Affaire " bébés importés " La prophétie de Me Mossi Boubacar

Affaire " bébés importés " La prophétie de Me Mossi BoubacarDes sources proches du dossier, seul Me Mossi Boubacar aurait prévenu les concernés sur les risques d'une telle option. Aujourd'hui, à l'épreuve des faits, le temps semble lui donner raison. Avec l'exécution de l'arrêt, à l'exception du cas de Hama Amadou qui est parti en cassation, tous les autres accusés vont faire la prison et la décision de la Cour est désormais devenue définitive d'autant plus que le délai de recours a expiré. À quoi alors une remise de peine servirait - elle dans de telles conditions ? L'on se rappelle que le délibéré de l'affaire des présumés " bébés importé "s avait provoqué des réactions tous azimuts, tant au plan national qu'international. Les professionnels, commentateurs et autres analystes de droit, avaient tous, prédit, chacun selon sa vision, les conséquences liées à la décision de la Cour d'Appel. Pour mémoire, il y a lieu de se souvenir que le jour du procès, les avocats constitués pour la défense des accusés avaient avancé des arguments convaincants qui mettent en cause la procédure. Les hommes en noir avaient soulevé des exceptions avant d'aborder le fond du procès. La Cour avait joint les exceptions au fond, c'est-à-dire, qu'elle avait décidé de les examiner en même temps que les arguments portant sur la culpabilité ou non des accusés. Ce qui avait amené les avocats à dénoncer une parodie de justice en quittant la salle d'audience. Selon des spécialistes, certaines exceptions ne devraient pas être jointes au fond. C'est le cas de l'exception d'inconstitutionnalité pour laquelle selon la loi, la Cour devrait nécessairement sursoir à statuer, le temps que l'organe habilité, à savoir la Cour Constitutionnelle, se soit prononcé. Selon toujours les spécialistes, la rapidité de la décision rendue, alors qu'il n'y avait pas péril, a provoqué les commentaires auxquels l'opinion avait eu droit.

Egalement, plusieurs avis ont été émis quant à l'opportunité d'exercer ou non un recours contre l'arrêt. Il semblerait que la plupart avait opté ne pas se pouvoir en cassation pour ne pas retourner en prison parce qu'on aurait pro- mis des remises de peine.

08 juin 2017
Source : Le Courrier