Échanges téléphoniques entre Mohamed Bazoum et Hama Amadou sur la libération des prisonniers politiques et la gestion du pays

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Annoncée de sources officieuses, la libération des prisonniers politiques que se prépare à entériner le président Bazoum Mohamed dérange beaucoup certaines pontes du Pnds- Tarayya. Au dire de certaines personnes proches du nouveau président Mohamed Bazoum, ce dernier se serait entretenu au téléphone avec Hama Amadou lors de sa visite à Paris. De cet entretien, il ressort que le président Bazoum lui aurait signifié de prendre tout son temps pour se traiter, au-delà des deux semaines qui lui avaient été octroyées. De plus, les deux hommes ont évoqué plusieurs questions d’intérêt national, notamment la participation de tous les nigériens pour l’aboutissement du programme du président Bazoum. De ces dires, Bazoum aurait fait comprendre à Hama Amadou qu’il aurait besoin de la participation de tous les nigériens pour la construction du pays. En clair, comme il l’a fait dans son discours d’investiture, le président Mohamed Bazoum continue à tendre la main à tous les nigériens pour oublier les joutes politiques et se mettre résolument au travail. Ce sont les grands axes des discussions qu’ont reposé les échanges téléphoniques entre le président Bazoum et Hama Amadou.

Comme d’habitude, ce geste a été très mal interprété par certaines personnes malveillantes du Pnds- Tarayya. Ces gens ont vu par ce geste la volonté du Président Mohamed Bazoum, non seulement de libérer les détenus politiques, mais aussi de composer avec eux. Ces adeptes de l’exclusion politique se sentent certainement menacés au cas où le Président Bazoum chercherait à composer avec les compétences puisées au sein des partis politiques de l’opposition. Pourtant c’est une pratique salutaire pour le pays car, c’est ce pays qui a formé ces cadres et il a besoin de leurs compétences et ingéniosités pour participer à relever les défis de développement qui se posent à nous. Ce sont aussi ces gens qui tirent de tous les côtés sur les cordes ethnocentristes.

Le deuxième argument qu’ils brandissent pour vouloir éloigner l’opposition des affaires du pays et la confiner dans un retranchement qui n’augure rien de bon ni pour la quiétude sociale, ni pour le développement du pays. Ils souhaitent leur maintien dans les affaires du pays malgré qu’ils soient minables et sans compétence avérée. Ils veulent continuer à servir le pays à l’à peu près alors que des compétences se meurent à l’opposition. Ces pratiques sont néfastes et le président Bazoum Mohamed est aujourd’hui décidé à réviser toutes les pratiques malsaines. Ceci dit, pour l’heure, les nigériens n’attendent que ce geste salutaire pour s’aligner définitivement derrière le programme d’un président qui ne fait que surprendre par sa bonne foi et ses bonnes décisions. Et, c’est visiblement ce qui sème le désordre au sein de la famille Pnds-Tarayya, notamment chez les proches de l’ex président Issoufou Mahamadou. On a comme l’impression que la présence de Mohamed Bazoum à la tête du Niger est une dérogation de quelques mois que lui auraient donnés les pontes du Pnds, avant de le voir s’écrouler on ne sait plus par quel scandale. Cependant, pour le moment l’homme de Tesker tient, il tient tellement fort qu’il est en train de faire oublier à beaucoup de nigériens les peines vécues sous la gouvernance de son mentor. Surtout, ayant saisi au préalable les visions des uns et des autres, il est en train de mettre de côté tous ceux qu’ils soupçonnent d’avoir trempé dans des affaires scabreuses. D’où cette résistance à accepter des propositions de nominations toutes faites brandies tant par le camp de son mentor que de certaines directions régionales. Il était quand même ministre de l’intérieur sous peu et il connait exactement tous ceux qui ont posé des actes tordus. Par exemple, les gens avaient compris très vite pourquoi le Président n’a pas soutenu l’élection du candidat du parti à la présidence de la Communauté Urbaine de Niamey. Cet homme est très lucide et très certainement il se tirera d’affaire. D’ores et déjà, la sympathie que lui manifeste l’opposition politique est un atout majeur qui lui permet de dire non même aux caciques et leur prétendu électorat. A l’allure où vont les choses, le Président Bazoum se constituerait très vite de nouveaux fiefs électoraux. Cette démarche ne plait certainement pas aux anciens camarades ; mais elle est salutaire non seulement pour lui que pour le pays. Il pourrait ainsi se passer des services somme toute superflus des caciques et du camp Issoufou Mahamadou pour se construire sa propre popularité. Car, la reconnaissance la plus pérenne et efficace est celle qui repose sur des éléments d’appréciation tirés du travail réel de l’individu. Et, le président Bazoum est apprécié déjà non pas parce que les griots chantent, mais par des actes concrets de droiture qu’il est en train de poser.

Mallam