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UZL’acte est gravissime et indigne d’un enseignant chercheur, issu de l’Université de Niamey qui, jadis, faisait la fierté de tous les nigériens. Avec des sommités intellectuelles comme Pr Abou Moumouni Dioffo, Boubacar Ba, Abdou Hamani entre autres. Aujourd’hui, toute cette crédibilité de l’Université Abdou Moumouni est entamée par le plagiat, la honteuse tricherie commise par un certain I.M. Il est enseignant à l’Université de Zinder et secrétaire général de la section SNECS de la dite localité. Cet enseignant qui ne mérite plus son titre de chercheur est accusé de plagiat.

Qu’est ce que le plagiat ? Le « plagiat » est le fait de : « copier un auteur en s’attribuant indûment des passages de son oeuvre » (Petit Robert) ; « copier l’oeuvre ou une partie de l’oeuvre de quelqu’un et s’en attribuer la paternité ». C’est cet acte honteux, une insulte à toute la communauté scientifique, qui vient d’être posé par un enseignant nigérien. Très vite dénoncé, le bruit a fait le tour de toute la communauté scientifique du Niger jusqu’au CAMES (Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur) qui planchera bientôt sur la question. En tout cas, selon des sources dignes de foi, le gouvernement nigérien aurait demandé à l’Université de Zinder de transmettre le dossier au CAMES. Et cela sans préjudice de poursuite judiciaire. Vraisemblablement, dans cette honteuse affaire, le sieur I.M ne serait pas seul. Selon nos sources, il serait secondé dans cette ignominie intellectuelle par un autre enseignant du département de Géographie de la Faculté des lettres de l’université de Niamey. Ce dernier, dont de forts soupçons pèsent sur son parcours académique et son recrutement au département de géographie, serait également mouillé. Acte qui ternit davantage l’image de notre pays. Avec des conséquences désastreuses pour les jeunes nigériens qui aspirent à s’inscrire dans des universités de renommée internationale. Indigné par cette pratique indigne, selon des sources crédibles, le gouvernement aurait décidé de procéder aux vérifications de l’authenticité des publications des enseignants et chercheurs nigériens. A cet effet, selon toujours nos sources, un dispositif sera bientôt mis en place. Par ailleurs, les autorités comptent demander aux étudiants de dénoncer toute reproduction et publication d’un exposé, d’un mémoire ou d’une quelconque oeuvre écrite par un étudiant par un enseignant. Cela pour mettre fin à l’adultère intellectuel en cours dans les Universités publiques du Niger. Mais faudrait-il également que les autorités mettent le bouchon double pour traquer tous ces délinquants intellectuels qui présentent des faux diplômes pour se faire nommer. Car, ils sont nombreux ces faussaires dans les services publics de notre pays.

Vivement donc que le mal puisse être endigué voire extirpé de tous les services. Pour commencer, nous invitons la HALCIA à faire un tour à la mairie de Niamey et à la SPEN.

Norbert





18 mai 2019
Source : Le courrier

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