L’air du temps : Sale temps pour les terroristes


Ces derniers jours, les échos qui nous parviennent des différents fronts de la lutte contre le terrorisme sont tout aussi bons que réconfortants. En effet, depuis quelques jours, les armées du Niger, du Burkina Faso, et du Mali, soutenues par des forces alliées de la France et du Tchad, ont déclenché une traque sans trêve ni répit contre les pseudo-djihadistes qui écument la zone dite des ‘’trois frontières’’.

En effet, du côté nigérien, suite aux attaques perpétrées contre les populations de l’Anzourou qui n’ont pas eu d’autre choix que de déserter la zone avant d’être reconduites dans leurs terres d’attache par des contingents de l’armée, il ne fait plus bon vivre pour les terroristes. Car, déterminée à assurer la protection des civils, l’armée s’est déployée dans toute la contrée, abattant l’ennemi de la main implacable de la revanche.

Pourchassés, les ténébreux ‘’tueurs à moto’’ qui, il y a quelque jours encore, semaient la mort et la désolation en tirant sur des civils dans la région de Tillabéri, ont dû abandonner dans leur fuite, femmes, enfants, armes et motos pour se fondre dans la nature. Des dizaines de motos ont été brûlées et un impressionnant arsenal de guerre a été saisi. Traqués de tous les côtés, les assoiffés de sang subissent le triste sort d’une hyène devenue aveugle au milieu de la jungle !...

Car, de l’autre côté de la frontière, les forces burkinabè déployées dans la zone les attendent de pied ferme. En effet, depuis la lâche et tragique attaque de Solhan ayant fait près de 140  civils morts, l’armée burkinabè s’est lancée aux trousses des assaillants, la rage de vaincre au ventre. Les opérations systématiques de bouclage et de fouille ont permis de tuer une dizaine de terroristes, de saisir des armes et de détruire des véhicules et des motos appartenant aux terroristes.

Du côté de la frontière malienne, le terrain est encore parsemé d’embûches pour les ‘’motards fous’’. Les armées maliennes, nigériennes et les forces alliées veillent efficacement aux grains. Le mardi 15 juin, lors d’un accrochage avec un détachement de l’armée nigérienne opérant en collaboration avec les français, plus d’une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Quelques jours auparavant, coup sur coup, un cadre » du groupe Etat islamique au grand Sahara (EIGS) a été arrêté, tandis qu’un autre cadre d’Aqmi au Mali, celui-là même qui s’est rendu coupable du rapt et de l’assassinat de deux journalistes de RFI en 2013, tombait sous les balles de l’armée française.

De l’autre côté, à l’extrême est du Niger, les Forces Armées Nigériennes alignent des victoires foudroyantes contre les barbares de Borko Haram, au grand soulagement des populations du Manga qui ont vu des chasseurs et des hélicoptères balayer le ciel pour cracher le feu sur des combattants de Boko Haram venus attaquer la localité de Diffa. Traqués comme des lapins et encerclés de tous les côtés, l’heure a sonné pour les terroristes de payer de leur vie le prix de leur incurie.

Assane Soumana(onep)

18 juin 2021
Source : http://www.lesahel.org/