourquoi ce bref rappel ? Pour dire que le Président de la république doit être un patriote intraitable. C’est une attente sérieuse du peuple nigérien qui a été bien comprise par les ‘partis de la deuxième génération’ issus de la scission des ‘partis historiques’ de  la Conférence Nationale quand on voit l’usage récurrent du qualificatif ‘patriote’ dans leur acronyme. Mais pour cela, il doit avoir un caractère bien trempé et être solide physiquement et dans la tête ; faisant preuve en toutes circonstances de détermination et de discernement !

Le Niger doit relever d’énormes défis économiques et de gouvernance ; mais les raisons d’espérer existent. Pourvu que le Président comprenne qu’il y a urgence à considérer l’amélioration des conditions de vie des populations comme l’objectif principal de son premier mandat. Pour cela, il faut donner de l’importance au développement économique de la nation et affirmer que désormais l’économie constituera la pierre angulaire de sa gouvernance.

Le premier test est la formation du gouvernement ; gouvernement de remerciements (concept emprunté à François Mitterrand pour caricaturer le premier gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing en 1974) versus gouvernement de développement. Dans le premier cas, il s’agit d’une équipe composée de personnes qui ont accompagné  le leader politique dans la conquête du pouvoir : des ‘combattants de la première heure’ qui forment le premier cercle ; des ‘militants cachés’, amis personnels ‘apolitiques’ prêts à apporter un appui financier significatif au bon moment ; des bailleurs de fonds bien connus des militants et même du grand public qui attendent un retour sur investissement (commerçants presque toujours analphabètes, ils ont leurs cadres à placer et des marchés à conquérir) ; des alliés politiques qui ont été décisifs dans la ligne droite. Enfin, il ne faut pas oublier les parents amis et connaissances (PAC) qui se drapent du manteau de technocrates neutres non concernés par les clivages partisans, donc forcément mus par le seul intérêt général et ……compétents !? Dans le deuxième cas, c’est-à-dire celui de gouvernement de développement ; il s’agit de relever le défi de la gestion du pouvoir, exercice délicat qui exige de s’entourer de personnes compétentes sur le plan technique et rompues aux rouages de l’administration tant publique que privée pour être capables de répondre aux attentes des populations. En plus des qualités intrinsèques requises, celles-ci doivent avoir démontré leur souci du bien-être commun et du destin de leur pays (qui n’est pas uniquement la somme des hasards) de sa trajectoire et de son rôle dans le monde soit en militant dans des partis politiques ou dans les organisations de la société civile et avoir ouvertement pris position très librement sur la marche de la nation et les grands problèmes de société à travers meetings, marches et manifestations diverses, cours, conférences-débats, interviews radio-télévisées, publications et écrits divers, etc…...Et maintenant, le Président doit trouver une combinaison optimale qui soit un équilibre stable entre ces deux groupes. Parce que les défis sont énormes en termes de : savoir (école, apprentissage, recherche, innovation) qui fait la richesse comme l’affirme l’un des plus célèbres spécialistes de l’histoire économique, David S. Landes dans son livre ‘Richesse et Pauvreté des Nations’ en ces termes : « Les institutions et la culture en premier, l’argent ensuite ; mais , au tout début et de façon croissante, ce fut le savoir qui fit toute la différence » ; bonne gouvernance (allocation optimale des ressources, imputabilité, croissance et redistribution) ; emploi des jeunes (formation, industries, grands projets/travaux HIMO). Ces derniers s’impatientent et exigent : une bonne formation qui débouche sur un emploi, le règlement des problèmes d’insécurité et le renouvèlement de la classe politique. Ce qui est très pertinent, sauf que ce dernier point ne se décrète pas. Il est vrai que si le changement de classe politique ne garantit pas le changement de politique, il est clair qu’une politique nouvelle ne peut se faire avec l’ancienne classe politique à moins que les futurs dirigeants ne la ‘trahissent’ dans l’intérêt supérieur du peuple pour reprendre une terminologie révolutionnaire chère aux marxistes ! Mais, il est bon de clarifier ce débat ; à savoir si renouvèlement signifie rajeunissement en considérant que cette mutation va garantir le progrès économique et social donc la paix. Or, comme dirait l’autre : « en Afrique il n’y a pas de problème de générations mais un problème de mentalités ».  

Quelques références

  • Frédéric Joël Aivo ; Le Président de la République en Afrique Noire Francophone : Genèse, mutations et avenir de la fonction, L’Harmattan, 2007.
  • Jacques Attali ; « Quelles qualités pour un Président », L’Express, 2011.
  • Robert B. Charlick ; NIGER : Personal Rule and Survival in the Sahel, Westview Press, Inc., 1991.
  • Jacques Chirac ; Chaque pas doit être un but, NiL éditions, 2009.
  • Alain Duhamel ; La marche consulaire, Plon, 2009.
  • Valéry Giscard d’Estaing ; Le pouvoir et la vie, vol. 1. La rencontre (1988), vol. 2. L’affrontement (1991), Fayard.
  • David S. Landes ; Richesse et Pauvreté des Nations, Albin Michel, 1998.
  • Honoré N’Gbanda Nzambo Ko Atumba ; Ainsi sonne le glas : les derniers jours du Maréchal Mobutu, Editions Gideppe, 1998.
  • Arnaud Teyssier ; La Vè République (1958-1995) : de De Gaulle à Chirac, Editions Pygmalion, 1995.
  • Klaas van Walraven ; Le désir de calme : l’histoire du mouvement Sawaba au Niger, Presses universitaires de Rennes (PUR), 2017. Youssouf MAYAKI, Ph.D.

Youssouf MAYAKI, Ph.D.
Economiste
Haut Fonctionnaire des Finances
Administrateur Civil
Homme politique