Inspection Générale d’Etat : La HALCIA sur les traces de 6 ministres du gouvernement d’Ouhoumoudou

Selon des sources bien informées, la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) serait sur les traces de six ministres, tous membres du gouvernement de Ouhoumoudou. Ils auraient, d’après le rapport de l’Inspection Générale d’Etat dans les différents services, commis des malversations. Ils étaient alors directeurs généraux des sociétés d’Etat ou responsables des institutions. C’est encore la preuve que durant les deux mandats du président Issoufou, les prédateurs, sûrs de l’impunité, de la protection des mentors, ont saigné le pays. Nul besoin d’être un économiste pour comprendre le rang du Niger en terme de développement durant ces dix dernières années.

A l’heure actuelle pourrait-on faire rendre gorge ces hommes au cas où leur culpabilité aurait été établie ? C’est une nécessité d’autant que le pays doit d’abord faire face au payement de certaines créances arrivées à échéance. Pour avoir de nouvelles ressources, il va falloir éponger. En poursuivant les délinquants économiques, non seulement ont remet l’Etat dans ses droits, avec des ressources, mais on encourage des créanciers à effacer les dettes du pays. Ainsi, le financement du programme du président, décliné récemment par le Premier ministre devant les représentants du peuple, ne sera pas un casse-tête. C’est aussi impératif d’autant que lors de la cérémonie de prestation de serment, le président Bazoum n’a laissé aucun doute sur ses intentions dans ce domaine de lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. Il a clairement mis les points sur les i, ni son appartenance politique, religieuse, sociale ou ethnique ne peuvent sauver les responsables reconnus coupables de malversation ou détournement de deniers publics. Il y aura certainement des difficultés. Surtout liées à la qualité et les relations des mis en causes.

Pour la procédure, il va falloir lever l’immunité de ces ministres. Les amis, parents et partisans pourront-ils le faire. Pas d'évidence. L’expérience récente de la dernière législature est là pour interpeller tous ceux qui croient à l’assainissement. Il a été impossible de lever l’immunité d’un député suspecté d’être mêlé au trafic de drogue. Cela semble être très difficile pour nos députés parmi lesquelles il y a beaucoup d’anciens responsables ayant géré et susceptibles d’avoir commis des malversations.

Affaire à suivre…

A.I