1er Congrès statutaire du SYNAAENF : Les congressistes recommandent la tenue des états généraux du sous-secteur de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle

La salle de conférence de l’INDRAP a accueilli le samedi 31 octobre dernier, le 1er congrès statutaire du Syndicat National des Agents de l’Alphabétisation et de l’Education Non Formelle (SYNAAENF). La cérémonie d’ouverture de cette instance, qui a vu aussi la participation des délégués de l’intérieur du pays, a été présidée par la Directrice générale de l’Education non formelle, Mme Hatchabi Kouriram. Plusieurs recommandations ont marqué la fin des travaux.

Al’issue des assises M. Hama Amadou Sidibé a été élu Secrétaire général du syndicat. Il faut rappeler qu’à l’ouverture dudit congrès, la Directrice générale de l’Education non formelle a indiqué que l’éducation de base constitue une arme pour lutter contre plusieurs fléaux sociaux auxquels font face nos communautés. «Il est de notre devoir, en tant que Ministère de l’Education de base, de faire en sorte que tous les citoyens nigériens puissent accéder à l’Education de base, qui est aujourd’hui une arme pour lutter contre les fléaux sociaux auxquels nos communautés font face», a-t-elle déclaré. Parmi ces fléaux, Mme Kouriram a cité la question de la sécurité, celles de la paix, du développement, etc. En effet, a-t-elle ajouté, la jeunesse qui constitue une grande partie de la population nigérienne est le bras valide pour promouvoir toute action de développement, d’où la nécessité de son éducation et de son activité. La Directrice générale de l’Education non formelle a souligné que depuis plusieurs années, le gouvernement met l’accent sur la qualité et l’accessibilité à l’éducation de base au Niger. Cette instance du SYNAAENF intervient dans un contexte où le sous-secteur de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle traverse une période difficile, selon le S.G du Bureau exécutif national provisoire du SYNAAENF, M. Hama Amadou Sidibé. «La situation de notre soussecteur est loin d’être reluisante. Pour pallier cet état de fait, nous devons structurellement et fondamentalement repenser la politique de notre secteur, pour qu’il soit un levier pour le développement plutôt que d’être perçu comme un enseignement au rabais. Il faudra donc repenser aussi bien le cadre institutionnel, les stratégies, le mode de financement, que nos propres comportements qui sont, de fois, en déphasage avec les exigences d’une administration au service exclusif du bien-être de la population», a souligné M. Sidibé.

A l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations. Ils ont notamment recommandé la tenue des états généraux de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle ; l’attribution d’un quota au sous-secteur de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle lors des concours de recrutement des enseignants contractuels ainsi que lors des intégrations directes à la Fonction publique. Il ya aussi l’adaptation du contrat actuel au contexte spécifique du sous-secteur de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle ; la nomination des cadres de l’Alphabétisation comme responsables au niveau des Directions régionales et Départementales de l’Education, aux même titre que ceux du formel.

Mahamadou Diallo

04 novembre 2020

Source : http://www.lesahel.org/