34ème session du conseil des ministres chargés du pétrole des pays membres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), à Niamey : S.E.M Brigi Rafini invite les Etats membres à apporter des réponses adéquates aux secteurs des hydrocarbu

La 34ème session du conseil des ministres chargés du pétrole des pays membres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) s’est tenue hier à Niamey. Les travaux se sont tenus dans un contexte particulier marqué par la crise sanitaire du COVID-19 qui a dérèglé le marché mondial des hydrocarbures. La cérémonie officielle d’ouverture de ce sommet  hybride qui a regroupé des participants physiques et des participants par visioconférence a été présidée par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, en présence du ministre d’Etat nigérien en charge du pétrole et président de l’APPO pour l’exercice 2020, M. Foumakoye Gado.

A l’ouverture de la session, le Premier Ministre Brigi Rafini a indiqué que l’APPO est un outil d’intégration africaine en raison de sa vocation à promouvoir les synergies et actions communes en matière de politiques de l’industrie pétrolière en faveur de ses membres. Il a rappelé aux membres de l’APPO et aux invités à l’ouverture du sommet que le Président de la République Issoufou Mahamadou est un ardent défenseur de l’intégration africaine. « Désigné par ses paires Champion de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF), il a conduit avec efficacité ce processus d’intégration économique de notre continent, démarche concrétisée à l’occasion du Sommet de l’Union Africaine tenu en juillet 2019 à Niamey», a-t-il souligné.

SEM Brigi Rafini a déclaré que le pétrole doit être un potentiel de croissance et contribuer à traduire dans les faits la vision de l’Afrique en 2063. Pour ce faire, dit-il, il y’a lieu, à travers le pétrole, de créer «les conditions d’une transformation industrielle de notre continent car l’Afrique est un des continents les moins industrialisés ». Il s’est réjoui ainsi de constater que l’APPO travaille sur des perspectives qui autorisent l’espoir, tels que le premier sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de ses pays membres prévu dans les prochains mois, ou encore l’idée d’une Banque africaine d’investissement en énergie.

Pour le Premier Ministre, il faut une indépendance énergétique à l’Afrique pour soutenir le développement et le bien-être des populations. Il plaide de ce fait pour une énergie qui préserve l’environnement et insiste sur la nécessité d’éviter le « torchage » des gaz associés en les utilisant dans la production de l’énergie. Il se félicite aussi de la volonté de l’APPO de créer un marché physique africain qui intègrerait tous les aspects nécessaires pour le développement des industries pétrolières africaines. L’occasion doit être saisie pour créer une synergie d’action pour que le Contenu Local Africain qui varie de 5 à 22% puisse, au moins, se stabiliser autour de 10% pour les pays à faible taux», estime-t-il.

Le ministre d’Etat, ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado, également président de l’APPO pour l’exercice courant, a indiqué que l’année 2020 a appris aux pays africains producteurs de pétrole les dangers d’une dépendance excessive à l’égard des sources externes pour la commercialisation de son pétrole brut, pour le financement et le maintien de son industrie pétrolière et gazière et pour la technologie externe. «Bien que ce soit la réalité aujourd’hui avec tous nos pays membres, cette situation ne peut pas et ne doit pas durer éternellement. Nous faisons des efforts pour changer la situation, mais nous devons faire encore plus car, le temps n’est pas de notre côté», a-t-il indiqué.

Le président de l’APPO a exprimé sa joie de constater que le Conseil des Ministres a approuvé une restructuration et des réformes majeures de l’APPO dont la mission a été achevée l’année dernière, avec la nomination d’une nouvelle équipe de direction pour relever les défis actuels et futurs de l’industrie pétrolière sur le continent. « Je suis également heureux de constater que, nonobstant les défis initiaux posés par la COVID-19 en 2020, nous avons fait des progrès dans la consolidation de la réforme de notre organisation», se félicite-t-il.

Par Souleymane Yahaya

20 novembre 2020

Source : http://www.lesahel.org/