Idées et opinions

Lettre ouverte au ministre de l’enseignement primaire, de l’alphabétisation, de la promotion des langues nationales et de l’éducation civique, Dr. Daouda Mamadou MarthéM. le Ministre en cette année 2020, le Niger et son peuple se préparent à célébrer les 60 ans de son indépendance. Au‐delà de l’enthousiasme, c’est aussi le temps du bilan, de l’introspection de ce qui est advenu de cette accession à la souveraineté internationale.

En presque 60 ans « d’autogestion », le Niger et son vaillant peuple continuent leur marche inexorable vers la construction d'une société solide, sûre, solidaire et prospère pour tous. Parallèlement, les défis sécuritaires, politique, démographique, socioéconomique et éducatif se posent avec acuité et ne cessent de se complexifier chaque jour.

Le premier constat que l’on observe est que, malgré ses multiples richesses tant matérielle qu’humaine, notre pays reste à la traine du développement et loin des objectifs que nous nous sommes fixé comme peuple au soir de cet historique 3 aout 1960.

En effet la croissance démographique reste toujours élevée pendant que le taux de l’analphabétisme, autour de 70 % et l'un des plus élevés du monde, ne montre pas signe de stabilité et nous assistons impuissant depuis quelques décennies à l’affaissement de notre système éducatif a tous les niveaux. Le dernier classement sur l'indice du Développement Humain (IDH) le confirme.

Le récent Conseil des Ministres a examiné et adopté le Bilan des 9 ans de mise en œuvre du Programme de Renaissance. Elaboré sur la base de la consolidation du bilan des 8 ans du Programme de Renaissance et du rapport annuel de performance de l’action du gouvernement au titre de l’année 2019, on retient dans le sous-secteur de l’éducation primaire en particulier, les effectifs des élèves sont passés de 1.726.452 en 2010 à 2.666.748 en 2019,soit une progression de 54,5% portant la taux brut de scolarisation (TBS) de 63,5% à 69,8%. Soit 6,3% d’avancée en presque une décennie. Ce qui veut dire que si la tendance ne change pas et sans tenir compte de la croissance démographique, un demi-siècle est nécessaire pour porter le TBS a 100%.

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