Article 59 de la Constitution : Quand Bazoum Mohamed essaie de tromper ses partisans

Dans une interview sur la chaine panafricaine Africa 24, Bazoum Mohamed a tenté de corrompre l’intelligence des Nigériens, à travers, un atticisme plein de contrevérités. Dans ses évocations aux horizons ténébreux, le sieur Bazoum souligne sur le plateau de cette télévision panafricaine que son parti a eu 80 députés à l’Assemblée nationale et qu’ils auront la latitude avec ses alliés de former le prochain gouvernement du Niger. Justement, 80 postes de députés qu’ils auraient gagnés dans le remplissage de PV, achat de conscience, bourrage et autres braquages d’urnes. Mais qui sont couverts de honte. Car gagnés dans des conditions indignes qui sont loin de faire honneur. En se gargarisant pour dire que : « nous, nous formerons le gouvernement pendant 18 mois et eux seraient relégués à l’opposition », Bazoum annonce déjà sa défaite. Un échec prémonitoire qui lui fait perdre l’intelligence pour ne pas se référer à l’article 59 de la Constitution. Apparemment, il veut tromper ses partisans. Habités par la prémonition, beaucoup cherchent, d’ailleurs, à quitter le pays. Du reste, la constitution, elle, souligne clairement en son article 59 que : «Le président de la République peut, après consultation du Président de l’Assemblée Nationale et du Premier Ministre prononcer la dissolution de l’Assemblée Nationale.

Une nouvelle Assemblée est élue quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus après cette dissolution …. ».

Donc, elle n’a pas indiqué un délai. Et dans ce cas d’espèce, le jeu va être fait le lendemain de la prestation du serment du Président élu. Que Bazoum Mohamed et ses affidés arrêtent d’alimenter des conjonctures inutiles qui n’ont d’autres objectifs que de corrompre l’intelligence des Nigériens. Le Président Mahamane Ousmane une fois élu pourra, bel et bien, dès sa prise de fonction, dissoudre l’Assemblée Nationale. Le Niger a les moyens d’organiser des nouvelles élections législatives inclusives, transparentes et crédibles. Et Bazoum le sait mieux que quiconque. Même s’il faut cotiser pour organiser ces élections, le peuple nigérien le fera. Car il a opté pour un changement radical de gouvernance au Niger. Il a décidé de mettre fin à la renaissance. Cela, pour mettre en place une gouvernance qui pendra en compte les aspirations légitimes du peuple. C’est-à-dire, une gouvernance dans laquelle les valeurs sociales et sociétales seront un leitmotiv pour les citoyens. Une gouvernance qui aura donc pour socle la justice sociale.

Aucune traitrise politique ne pourra faire obstruction à cette marche démocratique des citoyens nigériens, décidés à mettre fin à la mise à sac des deniers publics et à stopper la descente aux enfers du pays. Aujourd’hui, le PNDS et son président sont tombés dans leurs propres turpitudes. Dans leurs émotions négatives et de folie de vouloir tout contrôler, ils ont fait changer le contenu de certaines dispositions du code électoral et de la Constitution. Dans la perspective du coup K.O, ils ont fait changer le contenu de l’article 59 pour prévoir une dissolution de l’Assemblée nationale. Car, pour eux, ils allaient réussir le coup K.O et perdre le contrôle du parlement. Donc, il faut changer le contenu de l’article pour des mesures conservatoires. C’est donc, dans cette logique que, la MRN et ses thuriféraires, ont fomenté ce complot et procédé au changement du contenu de l’article 59 le 6 juin 2017.

Ce vaste complot contre le Niger et des leaders politiques a débuté avec le concassage de CDS Rahama. Puis, de l’affaire dite de « bébés importés ». Une affaire dans laquelle avec la complicité de certains commis de l’Etat, ils ont condamné le président de Lumana à un (1) an pour l’écarter de la course au fauteuil présidentiel, à travers, l’article 8 du code électoral. Pour davantage goupiller leur complot, ils ont procédé à l’arrestation des militants de son parti dont, beaucoup, croupissent toujours en prison sans jugements. Puis vient le recrutement des mercenaires politiques dont le rôle est de créer la chienlit au sein du parti. Dans la même logique, les alliés sont humiliés et méprisés avec concassage de leurs partis. En tout cas, ce ne sont pas Seini Oumarou du MNSD et Albadé Abouba du MPR qui diront le contraire. Eux qui étaient, toujours, dans la ligne de mire des responsables du PNDS. Ils ont connu toutes les sortes d’humiliations qui heurtent la dignité. Que dire de la société civile dont les manifestations ont été, systématiquement, interdites et sévèrement réprimées. Avec emprisonnement des leaders et autres activistes. C’est donc, cette conspiration politique négative et négativiste qui retombe sur le PNDS et ses dirigeants qui se vantent toujours d’être des comploteurs nés. Ils pensaient que les choses étaient totalement acquises en leur faveur pour faire main basse sur le Niger. En transformant le pouvoir d’Etat en dynastie. Du reste, instaurer un système à la Poutine au Niger. Mais, absence de vision politique oblige, ils ont lamentablement échoué. Un échec cuisant qu’ils n’ont pas même pas imaginé. Aujourd’hui, c’est donc le déclin de la renaissance qui est annoncé avec la volonté du peuple nigérien, résolument, engagé à tourner la page de la renaissance le 21 février 2021. Un système sangsue qui, dix ans durant, n’a fait qu’endeuiller et plonger le pays dans les labyrinthes du sous développement.

A.S