Bicéphalisme au sommet de l’Etat : Le comportement d’Issoufou commence à agacer même au sein du Pnds-Tarayya

De l’avis de plusieurs acteurs politiques très proches du Bureau Exécutif du PNDS Tarayya, les intrusions intempestives de l’ex président Issoufou Mahamadou dans la gouvernance du Président de la République Bazoum Mohamed commencent à choquer. Beaucoup des membres du BEN seraient mécontents de l’acharnement de l’ex président à s’accrocher encore à la gestion des affaires du pays ; ça risque de chauffer dans les prochains jours !

Quand nous parlions de l’entêtement de l’ex président Issoufou Mahamadou et de son acharnement à s’accrocher encore aux affaires du pays, beaucoup doutaient de notre sincérité. Certains nous taxaient même d’être à la solde d’une quelconque opposition ; comme s’ils ne vivaient pas au Niger pour savoir qu’il n’existe rien de ce sens aujourd’hui dans notre pays. En tout cas, cette opposition bat tellement des ailes que personne ne se hasarderait à lui accorder un quelconque crédit. Ceci dit, aujourd’hui beaucoup de nos détracteurs sont revenus de leurs désillusions ; et, partout dans le pays, on ne parle que de l’acharnement de l’ex président Issoufou Mahamadou à faire ombrage aux actions du Président de la République Bazoum Mohamed.

Et, aujourd’hui, outre son intrusion dans la conduite et l’organisation de plusieurs services administratifs, l’ex président Issoufou Mahamadou se hasarde même à doubler le légitime Président Bazoum dans certaines rencontres internationales.

On ne refuse pas que le Président Issoufou soit vu de l’extérieur comme un messie pour certaines causes internationales, comme la lutte contre le terrorisme où il est présenté comme un champion dans la région sahélienne (Méconnaissant certainement que par ses discours incendiaires qu’il a attiré à notre pays et même à nos voisins la foudre de Boko Haram). On ne refuse pas aussi que certains de ses amis extérieurs comme Mahamadou Buhari et ceux du Ghana lui attribuent des carrefours. Cependant, l’ex président doit se résoudre à accepter désormais, c’est le Président Bazoum Mohamed qui doit représenter le Niger dans toutes les instances internationales. S’il se trouve qu’il est occupé pour une raison ou pour une autre, il a un haut représentant qu’il doit déléguer pour le représenter. Le président Issoufou n’a nullement les prérogatives de se retrouver sur le même lieu, au nom du Niger avec le Président légitime Bazoum Mohamed. D’ailleurs, si vraiment il témoignait d’un quelconque respect pour son compagnon de tous les jours, il doit le mettre sur un même plateau que le Président Bazoum ; pas s’éclipser totalement mais déléguer une autre personne de la Fondation Issoufou Mahamadou. Du reste, même au sein de cette Fondation, c’est toujours et encore lui Issoufou qui se trouve au four et au moulin. Qui d’autre si ce n’est lui que les nigériens connaissent comme grande influence dans cette Fondation ? De la manière dont il a dirigé le Niger en véritable dictateur, c’est de cette manière qu’il gère la Fondation IM. Du reste, le grand mal reste surtout cet acharnement à influencer profondément la gouvernance du Président Bazoum Mohamed. Issoufou ne veut pas quitter, il ne veut pas laisser le nouveau Président gouverner selon les profonds changements qu’il entrevoit pour le pays. Sa gouvernance ayant été un fiasco, on ne saurait continuer sur la même lancée. C’est cette réalité qui anime le Président Bazoum et il est en train de tout mettre en oeuvre pour rompre d’avec cette mauvaise histoire. D’ores et déjà, toutes les grandes décisions de Bazoum s’opposent à l’austérité maladive qui a caractérisé le règne de Mahamadou Issoufou. En démantelant ces systèmes de mensonges, de bradage et de saccage des deniers publics, le Président Bazoum s’est fait attacher la sympathie de beaucoup de nigériens. Et c’est justement là où le bât blesse. En effet, tout démantèlement suppose une mise à l’écart ou au verrou des acteurs mafieux du régime d’Issoufou. Là réside principalement la frayeur de l’ex président et de ses sbires.

A cette raison très tangible, il faut y joindre cette opération de décrispation que le nouveau Président a engagée vis-à-vis de certaines personnalités politiques, notamment l’autorité morale du LUMANA FA Hama Amadou. En effet depuis qu’il est au pouvoir, le Président Bazoum Mohamed a fait preuve d’une compassion avérée à l’égard du président Hama Amadou. De plus, une sorte de rapprochement se précise de plus en plus entre le parti LUMANA FA et Bazoum Mohamed. Que voulez-vous ? A force d’acculer un individu, il finira toujours par y trouver une issue heureuse qui vous exclut. C’est le cas de Guinée- Bissau et cela risque bien de faire école chez nous. Entre autres, voilà les deux raisons qui inquiètent certains barons du PNDS et leur patron Issoufou Mahamadou. Néanmoins, est-ce de solides raisons pour harceler, traquer le Président jusqu’à l’empêcher de travailler comme il faut ? Et dire que ce sont les donneurs de leçon, les champions de la gouvernance qui agissent ainsi. Ciel : Sauve le Niger.

Mallam