Main basse de SUISSE-UMEF sur l’École Primaire Poudrière 2 : Une affaire qui sent le roussi...

 


Décidément l'université Suisse-Umef n'est pas prête de lâcher le morceau. Malgré les soupçons de prévarication, elle n'a pas l'intention de reculer et de se remettre en cause. Pourtant, il existe bien des organismes suisses qui officient activement, y compris au Niger, dans la lutte contre la corruption. Pour rappel, l'école primaire Poudrière a été démolie parce qu'elle aurait été cédée à une université suisse privée pour lui permettre de construire ses locaux dans cette enceinte située en plein centre-ville de Niamey. L'école, au moment où elle a été attribuée à Suisse-Umef, comptait quelques centaines d'apprenants, notamment dans le secteur de la formation professionnelle et technique. Selon des sources crédibles, Suisse-Umef a attendu de connaître l'issue des élections générales pour abandonner ou reprendre son chantier. Depuis quelques jours, elle a donc accéléré ses travaux en passant à la destruction de ce qui restait de murs de salles de classe et au déracinement des arbres peuplant la cour de l'école. La sortie de l'ancien ministre de l'Urbanisme, Maman Waziri, n'a fait qu'ajouter à la confusion. Ses explications, oiseuses et recherchées de façon laborieuse, laissent planer davantage le doute sur le caractère louche de l'opération qui a permis à cette université privée suisse de faire main basse sur une école primaire qui a formé des générations entières de Nigériens. Cession ou vente, l'école nigérienne a été lésée dans une transaction qui est loin, très loin, d'avoir révélé toutes ses facettes. L'unique certitude, au stade actuel des informations dont a pu disposer le journal Le Courrier, c'est que Suisse-Umef du Niger est la copropriété de certains dignitaires du régime. Nous y reviendrons dans une nouvelle enquête sur l'identité des propriétaires de Suisse-Umef.

Laboukoye