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Installation du dispositif National chargé de la préparation, des négociations, du Suivi de la mise en œuvre et de la Vulgarisation de l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine : Assurer une meilleure coordination des activités de la ZLE

-Le Premier ministre, Chef du gouvernement SE Brigi Rafini a procédé le lundi dernier à l’installation du Dispositif National chargé de Préparation, des Négociations, du Suivi de la mise en œuvre et de la Vulgarisation de l’Accord de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf).

Le Dispositif National qui a été installé et placé sous l’autorité du Ministre Conseiller Spécial du Président de la République en Charge du Climat des Affaires et de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine, a pour mission de préparer les négociations relatives à l’accord de la ZLECAf en tenant compte des intérêts et préoccupations du Niger ; assurer le suivi de la mise en œuvre de l’accord de la ZLECAf ; assurer la vulgarisation de l’accord de la ZLECAf au niveau national et continental ; élaborer un plan d’action et rechercher les ressources du financement ; mettre en place des sous-comités correspondant aux groupes techniques de travail définis par l’Union Africaine ; faire toutes propositions au gouvernement pour faire face aux enjeux et défis de la ZLECAf ; élaborer des rapports périodiques sur les négociations conformément au calendrier fixé par l’Union Africaine ; coordonner les actions de vulgarisation de la ZLECAf.

Retenons que dans le cadre de sa mission, le dispositif, entretient des relations étroites avec tous les organes nationaux, régionaux et internationaux dont les missions concourent à l’atteinte des objectifs de la ZLECAf.

Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Premier ministre, Chef du gouvernement SE Brigi Rafini a d’abord rappelé que la création de la ZLECAf est l’un des objectifs du Traité d’Abuja de 1991 instituant la Communauté Economique Africaine. Il s’agit principalement de promouvoir le développement économique, social et culturel ainsi que l’intégration des économies africaines en vue d’accroitre l’autosuffisance économique et favoriser un développement endogène et auto-entretenu. En effet, en janvier 2012, les Chef d’Etat et de gouvernement africains ont adopté lors du 18 Sommet de l’Union Africaine, la décision de commencer les négociations relatives à la ZLEC en 2015 avec 2017 comme date indicative pour la conclusion d’un accord a-t-il indiqué. Le Chef du gouvernement a noté que devant l’absence d’avancées notables dans les négociations, le 28e Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine qui s’est tenu en janvier 2017 à Addis-Abeba en Ethiopie, a désigné SE Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l’Etat, Champion de l’Union Africaine pour la ZLECAf. Précisons que les négociations de la ZLECAF comportent deux (2) phases. La première phase, celle en cours, englobe le commerce des biens et des services ; et la deuxième phase concernera les investissements, les droits de la propriété intellectuelle et la politique de concurrence. SE Brigi Rafini a confié que des efforts importants ont été déployés par SE Issoufou Mahamadou, et cela a permis la tenue du 10e Sommet Extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine dédié à la ZLECAf le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda. Selon le Chef du gouvernement, depuis lors, la dynamique d’accélération des signatures et de la ratification de l’Accord sur la ZLECAf est engagée. Au stade actuel le nombre de signature est de 49, tandis que celui de la notification des instruments de ratification est de huit(8).

En outre, le Premier ministre, Chef du gouvernement a souligné que la création de la Zone de Libre-Echange Continentale fait ressortir de nouveaux enjeux et défis pour des économies aussi faibles que celle du Niger et dont la capacité commerciale est précaire. Néanmoins, dit-t-il, notre pays à l’instar des autres pays du continent estime qu’il dispose d’un potentiel à offrir au reste de l’Afrique et que la ZLECAf pourrait être un tremplin pour son insertion dans le commerce international.

Il a par ailleurs rappelé que les modalités sur le commerce des marchandises prévoient un niveau d’ambition de libéralisation de 90% des lignes tarifaires. Les 10% des lignes tarifaires restant concernent les produits sensibles et les produits à exclure. SE Brigi Réfini a demandé aux membres du dispositif de préparer l’offre d’ouverture de notre pays qui portera sur la détermination des produits sensibles et des produits à exclure ; l’impact de la libéralisation sur l’économie nigérienne, les recettes publiques, les PME et PMI nigériennes et les couches sociales ; la préparation des listes d’engagement spécifiques pour les secteurs prioritaires de la ZLECAf et éventuellement d’autres secteurs. Il a notifié que le lancement officiel de l’entrée en vigueur de l’Accord sur la ZLECAf interviendra lors du 33e Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine qui se tiendra en Juillet 2019 à Niamey. « C’est un honneur à plus d’un titre, pour notre pays, d’abriter cette importante rencontre. Cela scellera pour toujours la vision d’une Afrique qui parle d’une seule voix’’ », a conclu SE Brigi Rafini.

Laouali Souleymane(onep)

12 septembre 2018
Source : http://lesahel.org/

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