Assemblée nationale: installation de quatre (4) commissions ad hoc

Tinni Commissions parlementaires ad hocL'assemblée nationale a procédé ce lundi 20 mars 2017 à l'installation de quatre (4) commissions adhoc: deux commissions chargées chacune d'une demande de mise en accusation d'un ancien membre du gouvernement;  une commission chargée de l'examen de levée de l'immunité parlementaire d'un député; et une commission d'enquête parlementaire. 
Les deux premières commissions concernent Messieurs Laouali Chaibou et Galadima Ousmane. Le premier, ancien ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, est accusé de complicité de fraude, de trafic d'influence et de faux et usage de faux, dans le cadre du concours de recrutement de 1831 agents de la santé organisé par son ministère. 
Le deuxième, ancien ministre des enseignements supérieurs et secondaires est accusé de détournement de destination d'une somme de 20 millions 500 cent mille. 
La troisième commission est chargée de l'examen de la levée de l'immunité parlementaire du député Sidi Lamine, impliqué dans un vaste réseau de drogue. 
En fin la commission d'enquête parlementaire va se pencher sur la sulfureuse affaire appelée Uraniumgate. Révélée par l'hebdomadaire Le Courrier, elle porte sur une vente circulaire d'uranium d'une valeur de 200 milliards FCFA et implique Hassoumi Massoudou, proche du président Issoufou Mahamadou et actuel ministre des finances. Au moment des faits, il était son directeur de Cabinet. 
Si pour les tenants du pouvoir ces commissions, concernant toutes des personnalités du régime, sont la manifestation d'une volonté réelle de moralisation de la vie publique, pour l'opposition politique et nombre d'observateurs ce n'est que de la diversion.
En effet les journaux de la place ont révélé ces derniers plusieurs scandales financiers impliquant des ténors du régime et qui n'ont pas fait l'objet de l'ouverture d'une information judiciaire. On peut citer le prêt  Eximbank, l'achat de l'avion présidentiel, le détournement de 5000 tonnes de riz d'un don pakistanais de 17000 tonnes, les remises de devises saisies à l'aéroport. 
L'opinion se demande également si des personnes citées dans le concours émaillé de fraude où est impliqué Laouali Chaibou, pour avoir envoyé des listes de personnes, seront entendues. 
On cite la première dame Malika Issoufou, la présidente de la cour constitutionnelle, le ministre Foumakoye Gado, le chef d'État major général des armées.
22 mars 2017
Source :http://nigerdiaspora.net/

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