2ème forum interparlementaire sur la cybercriminalité (FITIC-CEDEAO) : Réflexions autour du Rôle du Parlementaire dans la lutte contre la cybercriminalité dans l’espace CEDEAO

 2ème forum interparlementaire sur la cybercriminalité (FITIC-CEDEAO) : Réflexions autour du Rôle du Parlementaire dans la lutte contre la cybercriminalité dans l’espace CEDEAO

Du 5 au 7 novembre 2020 s’est déroulée Niamey, la 2ème édition du forum interparlementaire sur la cybercriminalité (FITIC) dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est le président de de l’Assemblée nationale, SE. Ousseini Tinni qui a présidé l’ouverture des travaux, le vendredi 6 novembre 2020 au centre de conférences Mahatma Ghandi de Niamey. Le thème de la 2ème édition du FITIC-CEDEAO est ‘’Rôle du Parlementaire dans la lutte contre la cybercriminalité dans l’espace CEDEAO’’. Ce forum qui se propose d’examiner la riposte contre la cybercriminalité sous l’angle parlementaire s’est ouvert en présence du vice-président du parlement de la CEDEAO, et de plusieurs autres personnalités.

Cette 2ème édition du FITIC a constitué l’occasion pour les participants de débattre de plusieurs thématiques en rapport avec les différents enjeux à savoir ; juridiques, économiques, socio-culturels, politiques, de coopération, de protection, etc., liés à la cybercriminalité.

Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale du Niger, a tout d’abord rendu un hommage à la CEDEAO pour son engagement aux côtés des parlements de l’espace. SE. Ousseini Tinni a relevé que c’est la 2ème fois que l’organisation accepte de partager le souci des parlementaires de voir la technologie de l’information et de la communication mieux contribuer à leurs efforts de développement et de l’intégration. «Au-delà des efforts de promotion des TIC, nous sommes reconnaissants à la CEDEAO pour tous les progrès qu’elle fait réaliser à nos pays sur le chemin de l’intégration faisant d’elle, le champion inégalé en la matière en Afrique», a-t-il déclaré.

Le président de l’Assemblée nationale a, en outre, rappelé le rôle structurant des TIC, tout en parlant de la cybercriminalité dans toutes ses formes dont au niveau de l’espace, le danger est encore plus grand. Mais, le Niger a adopté une loi sur la cybercriminalité qui prévoit des peines d’emprisonnement et d’amende pour les infractions commises par le biais d’un système d’information numérique. Mais a-t-il ajouté «ce type de crime n’ayant pas de frontière, la solution ne pourrait résider que dans une approche plus globale et une coopération soutenue entre les Etats, certainement par-delà les zones géographiques», a-t-il dit.

Ousseini Tinni a salué l’initiative louable du Réseau Nigérien des Parlementaires en charge des TIC ainsi que du réseau interparlementaire des TIC créé en 2017 à Niamey par les représentants des parlements des pays membres de la CEDEAO. Il a également salué l’agenda du forum. Le président du parlement nigérien a enfin souhaité un état des lieux le plus exhaustif possible du phénomène de la cybercriminalité, un enrichissement mutuel à travers le partage d’expérience entre parlementaire, l’élaboration d’un projet de plan d’actions sur le renforcement des capacités des parlementaires.

Quant au 2ème Vice-président du parlement de la CEDEAO, le député  nigérien, M. Boukari Sani Malam dit Zilli, il a fait d’abord une brève présentation de l’institution parlementaire de la CEDEAO avant d’expliquer que ce forum entre dans le cadre du partenariat qui lie le parlement de la CEDEAO à l’Assemblée Nationale du Niger.

Les travaux du forum ont pris fin le samedi 7 novembre 2020 dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, et la cérémonie de clôture a été présidée par le 3ème Vice-président de l’Assemblée nationale, M. Ayouba Hassane. La fin des travaux a été sanctionnée par d’importantes recommandations allant dans le sens de l’éradication du phénomène de la cybercriminalité. Selon Ayouba Hassane pendant deux jours les participants ont été édifiés sur la cybercriminalité, ses différents contours et l’ampleur du phénomène dans l’espace communautaire avec toutes les conséquences qu’elle engendre sur les plans économique, social et politique. «Le pari de mieux cerner le fait criminel lié à ce genre de technologie d’information et de la communication est gagné», a-t-il déclaré.

Il a enfin salué les conclusions des travaux qui ont dégagé de nombreuses pistes permettant de contenir les conséquences néfastes de la cybercriminalité. Il a par ailleurs insisté sur la pertinence du thème développé sur la cybercriminalité qui se rapporte au nécessaire engagement des partenaires dans la lutte contre le phénomène. Les participants ont formulé des résolutions et des recommandations suivies d’un communiqué final en rapport avec les différentes thématiques traitées au cours de ce 2ème FITIC tenu à Niamey.

Seini Seydou Zakaria(onep)

09 novembre 2020

Source : http://www.lesahel.org/