Clôture de l’atelier de formation des acteurs étatiques sur la communication sécuritaire : Renforcement des capacités des acteurs publics en situation de crises sécuritaires

L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique a organisé du 4 au 6 avril dernier au Centre culturel américain (CCA) de Niamey, un atelier sur les techniques de communication sécuritaire. Cet atelier a été animé par le journaliste américain Eduardo Cué, journaliste professionnel et connaisseur du domaine de la communication dans plusieurs pays du monde et de l’Afrique en particulier. Il a regroupé des communicateurs du Gouvernement et de l’armée Nigérienne issus de plusieurs services.

Cette formation intervient dans un contexte sécuritaire particulier au Sahel et au Niger. En effet, la situation se caractérise par des attaques terroristes. L’objectif visé à travers cet atelier est d’affiner les capacités communicationnelles du Gouvernement nigérien, à travers son porte-parole et ses différents chargés de communication. Il est ainsi question de mieux gérer les situations d’urgence ou de crise, tout en améliorant la qualité des rapports entre les médias et les pouvoirs publics. Dans son allocution à  la clôture de cet atelier,  le ministre de la Renaissance Culturelle, des Arts de la Modernisation Sociale, Porte-parole du Gouvernement, M. Assoumana Malam Issa, a expliqué que l’importance et la pertinence de cet atelier tiennent à quatre raisons fondamentales.

Il s’agit premièrement du choix de la thématique ; deuxièmement le contexte sécuritaire qui nous interpelle tous ; ensuite le choix des ministères cibles, et enfin les modules qui ont été étudiés dont notamment les sources d’informations du journaliste, en passant par les techniques d’entretien. S’adressant aux participants, le ministre Porte parole du gouvernement a affirmé que tous ces acquis vont nettement améliorer leur comportement sur le terrain de la communication. « Nous souhaitons que cette synergie qui est créée puisse être développée et entretenue afin qu’on se retrouve le plus souvent avec les journalistes pour créer les conditions de productions de meilleures informations et d’éviter la propagation des rumeurs» a déclaré le ministre Assoumana Malam Issa.

L’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, SE Eunice S. Reddick, pour sa part,  a souligné que l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique offre à ses partenaires, des programmes de formation dans des domaines aussi sensibles et impératifs que ceux de la sécurité, du développement social et économique, et du renforcement des institutions. « Cet exercice permettra certainement aux communicants du Gouvernement nigérien de mieux éclairer les lanternes de la presse nigérienne qui à son tour, servira au public nigérien des informations rassurantes, car basées sur les faits. Ces échanges permettront d’éviter aux gouvernants de laisser des vides qui sont vite occupés par la rumeur, l’intoxication et des erreurs d’appréciation» a précisé SE Eunice S. Reddick. Elle a, par ailleurs, relevé les rapports cordiaux qu’entretient l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique avec la presse nigérienne, ce, depuis plusieurs décennies. L’ambassadeur des USA précise à ce titre que son institution respecte le rôle clé de la presse dans une démocratie, rappelant à ce sujet une affirmation de l’ancien Secrétaire d’Etat Américain M. John Kerry qui disait que « Le libre flux d’information est au cœur de notre démocratie. Évidemment, le monde a besoin d’être informé sur ce qui se passe. Le silence donne le pouvoir aux dictateurs, aux agresseurs, aux tirants et permet à la tyrannie de s’épanouir» fin de citation. Selon elle, cette citation s’inscrit dans l’esprit de consolidation de la démocratie et de la paix au Niger.

La directrice du Centre

Culturel Américain (CCA) et porte-parole de l’ambassade, Mme Deneyse Kirkpatrick a rappelé qu’il n’a pas été facile pour des fonctionnaires de s’absenter de leurs bureaux durant trois (3) jours. «Vous l’avez néanmoins fait, car le jeu en valait la chandelle. Ainsi les échos qui nous sont parvenus sont encourageants car tous les participants sont restés assidus tout au long de cet exercice» s’est-elle réjouie.

Le journaliste américain et formateur M. Eduardo Cué a, quant à lui, rappelé que dans une démocratie, les relations entre les médias et le pouvoir sont toujours  difficiles et tendues.

Samira Sabou(onep)

10 avril 2017
Source : http://lesahel.org/