Élections locales du 13 décembre 2020 : Des résultats globaux provisoires contestables

Début ce matin 13 décembre 2020, des élections locales et régionales au Niger : Peu d'engouement dans les bureaux de vote à Niamey

Résultats préfabriqués ! Procès-verbaux concoctés ! Des résultats qui ne reflètent pas la réalité du terrain ! Tout est entendu. Depuis la proclamation des résultats globaux provisoires des élections locales tenues le 13 décembre 2020, les Nigériens sont pratiquement estomaqués. Ils ne comprennent rien. Le Pnds Tarayya qu'ils vouent aux gémonies est classé premier devant tous les partis et les huit premiers poursuivants réunis n'atteignent pas son score aux élections communales, soit 1799 sièges au total pour 1713 pour Lumana, le Mnsd, le Mpr Jamhuriya, le Cpr Ingantchi, le Mpn Kishn Kassa, le Pjp Doubara, le Rdr Tchandji et l'Adr Adaltchi- Mutuntchi. Pour de nombreux Nigériens, ces résultats sont loin d'être sortis des urnes. Pour eux, comme pour de nombreux observateurs, ce score du Pnds confirme que la machine électorale mise par en place et contestée par plusieurs partis politiques n'a pas failli. À moins que les Nigériens soient des crétins pour voter pour leurs bourreaux, ces chiffres sortent de toute logique. Pour les partis politiques de l'opposition réunis au sein de la coalition Cap 20-21, c'est la preuve que la Ceni et ses démembrements sont sous coupe réglée et qu'ils travaillent pour le compte du Pnds Tarayya dont des militants occupent des postes stratégiques tous les maillons de la chaîne. Par delà ces considérations, les résultats globaux provisoires publiés par la Ceni comportent de graves aberrations, à croire que ce sont des résultats fabriqués sans grande attention. Ainsi, on relève à Maradi, qu'avec 10 098 voix, le Cpr Igantchi de Kassoum Moctar s'offre huit (08) sièges tandis que le Pnds Tarayya, avec 11 477 voix, obtient sept (07) sièges. Ce n'est pas, malheureusement, un cas isolé. Le Mden Falala s'en sort avec un siège grâce à 1631 voix alors que le Rpd Bazara qui 3194 voix, n'a aucun siège. Face à ces aberrations, les Nigériens attendent des clarifications de la part de la Ceni qui ne s'est toujours pas décidée à claquer la langue.

Laboukoye