Népotisme : Quand l’entourage de l’ancien président Issoufou risque de lui attirer des ennuis

 

En général et le plus souvent, deux catégories d’individus ternissent les actions et l’image des grands hommes politiques. C’est dire, qu’au moment où le politicien veut la jouer orthodoxe et dans la droiture, eux par contre sévissent dans l’ombre ou dans son dos pour saper ses actes. Ces individus relèvent de deux origines, toutes familiales : il s’agit des épouses et des proches parents des hommes politiques. En effet, qui qu’il soit, l’homme politique a toujours dans son entourage une de ces deux influences qui s’avèrent à la longue malveillantes pour son image. Rappelez-vous que Feu Général Seyni Kountché aurait fait emprisonner son propre frère, (pour mémoire) qui se la jouait dans son dos.

Ainsi va la vie. Et si, comme on dit, derrière chaque grand homme il y a une femme, cette dernière peut aussi se révéler nocive à plus d’un titre : c’est le cas chuchoté, mais bientôt retentissant, des influences malveillantes qui auraient miné dix années durant le règne du président Issoufou Mahamadou.

C’est bien l’actualité de chez nous ; la chose est grave, très grave et les nigériens découvrent chaque jour des malversations et des coups bas qu’aurait posés l’entourage immédiat de l’ex président Issoufou Mahamadou. Pas émanant des proches parents ; non pas que le lion de l’Ader n’en avait pas, mais parce que son caractère hermétique ne laissait pas de trappe à de tels agissements. Seul Ouhoumoudou et son entourage auraient bénéficié de certaines largesses car, reconnaissons-le, le lion de l’Ader est non seulement un homme de parole mais aussi quelqu’un qui sait récompenser les bienfaits. Autour du président Issoufou, les mauvaises influences seraient venues de ses épouses ! Voilà là d’où sont arrivés les scandales (Scandales) ; franchement il y en a beaucoup. Chacune des deux a eu son mode d’influence, sa façon à elle d’imposer sa vision, ses proches et défendre ses affaires. La plus grande qui s’était montrée moins visible aurait un lobby qui agissait sournoisement, presque en catimini, avec des pions placés à des endroits et à des postes stratégiques. En effet, ils sont nombreux les parents qui avaient occupé de très hautes fonctions sous la couverture de l’ex grande dame. Plus discrète que la seconde (C’est innée la discrétion chez un Kanouri.

C’était presque orthodoxe si l’on ne tenait pas compte du caractère népotiste de cette pratique. En effet, combien de nigériens compétents auraient attendu ou même perdu leur poste au profit de ce clientélisme qui ne dit pas son nom ? Soit !

Si la première se la jouait presque avec modestie, c’était tout le contraire de la seconde qui faisait les choses avec extravagance.

Chez la seconde épouse du Président Issoufou Mahamadou, tout se fait avec faste. C’est justement par leur truchement que tout est en train de se savoir aujourd’hui. Les protégés de cet entourage étaient intouchables. Il pouvaient tout se permettre. Le tout premier, dans le genre, a pour nom Petit Ibou (Décidément ce petit va marquer l’histoire de ce pays, tout comme il a marqué celle de son séjour à la Présidence sous le règne Issoufou). Simple assistant de comptabilité, Ibou aurait pris goût aux malversations depuis son séjour à Airtel Niger où il avait amassé une grande fortune avant de s’éclipser pour de bon. De retour, le voilà qui entre en catimini à la Présidence, on se sait très bien par quelle osmose. Un voleur patenté, reconnu et identifié qui atterrit à la plus haute institution de l’Etat ! Ça, c’est le Niger, le pays de toutes les aberrations. Et c’est justement là où la chose est très impressionnante ; elle l’est plus encore quand on découvre qu’il serait entré par la grande porte (Une nomination sous forme d’un recrutement déguisé).

Assistant comptable ; une fonction qu’il remplissait à l’à peu près, passant plus son temps ailleurs à jongler avec les intérêts de ses patrons. Le Petit Ibou serait devenu le gestionnaire avéré d’une des premières dames, une fonction qu’il assurait avec zèle ; et, maintenant on le sait, son zèle le poussait à imiter des signatures et à fabriquer des cachets. Faux et usage de faux ; usurpation d’identité ; abus de confiance… c’est lourd pour le Petit Ibou… et aussi pour ceux qui l’ont utilisé. Car, figurez-vous que l’argent trouvé sur lui en dit long sur ce que les autres auraient engrangé. Et ces autres, ils seraient connus. Que va-t-il alors se passer ? Laissera- t-on le Petit seul purger une énorme peine ? Jouera-t-on des coudes atour de l’appareil judiciaire pour qu’il ressorte très vite ? Mettra-t-on la main sur ceux qu’il aurait désignés comme étant ses utilisateurs et complices ? Improbable cette dernière hypothèse. Cependant, rien n’est aujourd’hui impossible en matière de rectification des erreurs de la justice. En effet, avec le lion de Tesker, l’espoir est permis de voir de gros sous volés revenir au Trésor Public. N’oublions pas qu’il osé dire haut et fort à son installation qu’il n’a rien trouvé à la Présidence ; histoire de dire qu’ils ont tout dilapidé. Et, en annonçant son plan de rectification des gabegies, il a bien mentionné que la famille ne serait d’aucun secours ou recours pour les contrevenants à la loi et autres détourneurs de deniers publics.

Comme on le voit, ça va vraiment chauffer ; si ça ne chauffe déjà entre deux visions qui se révèlent à présent diamétralement opposées. La vision reposant sur la gabegie, le trafic d’influence, le paternalisme et le népotisme de l’ex Président Issoufou Mahamadou et l’orthodoxie avérée dans la gestion des deniers publics du Président Bazoum Mohamed.

Jusqu’où irait Bazoum Mohamed dans le recouvrement de l’argent volé et la traque des délinquants économiques ? Irait-il jusqu’à mettre la main sur l’entourage malsain des deux grandes dames ? Ce serait possible car beaucoup trop d’argent a été brassé.

Mallam