L'air du temps

Vous avez sans doute remarqué avec quel enthousiasme les usagers des réseaux sociaux se précipitent, ces derniers jours, pour se relayer ce message attribué au Ministère de la Santé Publique relatif à un numéro vert pour recevoir les plaintes des usagers des hôpitaux publics. Hélas, c’est un fake-news de plus ! A moins que ce message ne soit destiné aux usagers d’un autre pays, il pourrait être le fait d’un compatriote qui souhaiterait, ainsi faisant, appeler de tous ses vœux la création d’une telle initiative. Car, de source digne de foi, ce message n’émane pas des services du Ministère nigérien de la Santé Publique.

Quoi qu’il en soit, ce court message, en plus de susciter une bonne dose d’espoir chez beaucoup d’usagers de nos centres médicaux, nous replonge dans le débat sur la problématique de l’accueil en milieu sanitaire. Le problème de la ‘’froideur’’ de l’accueil réservé aux citoyens en détresse évacués vers nos hôpitaux est réalité criarde. Et chacun a eu à en faire l’amère expérience.

Les femmes qui sont appelées à fréquenter régulièrement ces centres pour les consultations pré et néo-natales ainsi que les consultations infantiles, vous en diront des histoires, et des très édifiantes ! Il semblerait même que certaines porteuses de la respectable blouse blanche ont réussi à se faire une certaine réputation en la matière. La situation est telle qu’aujourd’hui, pour certaines femmes, aller faire ses consultations s’apparente à une épreuve aussi rude que celle de la délivrance. En tout cas, tous les ingrédients du stress et du désagrément y sont: insouciance, désinvolture, menace, aversion, etc. Un seul mot mal placé et vous voilà pris à partie par un agent qui vous accuse férocement de vouloir lui apprendre son métier. Pire, cela pourrait être un bon prétexte pour tourner le dos au malade, histoire de ‘’corriger’’ l’ingérence de l’accompagnant.

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