Craignant sans doute des poursuites en cas d’alternance : De nombreux caciques du PNDS-TARAYYA candidats aux élections législatives

 Craignant sans doute des poursuites en cas d’alternance : De nombreux caciques du PNDS-TARAYYA candidats aux élections législatives

Au fur et à mesure qu’on s’achemine vers les prochaines élections, il règne une atmosphère de peur au sein du principal parti au pouvoir. Nombreux sont les responsables de ce parti qui n’arrivent plus à fermer l’oeil, étant constamment préoccupés par ce qui risque de leur arriver au cas où le pouvoir leur échappe. Il y a quelques jours, un élément sonore d’un cacique de ce parti, aujourd’hui gouverneur d’une région du Niger, a circulé sur les réseaux. S’adressant sans doute à des militants de leur parti, l’homme attirait leur attention sur la nécessité pour eux de s’unir pour aller à la reconquête du pouvoir. Il les mettait même en garde sur le fait que si quelqu’un d’autre s’emparait du pouvoir il ne fera pas de différence entre ceux qui ont commis de fautes et ceux qui n’ont rien à se reprocher. La crainte exprimée par cet homme a déjà été exprimée à la veille des élections de 2016 par l’actuel candidat du PNDSTARAYYA.

Aujourd’hui plus qu’en 2016, il parait que la peur est plus grande dans les rangs des caciques du principal parti au pouvoir qui savent mieux que quiconque que leur candidat actuel est loin d’avoir les mêmes soutiens que celui de 2016. Ainsi donc, apprend-t-on, beaucoup des ténors du PNDS seraient engagés dans la course pour les élections législatives, histoire de se faire élire députés et échapper à d’éventuelles poursuites en cas d’alternance. Seulement, même si c’est le cas, l’Assemblée nationale ne constitue plus désormais un refuge pour des personnes en conflit avec la loi. Et c’est le PNDS-TARAYYA qui rendu les choses telles. En 2013, quand le pouvoir du président Issoufou Mahamadou voulait livrer Hama Amadou à la justice, dans le cadre de l’affaire dite des bébés importés, il a contourné la plénière de l’Assemblée nationale pour faire lever son immunité par les seuls membres du bureau de l’Assemblée nationale. Cela a été comme lettre à la poste car, non seulement les membres du bureau n’étaient pas nombreux, mais aussi ils étaient majoritairement proches du pouvoir. Si demain un autre régime veut poursuivre des caciques du PNDS-TARAYYA qui auront la chance de se faire élire députés, il va utiliser la même stratégie facile pour les atteindre. Voilà pourquoi la morale enseigne toujours que lorsqu’on veut creuser le trou de la méchanceté, il faut creuser le moins profond qui soit car on peut toujours y tomber soi-même.

IB