Malaises généralisés après les résultats de la CENI : Mahamane Ousmane dit qu’il n’acceptera pas les résultats et demande un recomptage des voix

 

Malaises généralisés après les résultats de la CENI : Mahamane Ousmane dit qu’il n’acceptera pas les résultats et demande un recomptage des voix Il ne faut pas que le régime se trompe : le malaise est dans toutes les composantes de la société et certainement qu’il ne peut plus longtemps se faire obéir au doigt car qui qu’ils soient, ces Nigériens, de tout bord, ont d’abord besoin de leur pays et de sa paix qu’ils ne sauraient sacrifier pour le plaisir de quelques individus qui ne pensent qu’à leur seul confort. Le malaise se lit chez le candidat Ousmane, sûr de sa victoire qui, dans une déclaration en date du samedi 27 février 2021 à partir de Zinder où il se trouve depuis des jours, pour couper court à cette volonté de manipulation du pouvoir qui voudrait diviser l’Opposition, a porté une parole qui place toute l’Opposition au même diapason : on ne cédera pas tant qu’on voudra arracher une victoire. Aujourd’hui, Mahamane Ousmane, sait bien qui a besoin de lui et qui peut ne pas l’aimer sur l’échiquier ; les yeux doux de Bazoum Mohamed ne peuvent donc pas l’emballer. Lui sait mieux qu’un autre ce que c’est que le Pnds. C’est pourquoi, lorsqu’on le présente comme le sage qu’on appelle à venir construire le Niger avec le Pnds, on comprend bien que c’est pour le différencier de Hama Amadou afin qu’il s’en éloigne. Ça fait sourire et c’est en même temps triste. Dans sa dernière intervention Ousmane dans une colère à peine dissimulée, peut de manière claire et limpide dire ce qu’il pense de ces élections et de ces événements qui se passent dans le pays. Au nom de toute l’Opposition il dit qu’il n’acceptera pas ces résultats tels qu’ils ont été proclamés et exige un nouveau décompte des voix, sûr des PV que des délégués, ont remis aux différents Etats-majors de son camp. Il appelle les plus hautes autorités du pays à prendre la mesure de la situation et demande la libération de tous les prisonniers politiques du régime sans délai. Rappelant que «Nous sommes tous citoyens nigériens», il interpelle sur les «risques de dégénérescence de la situation» et de ce que, surtout, une camarilla égoïste ne puisse décider pour tous…

En vérité, ce pays inquiète beaucoup…

Et certains l’ont compris et ont pour cela choisi dans leurs déclarations de ne tenir compte que de l’intérêt du Niger, leur pays. La déclaration du Médiateur national, Me. Sirfi Ali Maïga était saluée par l’ensemble des Nigériens. Condamnant la violence, il appelait pour préserver la quiétude et éviter sans doute une complication de la situation, à mettre fin à ces arrestations qui n’arrangent rien à un contexte explosif. C’est responsable. Et tout le monde l’a compris : le reste dépendra du régime luimême, aujourd’hui plus que jamais vulnérable…

A.I